LE SAVIEZ-VOUS ?

 

 

·  Le soir de l’Halloween, on demandera à des millions d’écoliers de ramasser des sous pour l’UNICEF… afin que cette agence de réputation internationale – qui faisait naguère un excellent travail auprès des enfants défavorisés – fasse maintenant la promotion de l’éducation sexuelle et même de l’avortement !

 

·  L'homme descend du singe, disiez vous ? Erreur : il y remonte.

Projet grands singes (Great Ape Project) est un groupe international qui demande l'inclusion immédiate des grands singes anthropoïdes dans la catégorie des personnes. Leur objectif à long terme est une Déclaration des droits des grands singes par les Nations unies. Que nous soyons humains ou non humains, nous appartenons à la "communauté des égaux" et nous sommes tous des grands singes, déclarent les tenants de ce projet.

Certains situent le projet dans le droit fil du mouvement de libération des femmes, des gays, des lesbiennes et des transsexuels, et voient même une source d'inspiration dans le comportement des bonobos, ces singes "féministes" du Zaïre qui résolvent leurs conflits en copulant toutes les 90 minutes et pratiquent indifféremment l'hétéro ou l'homosexualité.

Dans une Déclaration sur les grands singes anthropoïdes, le groupe demande "que soit étendue la communauté des égaux pour qu'elle inclue tous les grands singes anthropoïdes : les êtres humains, les chimpanzés, les gorilles et les orangs-outans."

Laissez une paroisse sans prêtre pendant vingt ans, disait le Curé d'Ars, et on y adorera les bêtes.

 

·  Un nouveau délit: l'interruption... involontaire de grossesse

Les députés viennent de créer un nouveau délit: l'interruption involontaire de grossesse. Ils l'ont fait, non pas à la faveur de la loi sur la bioéthique que l'on nous annonce, mais au détour d'un projet de loi moins ambitieux, celui portant sur la sécurité routière. L'intention était bonne. La Cour de cassation ayant eu à se prononcer sur le cas de femmes enceintes qui ont perdu leur enfant dans un accident de la route, avait exonéré les automobilistes de toute responsabilité pénale au motif que l'enfant n'existant pas légalement, il n'y avait pas homicide involontaire. Un curieux arrêt du 25 juin 2002 affirmait mystérieusement: " Même un enfant sur le point de naître n 'est pas assez vieux pour mourir en homme. " Comprenne qui pourra !

Devant un tel vide juridique, l'Assemblée nationale a décidé de légiférer. Un amendement au projet de la loi sur la sécurité routière précise donc ce qu'est l'interruption involontaire de grossesse: " une maladresse, une imprudence, une négligence ou un manquement à une obligation de sécurité " ayant entraîné la mort de l'embryon. C'est ainsi que le texte, présenté par le député UMP Jean-Paul Garraud, a été voté en première lecture. Il s'applique certes aux automobilistes responsables d'un accident corporel, mais il peut aussi concerner d'autres circonstances, notamment une négligence en milieu hospitalier.

Les socialistes ont voté contre parce qu'ils redoutaient que ce nouveau délit, définissant un statut de l'embryon, ne remette en cause le prétendu " droit à l'avortement ". Ils auraient eu raison si les députés libéraux manifestaient quelque cohérence logique à défaut de convictions morales. Il est vrai qu'ils ne pouvaient guère remettre en cause la loi Veil qui a été votée sous l'impulsion de Giscard comme président et de Chirac comme premier ministre. Mais nos députés UDF et UMP ont rassuré leurs collègues socialistes. Il n'était pas question, à cette occasion, de remettre en cause l'accord de tous les gouvernements de droite et de gauche depuis 1974 sur le refus de donner une définition juridique de l'embryon. Non pas parce que cela est trop difficile ou trop obscur, mais, au contraire, parce que c'est d'une aveuglante clarté: la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule produit un être que l'on ne peut qualifier que d'humain à quelque stade de son développement. Ce n'est pas d'abord une " option " morale ou religieuse, c'est un constat scientifique. Dès lors, comme le répète Jean-Paul II la suppression de cet être en devenir est un " crime abominable ".

On a souvent raillé - à tort - le jésuitisme ou la casuistique ecclésiastiques. Constatons que, sur ce plan, nos très laïcs députés libéraux ne se débrouillent pas mal non plus, la rigueur logique en moins. Le rapporteur a expliqué, en effet, que le nouveau délit sanctionnera non pas la mort d'un être mais seulement... l'interruption de la grossesse. C'est pourquoi l'amendement se garde bien d'employer le terme " homicide ", même involontaire. Autrement dit, la loi condamnera l'automobiliste qui aura interrompu l'état de grossesse mais ignorera ce à quoi cette grossesse aurait abouti si elle n'avait pas été interrompue. La mère pourra réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi. Là, on comprend encore moins : le préjudice de quoi ? L'état de grossesse en soi n'a aucun intérêt biologique ! Il ne prend son sens qu'à travers ce pourquoi il est fait, sa finalité: mettre un enfant au monde. Si on ne sait pas ce que la femme porte, ou si on l'assimile à une tumeur maligne, on ne voit pas pourquoi il faudrait réparer un préjudice inexistant. Même remarque en ce qui concerne le préjudice moral: si elle n'avait pas un bébé dans son ventre, quel préjudice moral subirait-elle ? Les contorsions dialectiques des députés, grotesques si elles n'étaient pas tragiques, ont pour objet d'établir que la loi nouvelle ne donne pas un statut humain au bébé à naître.

Comment un esprit cartésien peut-il comprendre que, dans la loi civile, " l'interruption volontaire de grossesse " soit un bien qu'il est légitime de revendiquer et " l'interruption involontaire de grossesse " un mal qu'il faut condamner ? Pire, une loi socialiste fait de l'entrave à " I'IVG " un délit passible de poursuites, même si l'entrave en question est constituée par un groupe de prières devant une clinique où se pratique l'avortement ! En dehors de toute considération morale le raisonnement est incohérent mais cette incohérence, dont les parlementaires - à moins d'avoir un QI plus proche du zéro que de l'infini - se rendent compte arrange les fauteurs de mort, si bien que tout le monde fait comme si de rien n'était.
Le Bulletin d'André Noël Synthèse Hebdomadaire N° 1855, mars-avril 2003

·  Vous avez dit surpopulation ?

Il y a déjà plus de vingt ans que des démographes de premier ordre ont attiré l'attention sur le fléchissement de la croissance de la population. Sauvy, par exemple, a très tôt discerné cette tendance et en a souvent souligné les périls. Les analyses ultérieures n'ont fait que confirmer et préciser ce diagnostic. On songe ici aux travaux de D. Noin, J. Dupâquier, J. Cl. Chesnais, G.F. Dumont, J.D. Lecaillon, P. Chaunu, pour ne citer que des Français. Plus récemment, ce fléchissement a été reconnu par des organismes, dont des agences de l'ONU, qui avaient pris l'habitude de dénoncer " l'explosion démographique ", la " surpopulation ", etc. C'est précisément sur les données fournies par ces organismes que nous nous appuyons; eux-mêmes doivent se rendre à l'évidence des faits. De 1955 à 1998, le nombre moyen d'enfants par femme en âge de fécondité est passé, en Europe, de 2,6 à 1,4, alors qu'il faudrait 2,1 enfants pour que les générations soient remplacées. Autre indicateur : le taux d'accroissement de la population mondiale, qui était de l'ordre de 2,3 % par an au début des années 60 est de l'ordre de 1,4% actuellement. Contrairement à ce qui se répète, ces deux tendances s'observent partout dans le monde.

Vous avez dit famines dues à la surpopulation ?
Il y a une cinquantaine d'années, l'Inde comptait quelque deux cents millions d'habitants et souffrait de famines terribles. Ultérieurement, l'Inde a lancé la " révolution verte ". Elle a bénéficié des travaux d'un des plus grands bienfaiteurs de l'humanité, l'agronome Norman Borlaug. Mais qui connaît ce Prix Nobel de la Paix (1970) ? Or grâce aux travaux de Borlaug, l'Inde nourrit aujourd'hui plus de neuf cent millions d'habitants et exporte des céréales. Ça ne veut pas dire que tous les problèmes sont résolus. Mais cela montre qu'aujourd'hui le problème de la faim peut être résolu grâce à l'application de découvertes décisives, accompagnées de bonnes mesures politiques et de bonnes décisions économiques. Cela est confirmé par une autre observation : les très rares famines actuelles sont la conséquence de guerres, de conflits, d'une mauvaise distribution, de la corruption, de l'incompétence ou de l'ignorance. Voyez par exemple ce qui se passe en Éthiopie.
Mgr Michel Schooyans, professeur émérite à l'Université catholique de Louvain.

·  On vous a dit peut-être...

Que Sainte Philomène n'était plus Sainte...
Lorsqu'une personne a été déclarée Sainte, il n'est plus possible pour l'Église de lui retirer cette qualité. Le 13 janvier 1837, le Pape Grégoire XVI a élevé Sainte Philomène aux honneurs de l'autel et confirmé le rescrit de la Congrégation des Rites par un décret solennel. Elle est Sainte pour toute éternité.

Que Sainte Philomène a été retirée du Martyrologe romain...
Sainte Philomène n'a jamais figuré au Martyrologe romain, lequel est une liste de Saints martyrs et non la liste de tous les Saints.

Qu'elle a été retirée du Calendrier...
La Sacrée Congrégation des Rites a rayé la fête de Sainte Philomène (11 août) du Calendrier, supprimant ainsi l'Office propre avec Messe décrété le 11 janvier 1855 par le Pape Pie IX. Comme beaucoup d'autres Saints, on peut toujours vénérer Sainte Philomène par une Messe pour le Commun des Martyrs en tout lieu où il existe une dévotion à la Sainte.

Armons-nous contre la confusion semée par le Malin en proclamant la VÉRITÉ !

 

·  Il y a autant de bébés tués par avortement en neuf jours aux États-Unis qu'il y a eu d'hommes tués en neuf ans durant la guerre du Viêt-nam. La moitié de tous les bébés qui prennent vie dans le sein de leur mère à Washington D.C. sont agressés ; on leur enlève la vie. À New York, sur dix enfants dans le sein de leur mère, cinq sont détruits.

 

·  Les coûts de l'avortement
En réponse à l'article publié concernant le financement complet de l'avortement par l'État demandé par M. Henry Morgentaler, il est important de faire ressortir le coût exact que les contribuables canadiens devront s'attendre à payer pour les 115 000 avortements pratiqués au Canada chaque année.
À 625 $ en moyenne chaque 5 minutes, les 40 000 avortements pratiqués par monsieur Morgentaler lui rapportent non moins de 17 millions $ par année. Déjà, les contribuables assument les frais des 75 000 autres avortements chaque année, ce qui leur revenait à 56 millions $ en 1992-1993. Cela sans compter tous les frais liés aux nombreux problèmes de santé qui découlent de l'avortement dans des proportions considérables : stérilité; cancer du sein; grossesse ectopique; fausse couche; suicide, etc.
À l'heure où les régimes de santé font attendre les personnes mourantes de cancer presque des années pour un simple diagnostique, serait-il bon de charger de plus belle le système avec une intervention qui n'est pas nécessaire pour sauver la vie ou la santé de la femme ?
À l'heure où un couple sur dix au Canada est stérile et cherche désespérément à adopter un enfant canadien, ne serait-il pas plus profitable pour tous d'aider les jeunes femmes à offrir leur enfant à un de ces couples et de rendre l'adoption plus ouverte au Québec comme elle l'est ailleurs au Canada et aux États-Unis ?
À l'heure où des milliers de femmes demandent de l'aide auprès de centres de soutien à la grossesse comme Le Bercail et Bébé Bonheur et que certains de ces centres doivent fermer faute de subventions, ne serait-il pas temps d'investir dans notre population, garante de notre avenir ?
Respect de la Vie, Mouvement d'Éducation Région de Montréal.

 

·  La vérité sur les évolutions démographiques des pays du monde n'est plus contestable. Il est de plus en plus évident et reconnu que le monde est engagé dans une très importante décélération démographique, dont on peut situer le commencement aux alentours de 1968. Dans 51 pays, la fécondité est désormais inférieure au seuil de remplacement des générations. Une quinzaine de ces pays enregistrent même chaque année plus de décès que de naissances.
Au delà du vieillissement des populations qu'elle entraîne, cette chute de la fécondité pose, dans de nombreux territoires, une question particulièrement angoissante, celle de la décroissance démographique, avec tous les effets négatifs que celle-ci entraîne inéluctablement.
La perception de ces réalités, depuis longtemps familières aux démographes attentifs, est quasi inconnue des médias, des opinions publiques et des décideurs. Elle est pratiquement passée sous silence dans les conférences internationales.
Conseil pontifical pour la famille

 

·  Le miracle par lequel un embryon devient une personne humaine qu'il serait criminel de tuer se produit à 12 semaines dans la quasi totalité des pays d'Europe. Mais ce miracle n'arrive qu'au bout de 16 semaines sur la terre des Angles et de 22 semaines dans les Pays-Bas. Plus favorisée, la Fille aînée de l'Église voyait ce miracle s'opérer déjà après 10 semaines; mais cela vient de changer. Il reste maintenant à déterminer quand la chose embryonnaire devenue un être humain cesse à nouveau d'être une personne pour redevenir une chose que l'on peut légalement euthanasier.
Les avis diffèrent sur la question et nos gouvernements en débattent.

 

·  Dans sa publication annuelle, Statistique Canada ne signale aucun décès dû à un avortement provoqué légal. La raison en est simple: l'Organisation mondiale de la Santé interdit de coder ce type de décès dans la catégorie Avortement provoqué légal. On parle plutôt d'erreur médicale et les décès sont ventilés dans les catégories correspondant aux complications qui ont causé la mort: embolie pulmonaire ou amniotique, choc post-opératoire, reaction allergique à un médicament, etc.
Pour vivre honteux, vivons cachés.

 

·  L'auteur de la Genèse s'est lourdement trompé : l'humanité n'a pas deux sexes, mais cinq "genders", à savoir le genre mâle, femelle, homosexuel, bisexuel et transsexuel. Cette rectification importante fait désormais partie de la Charte des Nations unies où la notion de genre se trouve inscrite dans les «engagements pris par différents États, dans différents traités multilatéraux sur les droits de l'homme, de n'exercer aucune discrimination basée sur - le genre, le sexe, l'orientation sexuelle, l'identité sexuelle, la statut marital, le type de famille».
Ne vous donnez pas la peine d'expliquer cela à vos enfants, les cours d'éducation sexuelle sont là pour ça.

 

·  Enfin une réponse claire à une question troublante :
M. Henry Morgentaler, médecin avorteur de profession, s'est déclaré athée parce que « l'idée de Dieu ne résiste pas à l'analyse scientifique ». (Le Devoir, 23 juin 1987)

Ce qui rappelle cet épisode dans la vie d'un homme dont la célébrité tient à d'autres raisons :
Un étudiant se trouvait assis dans un train aux côtés d'un vieil homme qui égrenait entre ses doigts les perles d'un chapelet. Consterné, le jeune homme finit par lui dire : «Monsieur, vous croyez encore en ces choses d'un autre âge ? Il ne faut plus croire ces balivernes. Je vous assure, laissez ce chapelet et apprenez donc ce que la science a à dire à ce sujet». «La science ? demanda humblement le vieil homme, je ne comprends pas cette science... Peut-être pourriez-vous me l'expliquer ?» L'étudiant vit que l'homme était profondément touché, et pour éviter de le blesser davantage, il répondit : «S'il vous plaît, donnez-moi votre adresse et je vous enverrai quelques ouvrages pour vous aider dans ce domaine.»
Le vieil homme fouilla dans sa poche et tendit au garçon sa carte de visite : Louis Pasteur, Directeur de l'Institut de Recherche Scientifique, Paris.

·  «La croyance dans le Messie a pratiquement disparu chez les juifs, même chez les croyants. Et presque pareillement la foi en la vie éternelle.»
Edith Stein, La Puissance de la Croix, Nouvelle Cité, p. 120.

 

·  «Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous l'entendre vous dire en arrivant devant lui ?» À cette question impie de M. Bernard Pivot, un invité répondit un jour avec une touchante modestie, et sans sourciller : «Enfin mon égal !»
À ce degré d'humilité, on peut craindre que ce sera plutôt un diablotin de troisième ordre qui prononcera ces paroles.

 

·  « Le VIH se propage parce qu'on refuse de reconnaître les identités homosexuelles et bisexuelles, de les accepter et de les soutenir en tant que développements normaux de la personnalité humaine.»
dixit : Société canadienne du sida

 

·  Dans les années cinquante, les protestants, les catholiques et les juifs représentaient les trois principales confessions en Amérique du Nord. Aux États-Unis, au recensement de 1990, les protestants constituaient encore 140 millions de la population, les catholiques, 62 millions et les juifs, 5 millions.
La situation a changé. Aujourd'hui, la religion de Mahomet compte 5 à 6 millions de fidèles, pour la plupart des Afro-Américains convertis. Il y a moins de cinquante ans, on comptait aux États-Unis 150 mosquées ; il y en a aujourd'hui plus de 1.250 et leur nombre a doublé en quinze ans.
Contrairement aux Catholics for a Free Choice, l'islamisme condamne l'avortement et l'homosexualité. On sait par ailleurs que la majorité des catholiques soi-disant orthodoxes pratiquent la contraception - laquelle est souvent abortive et est interdite par l'Église catholique. On ne sera pas surpris de constater que le taux de natalité des islamistes soit plusieurs fois supérieur à celui des non-musulmans dont le taux de reproduction est souvent inférieur au seuil de remplacement. La situation n'est pas différente dans les autres nations du monde occidental.
Tout cela n'est pas très gai et il n'y a vraiment pas de quoi être fier…

 

·  L'instruction Memoriale Domini sur la façon d'administrer la Sainte Communion, rédigée sur demande spéciale du Pape Paul VI, continue à être la norme en vigueur dans l'Église Catholique.

Aux paragraphes 7 à 10 de cette instruction, on trouve de façon précise les raisons pour lesquelles la distribution de la Sainte Communion dans la bouche des fidèles est le mode qui « assure plus efficacement que la sainte communion sera administrée avec la révérence, le décorum et la dignité qui lui sont dus de sorte que soit écarté tout danger de profanation des espèces eucharistiques » et on y recommande que « l'on conserve avec diligence tout le soin constamment recommandé par l'Église en ce qui concerne les fragments du pain consacré ». Au paragraphe 16 on exhorte « de façon véhémente les évêques, les prêtres et les fidèles à se soumettre diligemment à la loi en vigueur une fois encore confirmée, en prenant en considération tant le jugement émis par la majorité de l'épiscopat catholique que la forme utilisée actuellement dans la sainte liturgie, et enfin le bien commun de l'Église ».

La possibilité d'adopter « l'usage contraire, c'est-à-dire celui de déposer la sainte communion dans la
main » est seulement admis là où il « serait déjà enraciné, dans un endroit particulier » (paragraphe 17).



Disons le clairement: celui qui communie dans la bouche se conforme très exactement non seulement à la tradition reçue mais aussi à la volonté expresse des nos derniers papes, et évite ainsi de s'exposer à une occasion de péché en laissant tomber par négligence des fragments qui sont le Corps du Christ. Celui qui communie dans la main lorsque cela est autorisé ne commet pas un péché ni un acte de désobéissance, mais il choisit une forme déconseillée par les papes, en soi moins respectueuse, et qui, d'une part, a été employée ces derniers siècles pour défendre des doctrines contraires au magistère de l'Église, qui, d'autre part, comporte un plus grand risque de profanation, et, enfin, dont la concession a été le fruit d'une politique du " fait accompli ". Le pape n'accepte pas cet usage, mais il donne la possibilité de n'être pas d'accord: ceux qui l'adoptent restent dans la légalité, mais à l'encontre de la volonté du Souverain Pontife. Nous ne reprochons à personne de choisir la position contraire à ce que recommande le pape, étant donné qu'il l'autorise, mais il ne nous paraît pas honnête de cacher ce qu'est la vraie situation en faisant croire qu'il s'agit là d'une possibilité supplémentaire offerte par l'Église. C'est pourquoi, nous ne pouvons nous empêcher de désapprouver la forme sous laquelle les faits sont présentés, en cachant aux fidèles la véritable histoire, la véritable volonté de Rome, la valeur différente de l'un et l'autre rite, les risques qu'implique la communion dans la main et les bienfaits dont se privent les fidèles en ne communiant pas dans la bouche (1) Si nous considérons vraiment que le peuple fidèle est adulte et mûr, nous ne pouvons lui cacher tout cela.

(1) Paul VI dit précisément que la communion dans la bouche " fait partie de la préparation requise pour recevoir le Corps du Seigneur d'une façon très respectueuse (Memoriale Domini).

La Communion dans la main, Mgr Juan Rodolfo Laise, Centre International d'Études Liturgiques, Paris - 1999, pages 106-107.

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- 103 - Les normes du Missel Romain admettent le principe selon lequel, dans les cas où la Communion est administrée sous les deux espèces «il est possible de consommer le Sang du Christ soit en buvant directement au calice, soit par intinction, soit en employant un chalumeau, ou une cuiller». Quand la Communion est administrée aux fidèles laïcs, les Évêques peuvent exclure de la donner avec le chalumeau ou la cuiller, dans les lieux où ils ne sont pas en usage, en maintenant cependant toujours en vigueur la possibilité d’administrer la Communion par intinction. Toutefois, dans ce dernier cas, il faut utiliser des hosties, qui ne doivent être ni trop minces ni trop petites, et celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du prêtre uniquement dans la bouche.

- 104 - Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ. De même, il faut que l’hostie, destinée à la communion par intinction, soit confectionnée en employant une matière valide, et qu’elle soit consacrée; il est donc absolument interdit d’utiliser du pain non consacré ou fabriqué avec une autre matière.

Redemptionis Sacramentum, 25 mars 2004

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·  Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres

Article 6
Les célébrations liturgiques

§ 1. Les actions liturgiques doivent manifester clairement l'unité ordonnée du Peuple de Dieu dans sa condition de communion organique et donc la connexion intime qui relie l'action liturgique et la nature organiquement structurée de l'Église. Cela se réalise quand tous les participants exécutent avec foi et dévotion le rôle qui leur est propre.
§ 2. Afin de sauvegarder, dans ce domaine également, l'identité ecclésiale de chacun, il faut supprimer les abus de divers genres qui s'opposent à la prescription du can. 907: dans la célébration eucharistique il n'est pas permis aux diacres et aux fidèles non ordonnés de proférer des oraisons ni toute autre partie réservée au prêtre célébrant -- surtout la prière eucharistique avec sa doxologie conclusive [ Louange de conclusion : PAR LUI, AVEC LUI ET EN LUI, À TOI, DIEU LE PÈRE TOUT-PUISSANT, DANS L'UNITÉ DU SAINT-ESPRIT, TOUT HONNEUR ET TOUTE GLOIRE, POUR LES SIÈCLES DES SIÈCLES.] --, ni d'exécuter des actions et des gestes qui sont propres au célébrant. C'est aussi un grave abus que de permettre à un fidèle non ordonné d'exercer de fait une quasi "présidence" de l'eucharistie, en ne laissant au prêtre que le minimum nécessaire pour en garantir la validité. Dans la même ligne, il est évidemment illicite, pour quelqu'un qui n'est pas ordonné, d'utiliser dans les cérémonies liturgiques des ornements réservés aux prêtres ou aux diacres (étole, chasuble, dalmatique).
On doit chercher à éviter soigneusement jusqu'à l'apparence de confusion qui peut ressortir des comportements liturgiquement hors normes. De même qu'on rappelle aux ministres ordonnés l'obligation d'endosser tous les ornements sacrés qui sont prescrits, de même les fidèles non ordonnés ne peuvent revêtir ce qui ne leur appartient pas en propre.
Pour éviter toute confusion entre la liturgie sacramentelle, présidée par un prêtre ou un diacre, et d'autres actes animés ou guidés par des fidèles non ordonnés, il est nécessaire que pour ces derniers on emploie des formulaires clairement distincts.

Le Souverain Pontife, en date du 13 août 1997, a approuvé sous forme spécifique la présente Instruction et en a ordonné la promulgation.
Du Vatican, le 15 août 1997, solennité de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie



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