PRIÈRES

Consécration au Coeur Immaculé - Consécration à la Sainte Vierge - Médaille miraculeuse - Padre Pio - Scapulaire - Prières à saint Joseph - Les quinze promesses - Souvenez-vous - Saint Michel archange - Prière à Jésus crucifié - Anima Christi - Prière à saint Jude - Dieu est notre Père - Ardente prière au Précieux Sang de Jésus - Un acte de réparation à la Sainte Face - La fonction des anges - Le "Notre Père" de sainte Mechtilde - Les Anges et leurs missions - Neuvaine à Saint Michel Archange - Prière en l'honneur de la Plaie de l'Épaule de Notre-Seigneur - Le Trentain grégorien -


LE TRENTAIN GRÉGORIEN

Le Trentain grégorien est une des plus anciennes pratiques de dévotion en faveur des âmes du Purgatoire, et certainement une des plus bénies de Dieu. A la fin du sixième siècle, saint Grégoire le Grand, Pape de 590 à 604, raconte lui-même l'origine de cette dévotion. Un moine de son monastère, nommé Justus, exerçait la médecine avec la permission de ses supérieurs. A sa mort, on trouve dans sa cellule trois écus d'or qu'il avait gardé malgré ses vœux de pauvreté. Saint Grégoire voulut inspirer à tous les frères une juste horreur de ce manquement. Il fut enterré à l'écart, près de l'endroit où l'on déposait les immondices, et l'on mit les écus sur son corps. Les religieux répétaient : Maudit sois-tu avec ton argent, que ton argent périsse avec toi.( Actes 8/20). Mais peu après le saint Abbé, se sentant touché par la compassion, fit appeler l'économe du monastère et lui dit: Il y a longtemps que notre frère défunt est torturé par les flammes du Purgatoire. Nous devons, par charité, nous efforcer de l'en délivrer. Offrez pour lui le Saint Sacrifice pendant trente jours. N'en laissez aucun sans que l'hostie de propitiation soit immolée pour sa délivrance. L'économe se mit aussitôt en devoir d'obéir, et une nuit, le défunt apparut à un des moines : Eh! quoi, c'est vous, comment vous trouvez-vous à cette heure ? Jusqu'à présent, j'étais très mal, répondit l'apparition, mais maintenant je suis heureux, je suis admis dans la société des élus. Et on compta que ce jour était bien le trentième jour depuis le début des messes. Enflammé d'une chaleur ardente pour les âmes des défunts, saint Grégoire se plaignait auprès de Dieu qu'après sa mort il ne pourrait plus rien pour elles. Mon ami, lui dit le Seigneur, je veux bien accorder en ta faveur un privilège qui sera unique. C'est que toute âme du Purgatoire pour laquelle seront offertes trente messes en ton honneur et sans interruption, sera immédiatement délivrée quelle que soit sa dette envers moi. Cette dévotion a été approuvée par l'Église. La Sacrée Congrégation des Indulgences a précisé le 15 mars 1884 que la confiance des fidèles regardant la célébration des trente messes dites grégoriennes, est pieuse et raisonnable et que l'usage de célébrer ces messes est approuvé par l'Église. Cet usage du Trentain Grégorien se répandit dans toute la chrétienté, et il est inscrit dans les Constitutions de nombreuses Congrégations religieuses. Saint Vincent Ferrier vit sa sœur délivrée du Purgatoire, à la fin d'un trentain. Conditions: Les trente messes doivent être célébrées pour une seule âme du Purgatoire. Les trente messes sont à dire pendant trente jours consécutifs, mais il n'est pas requis que ce soit par le même prêtre.


PRIÈRE EN TOUTE SOUFFRANCE

" 0 amour, je vous offre toutes mes peines dans l'intention que vous avez eue en me les apportant du Cœur de Dieu. Je vous les confie, vous priant de les lui retourner, perfectionnées par ma pleine gratitude. Seigneur JÉSUS, je désire louer Dieu, mais la souffrance m'en rend incapable. Daignez, je vous prie, offrir à Dieu, en mon nom, cette même louange que, dans vos souffrances sur la Croix, vous offriez à Dieu le Père; veuillez lui offrir aussi cette même gratitude qui vous faisait le remercier quand il a voulu vous voir supporter ces douleurs pour le salut du monde; lui offrir enfin ce même amour qui vous fit accepter toutes ces peines en votre libre volonté. Daignez aussi le louer pour mes propres souffrances. Seigneur, revêtez-vous de mes souffrances, attirez à vous toutes mes douleurs, unies à votre Passion. Soyez avec moi jusqu'à mon dernier soupir; que celui-ci même, à l'heure de mon repos éternel, ne s'exhale, ô JÉSUS que dans votre Cœur. "

Sainte MECHTILDE


PRIÈRE EN L'HONNEUR DE LA PLAIE DE L'ÉPAULE DE NOTRE-SEIGNEUR

     Très aimé Seigneur Jésus-Christ, très doux Agneau de Dieu, moi, pauvre pécheur, j'adore et vénère la très Sainte Plaie que Vous avez reçue à l'Épaule, en portant au Calvaire la très lourde Croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une immense douleur. Je vous supplie, en vertu des mérites de ladite Plaie, d'avoir pitié de moi en me pardonnant tous mes péchés mortels et véniels, de m'assister à l'heure de ma mort et de me conduire dans votre heureux Royaume. Ainsi soit-il.

Révélation faite à saint Bernard de la plaie inconnue de l'Épaule sacrée de N.-S. Jésus-Christ,
ouverte par le poids de la Croix.

    Saint Bernard, abbé de Chiaravalle, demanda dans la prière à N.-S. quelle fut la plus grande douleur subie dans son corps pendant sa Passion. Notre-Seigneur lui répondit: «J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres.

    Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels; ils ne mourront pas de mort imprévue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.»

    La Pape Eugène III, sur demande de sainte Bernarde, accorda des indulgences à ceux qui propageront cette prière et la porteront toujours avec eux; à ceux qui réciteront 5 Pater, Ave et Gloria et recevront les Saints Sacrements en priant pour le Souverain Pontife.


NEUVAINE À SAINT MICHEL ARCHANGE
ET AUX NEUF CHŒURS DES ANGES

    Au témoignage du pieux archidiacre d'Évreux, M. Boudon - le plus ardent apôtre des Saints Anges du XVIIe siècle - cette pratique de dévotion obtient «des grâces extraordinaires». Par elle il a vu arriver «  des choses merveilleuses... et la puissance des démons minée en des choses d'importance  ». Il atteste, en outre, que c'est un moyen très efficace pour obtenir les secours du Ciel dans les calamités publiques et dans les besoins particuliers. La Neuvaine à Saint Michel et aux neuf chœurs des Anges peut être faite en tout temps, en commun ou en particulier. Aucune formule n'est prescrite. Nous proposons simplement, les prières ci-après. On peut, si on le préfère, en adopter d'autres. Aux conditions ordinaires, une indulgence plénière peut être gagnée au cours de la neuvaine (jour au choix), ou dans les huit jours suivants.
(Pie IX, 26 nov. 1876)

CHAQUE JOUR

Récitez le Confiteor
Puis, dites trois Pater, trois Ave, trois Gloria Patri.
Terminez par la prière suivante: (selon les jours)

PREMIER JOUR
(en l'honneur de Séraphins)

    Prince très glorieux de la Milice céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l'air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits à l'image de Sa propre nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. Ainsi soit-il. (Exorcisme de Léon XIII)


DEUXIEME JOUR
(En l'honneur des Chérubins )

    Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde, de la conduire au lieu du rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l'accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l'enfer. Ainsi soit-il. (D’après un manuscrit du Xve siècle).

TROISIÈME JOUR
(En l’honneur de Trônes)        

    Grand défenseur du peuple chrétien, Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l’Église, terrassez l'hérésie, exterminez les schismes et confondez l'incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre foi. Que l’Église de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s'agrège des royaumes entiers afin qu'elle puisse peupler le Ciel d'âmes élues, pour la plus grande gloire du divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité. Ainsi soit-il. (Prière de Léon XIII).

QUATRIEME JOUR
(En l'honneur des Dominations)

O vous, qui êtes le prince et le Porte Étendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l'ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du Juste Vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité : que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu. Ainsi soit-il. (Hymne du XIIe siècle).

CINQUIÈME JOUR
(En l’honneur des Puissances)

    Saint Michel Archange, vous que l’Église vénère comme son gardien et protecteur, à vous le Seigneur a confié la mission d'introduire dans la céleste félicité les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de Paix d'écraser Satan sous nos pieds, afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l'abîme, pour qu'il ne séduise plus les nations. Ainsi soit-il. (Exorcisme de Léon XIII).

SIXIEME JOUR
(En l'honneur des Venus)

    Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. Prince très glorieux, souvenez-vous de nous, et priez le Fils de Dieu pour nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit dans le ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant !  » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous descendîtes du ciel; venez au secours du peuple de Dieu. Ainsi soit-il. (Traduit d’un répons de Coutances).


SEPTIÈME JOUR
(En l’honneur des Principautés) Ô

     Saint Michel, Prince trois fois saint de la milice sacrée, chargé par Dieu d'organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit, incliné vers les choses de la terre; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j'abandonne le sentier qui conduit aux Cieux; guérissez les plaies de mon âme; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu'engendrent en moi mes misères et mes malheurs Ainsi soit-il. (Prière de saint Sophrone).

HUITIEME JOUR
(En l'honneur des Archanges )

    Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir les prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté, - si semblable à celle de Dieu, qu'après son Verbe éternel aucun autre Esprit céleste ne nous est comparable, - à votre pouvoir sans limites en faveur de ceux qui vous sont dévots ; à votre volonté, harmonieusement unie à celle du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur immaculé de Marie, pour le bien de l'homme. (Vén. Philomène de Sainte Colombre). Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. Rendez-moi sensible le réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse. Ainsi soit-il.

NEUVIÈME JOUR
(En l’honneur des Anges)

    Glorieux Archange Saint Michel, grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l’Église universelle, vous à qui le Tout-Puissant a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps, pour les présenter au très juste Juge ; daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon Ange gardien, venez à mon aide, et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu'il m'épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l'Espérance et la Charité, afin que mon âme portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur dans la société des Esprits bienheureux. Ainsi soit-il. (D’après une antique formule de prière).



CONSÉCRATION AU CŒUR IMMACULÉ DE MARIE

Prière de Pie XII


"Je mets une inimitié entre toi (le Serpent)
et la Femme, entre ta postérité et sa postérité;
elle te brisera la tête et tu l'attaqueras au talon".
Genèse III, 15

Reine du très saint Rosaire, secours des chrétiens, refuge du genre humain, victorieuse de toutes les batailles de Dieu, nous voici prosternés, suppliants, au pied de votre trône, dans la certitude d'obtenir de votre miséricorde et de recevoir les grâces et l'aide opportunes dans !es calamités présentes, non en vertu de nos mérites, dont nous ne saurions nous prévaloir, mais uniquement par l'effet de l'immense bonté de votre Cœur maternel.

C'est à vous, c'est à votre Cœur immaculé, qu'en cette heure grave de l'histoire humaine, nous nous confions et nous nous consacrons, non seulement avec toute la sainte Église, corps mystique de votre Fils Jésus, qui souffre en tant de lieux et qui est tourmentée et persécutée de tant de manières, mais aussi avec le monde entier, déchiré par les discordes, agité par la haine, victime de ses propres iniquités.

Laissez-vous toucher par tant de ruines matérielles et morales, par tant de douleurs et d'angoisses, par tant d'âmes torturées, par toutes celles qui sont en péril de damnation éternelle! 0 Mère de miséricorde, obtenez de Dieu la réconciliation chrétienne des peuples, et avant tout obtenez !es grâces qui peuvent en un instant convertir les cœurs humains, ces grâces qui préparent et assurent la paix après laquelle le monde soupire. Reine de la paix, priez pour nous et donnez au monde la paix dans la vérité, dans la justice, dans la charité du Christ. Donnez surtout la paix des âmes, afin que, dans la tranquillité de l'ordre, s'étende le règne de Dieu.

Accordez votre protection aux infidèles et à tous ceux qui gisent encore dans les ténèbres de la mort. Faites que se lève pour eux le Soleil de la vérité, et qu'ils puissent, avec nous, devant l'unique Sauveur du monde, répéter: " Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté! "

Aux peuples séparés par l'erreur ou par la discorde, et particulièrement à ceux qui professent envers vous une singulière dévotion, donnez la paix, et reconduisez-les à l'unique bercail du Christ, sous l'unique et vrai Pasteur.

Obtenez à la sainte Église de Dieu une liberté complète; défendez-la contre ses ennemis. Arrêtez le déluge envahissant de l'immoralité. Développez chez les fidèles l'amour de la pureté, la pratique de la vie chrétienne et le zèle apostolique, afin que le peuple de ceux qui servent Dieu augmente en mérites et en nombre.

Enfin, de même qu'au Cœur de votre Fils Jésus furent consacrés l'Église et tout le genre humain, afin que, toutes les espérances étant placées en lui, il devînt pour eux une source inépuisable de victoire et de salut, ainsi, pareillement et pour toujours, nous nous consacrons aussi à vous, à votre Cœur Immaculé, ô notre Mère et Reine du monde! Afin que votre amour et votre protection hâtent le triomphe du règne de Dieu, et que toutes les nations, en paix entre elles et avec Dieu, vous proclament bienheureuse et entonnent avec vous, d'une extrémité du monde à l'autre, l'éternel Magnificat de gloire, d'amour, de reconnaissance au Cœur de Jésus, en qui seul elles peuvent trouver la vérité, la vie et la paix. Ainsi soit-il.
(Ind. 3 ans. Ind. plén. m.)



PRENEZ ET PORTEZ SUR VOUS
LA " MÉDAILLE MIRACULEUSE "

La Médaille Miraculeuse doit son origine aux apparitions mariales de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris, en 1830. Le samedi 27 novembre 1830, la Vierge Immaculée apparut à sainte Catherine Labouré, Fille de la Charité, et lui confia la mission de faire frapper une médaille dont Elle lui révéla le modèle.

" Faites frapper une médaille sur ce modèle, dit la Vierge, les personnes qui la porteront avec confiance recevront de grandes grâces" surtout en la portant ou cou. "

La Médaille connut immédiatement une diffusion prodigieuse. D'innombrables grâces de conversion, de protection, et de guérison furent obtenues. Devant tous ces faits extraordinaires, l'archevêque de Paris, Mgr QUELEN, ordonna une enquête officielle sur l'origine et les effets de la Médaille de la rue du Bac. En voici la conclusion:

" La rapidité extraordinaire avec laquelle cette médaille s'est propagée, le nombre prodigieux de médailles qui ont été frappées et répandues, les bienfaits étonnants et les grâces singulières que la confiance des fidèles a obtenus, paraissent vraiment les signes par lesquels le Ciel a voulu confirmer la réalité des apparitions, la vérité du récit de la voyante et la diffusion de la médaille. "

A Rome même, en 1846, à la suite de la conversion retentissante du juif Marie-Alphonse Ratisbonne, le Pape Grégoire XVI confirmait de toute son autorité les conclusions de l'archevêque de Paris. Si donc vous aimez la Vierge et si vous avez confiance en sa puissante intercession : Portez toujours sur vous la Médaille pour vivre dans la grâce de Dieu et jouir de la protection de la Vierge Immaculée. Dites chaque jour l'invocation de la Médaille. La Vierge a voulu être ainsi saluée et invoquée:

" 0 MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS
QUI AVONS RECOURS A VOUS ".

Propagez autour de vous la Médaille; donnez-la particulièrement aux malades et aux affligés.

LOURDES ET LA MÉDAILLE MIRACULEUSE

* La Médaille Miraculeuse est universellement connue. Mais on ignore souvent que les apparitions de la Chapelle de la rue du Bac ont préparé les grands événements de Lourdes : " La Dame de la Grotte m'est apparue telle qu'elle est représentée sur la Médaille Miraculeuse ", a déclaré sainte Bernadette, qui portait sur elle la Médaille de la rue du Bac.

* L'invocation de la Médaille: " 0 MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS ", partout diffusée par la Médaille Miraculeuse, a suscité l'immense mouvement de foi qui a porté le Pape Pie IX, en 1854, à définir le dogme de l'Immaculée Conception. Quatre ans après, l'apparition de Massabielle confirmait cette définition romaine d'une manière inattendue.

* A l'occasion du centenaire de cette définition, en 1954, le Saint-Siège fit frapper une médaille commémorative. Au revers de celle-ci, l'image de la Médaille Miraculeuse et l'image de la grotte de Lourdes, étroitement associées, soulignaient le lien unissant les deux apparitions de la Vierge avec la définition de l'Immaculée Conception.

* De même que Lourdes est une source intarissable de grâces, la Médaille Miraculeuse est toujours l'instrument de l'inlassable bonté de Notre-Dame pour tous les pécheurs et tous les malheureux de la terre.

* Les chrétiens qui sauront la méditer y retrouveront symbolisée toute la doctrine de l'Église sur la place providentielle de Marie dans la Rédemption, en particulier sa médiation universelle.

Chapelle de la Médaille Miraculeuse 140, rue du Bac - Paris (7e) - avec permission de l'Ordinaire.



EXTRAIT DE LA LETTRE DE M. MARIE-ALPHONSE RATISBONNE
à M. Dufriche-Desgenettes
Fondateur et directeur de l'archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires

Collège de Juilly, 12 avril 1842

Ma première pensée et le premier cri de mon cœur, au moment de ma conversion, fut d'ensevelir ce secret avec mon existence tout entière au fond d'un cloître, afin d'échapper au monde, qui ne pouvait plus me comprendre, et de me donner tout à mon Dieu, qui m'avait fait entrevoir et goûter les choses d'un autre monde. Je ne voulais point parler sans la permission d'un prêtre : on me conduisit vers celui qui représentait Dieu pour moi. Il m'ordonna de révéler ce qui m'était arrivé; je le fis, autant que cela m'était possible, de vive voix. Aujourd'hui je tâcherai, après quelques semaines de retraite, d'embrasser plus de détails; et c'est à vous, Monsieur le Curé, à vous qui avez fondé l'archiconfrérie pour la conversion des pécheurs, c'est à vous que les pécheurs doivent compte des grâces qu'ils ont obtenues.

Si je ne devais vous raconter que le fait de ma conversion, un seul mot suffirait : le nom de Marie ! mais on vous demande d'autres faits; on veut savoir quel est ce fils d'Abraham qui a trouvé à Rome la vie, la grâce et le bonheur. Je veux donc, en invoquant d'abord l'assistance de ma céleste Mère, vous exposer bien simplement toute la suite de ma vie.

Ma famille est assez connue, car elle est riche et bienfaisante, et à ces titres, elle tient depuis longtemps le premier rang en Alsace. Il y a eu, dit-on, beaucoup de piété dans mes aïeux : les chrétiens, aussi bien que les juifs ont béni le nom de mon grand-père, le seul juif qui, sous Louis XVI, obtint, non seulement le droit de posséder des propriétés à Strasbourg, mais encore des titres de noblesse. Telle fut ma famille; mais aujourd'hui, les traditions religieuses y sont entièrement effacées.

Je commençai mes études sur les bancs du collège royal de Strasbourg, où je ris plus de progrès dans la corruption du cœur que dans l'instruction de l'intelligence.

C'était vers l'année 1825 (je suis né le 1er mai 1814); à cette époque, un événement porta un rude coup à ma famille : mon frère Théodore, sur lequel on fondait de grandes espérances, se déclara chrétien; et, bientôt après, malgré les plus vives sollicitations et la désolation qu'il avait causée, il alla plus loin, se fit prêtre, et exerça son ministère dans la même ville, sous les yeux de mon inconsolable famille. Tout jeune que j'étais, cette conduite de mon frère me révolta, et je pris en haine son habit et son caractère. Élevé au milieu de jeunes chrétiens indifférents comme moi, je n'avais éprouvé jusqu'alors ni sympathie ni antipathie pour le christianisme; mais la conversion de mon frère, que je regardais comme une inexplicable folie, me fit croire au fanatisme des catholiques, et j'en eus horreur.

On me retira du collège pour me mettre dans une institution protestante dont le magnifique prospectus avait séduit mes parents. Les fils des grandes maisons protestantes d'Alsace et d'Allemagne venaient s'y former à la vie fashionable de Paris, et s'adonnaient aux plaisirs bien plus qu'à la science. Je me présentai néanmoins aux examens en sortant de cette pension et, par un bonheur peu mérité, je fus reçu bachelier ès lettres.

J'étais alors maître de mon patrimoine, puisque bien jeune encore je perdis ma mère, et, quelques années après, mon père : mais il me restait un digne oncle, le patriarche de ma famille, un second père, qui n'ayant point d'enfants, avait mis toute son affection dans les enfants de son frère.

Cet oncle, si connu dans le monde financier pour sa loyauté et sa capacité peu ordinaire, voulut m'attacher à la maison de banque dont il était le chef; mais je fis d'abord mon droit à Paris, et après avoir reçu le diplôme de licencié et revêtu la robe d'avocat, je fus rappelé à Strasbourg par mon oncle, qui mit tout en œuvre pour me fixer auprès de lui. Je ne saurais énumérer ses largesses : chevaux, voitures, voyages, mille générosités m'étaient prodiguées, et il ne me refusait aucun caprice. Mon oncle ajouta à ces témoignages d'affection une marque plus positive de sa confiance : il me donna la signature de la maison, et me promit, en outre, le titre et les avantages d'associé... promesse qu'il réalisa en effet le 1er janvier de cette année 1842. C'est à Rome que j'en reçus la nouvelle.

Mon oncle ne me faisait qu'un seul reproche : mes fréquents voyages à Paris. Tu aimes trop les Champs-Élysées, me disait-il avec bonté. Il avait raison. Je n'aimais que les plaisirs : les affaires m'impatientaient, l'air des bureaux m'étouffait; je pensais qu'on était au monde pour en jouir; et, bien qu'une certaine pudeur naturelle m'éloignât des plaisirs et des sociétés ignobles, je ne rêvais cependant que fêtes et jouissances, et je m'y livrais avec passion.

Heureusement qu'à cette époque une bonne œuvre se présenta à mon besoin d'activité : je la pris chaudement à cœur. C'était l'œuvre de la régénération des pauvres Israélites, comme on l'appelle improprement; car je comprends aujourd'hui qu'il faut autre chose que de l'argent et des loteries de charité pour régénérer un peuple sans religion. Mais enfin je croyais alors à la possibilité de cette rénovation et je devins un des membres les plus zélés de la Société d'encouragement au travail en faveur des jeunes israélites, Société que mon frère, le prêtre, avait fondée à Strasbourg, il y a une quinzaine d'années, et qui toujours a subsisté, malgré le peu de ressources dont elle pouvait disposer.

Je parvins à remplir sa caisse, et je crus avoir beaucoup fait.

Ô charité chrétienne ! que tu as dû sourire à mon orgueilleux contentement ! Le juif s'estime beaucoup quand il donne beaucoup; le chrétien donne tout et se méprise : il se méprise tant qu'il ne s'est pas donné lui-même : et quand il s'est donné tout entier, il se méprise encore.

Je m'occupais donc laborieusement du sort de mes pauvres coreligionnaires, quoique je n'eusse aucune religion. J'étais juif de nom, voilà tout; car je ne croyais pas même en Dieu. Je n'ouvris jamais un livre de religion; et dans la maison de mon oncle, pas plus que chez mes frères et sœurs, on ne pratiquait la moindre prescription du judaïsme.

Un vide existait dans mon cœur, et je n'étais point heureux au milieu de l'abondance de toutes choses.

Quelque chose me manquait; mais cet objet me fut donné aussi, du moins je le croyais !

J'avais une nièce, la fille de mon frère aîné, qui m'était destinée depuis que nous étions enfants tous les deux. Elle se développait avec grâce sous mes yeux et, en elle, je voyais tout mon avenir et toute l'espérance du bonheur qui m'était réservé. Il ne me paraît pas convenable de faire ici l'éloge de celle qui fut ma fiancée. Cela serait inutile pour ceux qui ne la connaissent pas : mais ceux qui l'ont vue savent qu'il serait difficile de s'imaginer une jeune fille plus douce, plus aimable et plus gracieuse. Elle était pour moi une création toute particulière, qui semblait faite uniquement pour compléter mon existence; et lorsque les vœux de toute ma famille, d'accord avec nos sympathies mutuelles, fixèrent enfin ce mariage si longtemps désiré, je crus que désormais rien ne manquerait plus à ma félicité.

En effet, après la célébration de mes fiançailles, je voyais toute ma famille au comble de la joie; mes sœurs étaient heureuses ! Elles ne me faisaient qu'un reproche, c'était d'aimer trop ma fiancée, et elles s'avouaient jalouses; car je dois dire ici qu'il est peu de familles où l'on s'aime plus que dans la mienne : la plus intime union, la plus tendre affection règne et régna toujours entre mes frères et sœurs, et cet amour va presque jusqu'à l'idolâtrie... Oh ! elles sont si bonnes, mes sœurs, si aimantes ! Pourquoi donc ne sont-elles pas chrétiennes ?

Il n'y avait qu'un seul membre de ma famille qui m'était odieux; c'était mon frère Théodore. Et cependant il nous aimait aussi; mais son habit me repoussait, sa présence m'offusquait; sa parole grave et sérieuse excitait ma colère. Un an avant mes fiançailles, je ne pus retenir ces ressentiments, et je les lui exprimai dans une heure qui dut rompre à jamais tous rapports entre nous. Voici en quelle occasion. Un enfant était à l'agonie, mon frère Théodore ne craignit point de demander ouvertement aux parents la permission de le baptiser, et peut-être allait-il le faire, quand j'eus connaissance de sa démarche. Je regardais ce procédé comme une indigne lâcheté ; j'écrivis au prêtre de s'adresser à des hommes et non à des enfants, et j'accompagnai ces paroles de tant d'invectives et de menaces, qu'aujourd'hui encore je m'étonne que mon frère ne m'ait pas répondu un seul mot. Il continua ses relations avec le reste de la famille; quant à moi, je ne voulus plus le voir, je nourrissais une haine amère contre les prêtres, les églises, les couvents, et surtout contre les Jésuites, dont le nom seul provoquait ma fureur.

Heureusement que mon frère quitta Strasbourg; c'était tout ce que je désirais. Il fut appelé à Paris, à Notre-Dame-des-Victoires, où il ne cesserait, disait-il, en nous faisant ses adieux, de prier pour la conversion de ses frères et sœurs. Son départ me soulagea d'un grand poids; je cédai même aux instances de ma famille à l'occasion de mes fiançailles en lui écrivant quelques mots d'excuses. Il me répondit avec amitié, me recommandant ses pauvres, auxquels je ris en effet parvenir une petite somme.

Après cette espèce de raccommodement, je n'eus plus aucun rapport avec Théodore, et je ne pensai plus à lui, je l'oubliai... tandis que lui, il priait pour moi !

Je dois consigner ici une certaine révolution qui s'opéra dans mes idées religieuses à l'époque de mes fiançailles.

Je l'ai dit, je ne croyais à rien; et dans cette entière nullité, dans cette négation de toute foi, je me trouvais parfaitement en harmonie avec mes amis catholiques ou protestants; mais la vue de ma fiancée éveillait en moi je ne sais quel sentiment de dignité humaine; je commençais à croire à l'immortalité de l'âme; bien plus, je me mis instinctivement à prier Dieu; je le remerciais de mon bonheur, et pourtant je n'étais pas heureux... Je ne pouvais me rendre compte de mes sentiments; je regardais ma fiancée comme mon bon ange; je le lui disais souvent; et, en effet, sa pensée élevait mon cœur vers un Dieu que je ne connaissais pas, que je n'avais jamais invoqué.

On jugea convenable, à cause de l'âge trop tendre de ma fiancée, de retarder le mariage.

Elle avait seize ans. Je dus faire un voyage d'agrément en attendant l'heure de notre union. Je ne savais de quel côté diriger mes courses; une de mes sœurs, établie à Paris, me voulait près d'elle; un excellent ami m'appelait en Espagne. Je résistai aux instances de plusieurs autres, qui me communiquaient de séduisants projets. Je m'arrêtai enfin à la pensée d'aller droit à Naples, de passer l'hiver à Malte afin d'y fortifier ma santé délicate, et de revenir ensuite par l'Orient; je pris même des lettres pour Constantinople, et partis vers la fin de novembre 1841. Je devais être de retour au commencement de l'été suivant.

Oh ! que mon départ fut triste ! Je laissais là une fiancée bien-aimée, un oncle qui ne s'épanouissait qu'avec moi, des sœurs, des frères, des nièces, dont la société faisait mes plus chères délices; je laissais encore ces écoles de travail, ces pauvres Israélites dont je m'occupais si activement, et enfin des amis nombreux qui m'aimaient, des amis d'enfance que je ne pouvais quitter sans verser des larmes, car je les aimais et je les aime encore !...

Partir seul et pour un long voyage ! Cette pensée me jetait dans une profonde mélancolie. " Mais, me disais-je, Dieu m'enverra peut-être un ami sur ma route ! "

Je me rappelle deux singularités qui signalèrent les derniers jours qui précédèrent mon départ; et aujourd'hui ces souvenirs me frappent vivement.

Je voulus, avant de me mettre en voyage, donner ma signature à un grand nombre de quittances concernant la Société d'encouragement au travail... Je les datais d'avance le 15 janvier, et à force d'écrire cette date sur une foule de pièces, je me fatiguais, et je me disais en posant ma plume:

" Dieu sait où je me trouverai le 15 janvier, et si ce jour ne sera pas le jour de ma mort ! "

Ce jour-là je me trouvai à Rome, et ce jour sera pour moi l'aurore d'une nouvelle vie !

Une autre circonstance intéressante fut la réunion de plusieurs Israélites notables qui s'assemblèrent pour aviser aux moyens de réformer le culte judaïque et de le mettre en harmonie avec l'esprit du siècle. Je me rendis à cette assemblée, où chacun donna son avis sur les perfectionnements projetés. Il y avait autant d'avis que d'individus; on discuta beaucoup, on mit en question toutes les convenances de l'homme, toutes les exigences du temps, toutes les dictées de l'opinion, toutes les idées de la civilisation; on fit valoir toute espèce de considération; on n'en oublia qu'une seule, la loi de Dieu. De celle-là, il ne fut pas question; je ne sache même pas que le nom de Dieu ait été prononcé une seule fois, pas plus que le nom de Moise, ni le nom de la Bible.

Mon avis à moi était qu'on laissât tomber toutes les formes religieuses, sans recourir ni aux livres, ni aux hommes et que chacun en particulier, comme tous ensemble, pratiquerait sa croyance à la façon qu'il l'entendrait.

Cet avis prouve ma haute sagesse en fait de religion; j'étais dans le progrès, comme vous voyez. On se sépara sans rien faire.

Un Israélite, plus sensé que moi, avait dit cette parole remarquable que je rapporte textuellement : " Il faut nous hâter de sortir de ce vieux temple, dont les débris craquent de toutes parts, si nous ne voulons pas être bientôt ensevelis sous ses ruines. " Paroles pleines de vérités, que chaque Israélite répète aujourd'hui tout bas. Mais, hélas ! il y a dix-huit siècles qu'ils sont sortis de leur vieux temple, et ils n'entrent point dans le temple nouveau dont les portes sont ouvertes devant eux.

Je partis enfin. En sortant de Strasbourg, je pleurais beaucoup, j'étais agité d'une foule de craintes, de mille étranges pressentiments. Arrivé au premier relais, des cris de joie entremêlés de musique en plein vent me tirèrent de mes rêveries. C'était une noce de village qui était sortie joyeuse et bruyante de l'église au son des flûtes et des violons rustiques, les gens de la noce entourèrent ma voiture comme pour m'inviter à prendre part à leur joie. " Bientôt ce sera mon tour ! " m'écriai-je. Et cette pensée ranima toute ma gaieté.

Je m'arrêtai quelques jours à Marseille, où mes parents et mes amis me reçurent avec fête. Je ne pus presque point m'arracher à cette élégante hospitalité. Il en coûte, en effet, de quitter les rives de France, quand on laisse derrière soi toute une vie d'affection et d'aimables souvenirs. Outre les chaînes qui m'arrêtaient à ces rivages, la mer elle-même semblait ne point vouloir me livrer passage; elle soulevait des montagnes pour me barrer le chemin; mais ces montagnes s'abaissèrent devant la vapeur qui me transporta à Naples. Je pus jouir bientôt du spectacle de l'immensité qui se déployait sur ma tête; mais ce qui me frappait plus que le ciel et la mer, c'était l'homme, faible créature qui brave les dangers et maîtrise !es éléments. Mon orgueil, en ce moment, s'élevait plus haut que les vagues de la mer, et formait de nouvelles montagnes plus tenaces et moins flexibles que les flots qui nous battaient.

Le navire, avant d'arriver à Naples, fit une balte à Civita-Vecchia. Au moment d'entrer au port, le canon du fort tonnait avec force. Je m'informai avec une maligne curiosité du motif de ce bruit de guerre sur les terres pacifiques du pape. – On me répondit : " C'est la fête de la Conception de Marie. " – Je haussai les épaules sans vouloir débarquer.

Le lendemain, à la lumière d'un soleil magnifique qui étincelait sur la fumée du Vésuve, nous abordâmes à Naples. Jamais aucune scène de la nature ne m'avait plus virement ébloui; je contemplais alors avec avidité les brillantes images que !es artistes et les poètes m'avaient données du ciel.

Je passai un mois à Naples pour tout voir et tout écrire; j'écrivis surtout contre la religion et les prêtres qui, dans cet heureux pays, me semblaient tout à fait déplacés. Oh ! que de blasphèmes dans mon journal ! Si j'en parle ici, c'est pour faire connaître la noirceur de mon esprit. J'écrivis à Strasbourg que j 'avais bu sur le Vésuve du lacryma christi à la santé de l'abbé Ratisbonne, et que de telles larmes me faisaient du bien à moi-même. Je n'ose transcrire les horribles jeux de mots que je me permis en cette circonstance.

Ma fiancée me demanda si j'étais de l'avis de ceux qui disent : Voir Naples et mourir. Je lui répondis : Non; mais voir Naples et vivre; vivre pour la voir encore.

Telles étaient mes dispositions.

Je n'avais aucune envie d'aller à Rome, bien que deux amis de ma famille, que je voyais souvent, m'y engageassent vivement : c'était M. Coulmann, protestant, ancien député de Strasbourg, et M. le baron de Rothschild, dont la famille à Naples me prodiguait toute espèce de prévenances et d'agréments. Je ne pus céder à leurs conseils... Ma fiancée désirait que j'allasse droit à Malte, et elle m'envoya un ordre de mon médecin qui me recommandait d'y passer l'hiver en me défendant positivement d'aller à Rome à cause des fièvres malignes qui, disait-il, y régnaient.

Il y avait là plus de motifs qu'il n'en fallait pour me détourner du voyage de Rome, si ce voyage s'était trouvé sur mon itinéraire. Je pensais y aller à mon retour, et je pris ma place à bord du Mongibello pour me rendre en Sicile. Un ami m'accompagna sur le bateau et me promit de revenir au moment du départ pour me dire adieu. Il vint, mais ne me trouva point au rendez-vous. Si jamais M. de Rèchecourt apprend le motif qui m'y a fait manquer, il s'expliquera mon impolitesse, et la pardonnera sans aucun doute.

M. Coulmann m'avait mis en rapport avec un aimable et digne homme qui devait faire comme moi le voyage de Malte; j'étais heureux de cette rencontre, et je me disais : " Ah ! voilà l'ami que le ciel m'a envoyé ! "

Cependant, le bateau n'était pas encore parti le premier jour de l'an. Ce jour s'annonçait pour moi sous les plus tristes conditions. J'étais seul à Naples sans recevoir les vœux de personne, sans que j'eusse personne à serrer dans mes bras; je pensais ma famille, aux souhaits et aux fêtes qui entourent à pareille époque mon bon oncle; je versais des larmes, et la gaieté des Napolitains augmentait ma tristesse. Je sortis pour me distraire, en suivant machinalement le flot de la foule. J'arrivai sur la place du Palais et me trouvai, je ne sais comment, à la porte d'une église. J'y entre. On y disait la messe, je crois. Quoi qu'il en soit, je me tins là, debout, appuyé contre une colonne, et mon cœur semblait s'ouvrir et aspirer une atmosphère inconnue; je priais à ma manière sans m'occuper de ce qui se passait autour de moi; je priais pour ma fiancée, pour mon oncle, pour mon père défunt. Pour la bonne mère dont j'ai été privé si jeune, pour tous ceux qui m'étaient chers, et je demandais à Dieu quelques inspirations qui pussent me guider dans mes projets d'améliorer le sort des Juifs, pensée qui me poursuivait sans cesse.

Ma tristesse s'en était allée comme un noir nuage que le vent dissipe et chasse au loin; et tout mon intérieur, inondé d'un calme inexprimable, ressentait une consolation semblable à celle que j'aurais éprouvée si une voix m'avait dit : Ta prière est exaucée ! Oh ! oui, elle était exaucée au centuple et au-delà de toutes prévisions, puisque le dernier jour du même mois, je

devais recevoir solennellement le baptême dans une église de Rome !

Mais comment suis-je allé à Rome ?

Je ne puis le dire, je ne puis l'expliquer à moi-même. Je crois que je me suis trompé de chemin; car au lieu de me rendre au bureau des places de Palerme, vers lequel je me dirigeais, je suis arrivé au bureau des diligences de Rome. J'y suis entré et je pris ma place. Je fis dire à M. Vigne, l'ami qui devait m'accompagner à Malte, que je n'avais pu résister à faire une courte excursion à Rome, et que je serais positivement de retour à Naples pour en repartir le 20 janvier. J'eus tort de m'engager; car c'est Dieu qui dispose, et cette date du 20 janvier devait marquer autrement dans ma vie. Je quittai Naples le 5, et j'arrivai à Rome le 6, jour des Rois. Mon compagnon de voyage était un Anglais, nommé Marshall, dont la conversation originale m'amusa beaucoup en chemin.

Rome ne me fit point, au premier abord, l'impression que j'espérais. J'avais d'ailleurs si peu de jours à donner à cette excursion improvisée, que je me hâtais de dévorer en quelque sorte toutes les ruines anciennes et modernes que la ville offre à l'avidité d'un touriste. Je les entassais pêle-mêle dans mon imagination et sur mon journal. Je visitais avec une monotone admiration les galeries, les cirques, les églises, les catacombes, les innombrables magnificences de Rome. J'étais accompagné le plus souvent de mon anglais et d'un valet de place : je ne sais à quelle religion ils appartenaient, car ni l'un ni !'autre ne se déclarèrent chrétiens dans les églises; et si je ne me trompe, je m'y conduisais avec plus de respect que les deux autres.

Le 8 janvier, au milieu de mes courses, j'entends une voix qui m'appelle dans la rue; c'était un ami d'enfance, Gustave de Bussières. J'étais heureux de cette rencontre, car mon isolement me pesait. Nous allâmes dîner chez le père de mon ami, et, dans cette douce société, j'éprouvai quelque chose de cette joie qu'on ressent sur une terre étrangère, en retrouvant les vivants souvenirs du pays natal.

Quand j'entrai dans le salon, M. Théodore de Bussières, le fils aîné de cette honorable famille, le quittait. Je ne connaissais point personnellement le baron Théodore, mais je savais qu'il était l'ami de mon frère, son homonyme : je savais qu'il avait abandonné le protestantisme pour se faire catholique; c'en était assez pour m'inspirer une profonde antipathie. Il me semblait qu'il éprouvait à mon égard le même sentiment. Cependant, comme M. Théodore de Bussières s'était fait connaître par ses voyages en Orient et en Sicile, qu'il a publiés, j'étais bien aise, avant d'entreprendre les mêmes courses, de lui demander quelques indications; et, soit par ce motif, soit par simple politesse, je lui exprimai mon intention de lui faire ma visite. Il me fit une réponse de bon goût, et ajouta qu'il venait de recevoir des lettres de l'abbé Ratisbonne, et qu'il m'indiquerait la nouvelle adresse de mon frère. " Je la recevrai volontiers, lui dis-je, quoique je n'en use point "

Nous en demeurâmes là et, en me séparant de lui, je murmurais en moi-même de la nécessité où je m'étais engagé de faire une visite inutile et de perdre un temps dont j'étais avare.

Je continuai à courir dans Rome tout le long du jour, sauf deux heures que je passais le matin avec Gustave, et le repos que je prenais le soir au théâtre ou en soirée. Mes entretiens avec Gustave étaient animés; car, entre deux camarades de pension, les moindres souvenirs fournissent d'intarissables sujets de rire et de causeries. Mais il était zélé protestant et enthousiaste comme le sont les piétistes d'Alsace. Il me vantait la supériorité de sa secte sur toutes les autres sectes chrétiennes, et cherchait à me convertir, ce qui m'amusait beaucoup; car je croyais que !es catholiques seuls avaient la manie du prosélytisme. Je ripostais ordinairement par des plaisanteries; mais une fois, pour le consoler de ses vaines tentatives, je lui promis que si jamais l'envie me prenait de me convertir, je me ferais piétiste. Je lui en donnai l'assurance, et, à son tour, il me fit une promesse, celle de venir assister aux fêtes de mon mariage, au mois d'août. Ses instances pour me retenir à Rome furent inutiles. D'autres amis, MM. Edmond Humann et Alfred Lotzheck, s'étaient joints à lui pour me déterminer à passer le carnaval à Rome. Mais je ne pus m'y décider; je craignais de déplaire à ma fiancée, et M. Vigne m'attendait à Naples, d'où nous devions partir le 20 janvier.

Je mis donc à profit les dernières heures de mon séjour à Rome, pour achever mes courses. Je me rendis au Capitole et visitai l'église d'Aracoeli. L'aspect imposant de cette église, les chants solennels qui retentissaient dans sa vaste enceinte et les souvenirs historiques éveillés en moi par le sol même que je foulais aux pieds, toutes ces choses firent sur moi une impression profonde. J'étais ému, pénétré, transporté, et mon valet de place, s'apercevant de mon trouble me dit, en me regardant froidement, que plus d'une fois il avait remarqué cette émotion dans les étrangers qui visitent l'Aracoeli.

En descendant du Capitole, mon cicérone me fit traverser le Ghetto (quartier des Juifs). Là, je ressentis une émotion toute différente, c'était de la pitié et de !'indignation. Quoi ! me disais-je à la vue de ce spectacle de misère, est-ce donc là cette charité de Rome qu'on proclame si haut ! je frissonnais d'horreur, et je me demandais si, pour avoir tué un seul homme il y a dix-huit siècles, un peuple tout enfler méritait un traitement si barbare et des préventions si interminables !... Hélas ! je ne connaissais pas alors ce seul homme ! et j'ignorais le cri sanguinaire que ce peuple avait poussé... cri que je n'ose répéter ici et que je ne veux pas redire. J'aime mieux me rappeler cet autre cri exhalé sur la croix : – Pardonnez-leur, Ô mon Dieu! car ils ne savent ce qu'ils font !

Je rendis compte à ma famille de ce que j'avais vu et ressenti. Je me souviens d'avoir écrit que j'aimais mieux être parmi les opprimés que dans le camp des oppresseurs. Je retournai au Capitole, où l'on se donnait beaucoup de mouvement à 1 'Aracoeli, pour une cérémonie du lendemain. Je m'enquis du but de tant de préparatifs. On me répondit qu'on disposait la cérémonie du baptême de deux Juifs, MM. Constantini, d'Ancône. Je ne saurais exprimer l'indignation qui me saisit à ces paroles; et quand mon guide me demanda si je voulais y assister : " Moi ! m'écriai-je, moi ! assister à de pareilles infamies ! Non, non : je ne pourrais m'empêcher de me précipiter sur les baptisants et sur les baptisés ! "

Je dois dire, sans crainte d'exagérer, que jamais de ma vie je n'avais été plus aigri contre le christianisme que depuis la vue du Ghetto. Je ne tarissais point en moqueries et en blasphèmes.

Cependant j'avais des visites de congé à faire et celle du baron de Bussières me revenait toujours à l'esprit, comme une malencontreuse obligation que je m'étais gratuitement imposée. Très heureusement je n'avais pas demandé son adresse, et cette circonstance me paraissait déterminante. J'étais enchanté d'avoir une excuse pour ne point effectuer ma promesse.

C'était le 15, et j'allai retenir ma place aux voitures de Naples; mon départ est arrêté pour le 17 à trois heures du matin. Il me restait deux jours, je les employai à de nouvelles courses.

Mais en sortant d'un magasin de librairie où j'avais vu quelques ouvrages sur Constantinople, je rencontre, au Corso, un domestique de M. de Bussières père; il me salue et m'aborde. Je lui demande l'adresse de M. Théodore de Bussières; il me répond avec l'accent alsacien : Piazza Nicosia, n° 38.

Il me fallut donc, bon gré, mal gré, faire cette visite, et cependant, je résistai vingt fois encore. Enfin je me décide en traçant un p. p. c. sur ma carte.

Je cherchais cette place Nicosia et, après bien des détours et circuits, j'arrive au n° 38. C'était précisément la porte à côté du bureau des diligences où j'avais pris ma place le même jour. J'avais fait bien du chemin pour arriver au point d'où j'étais parti; itinéraire de plus d'une existence humaine ! Mais du même point où je me retrouvais alors, j'allais repartir encore une fois pour faire un tout autre chemin !

Mon entrée chez M. de Bussières me causa de l'humeur; car le domestique, au lieu de prendre ma carte que je tenais en main, m'annonça et m'introduisit au salon. Je déguisai ma contrariété, tant bien que mal, sous les formes du sourire, et j'allai m'asseoir auprès de Mme la baronne de Bussières, qui se trouvait entourée de ses deux petites filles, gracieuses et douces, comme les anges de Raphaël. La conversation, d'abord vague et légère, ne tarda point à se colorer de toute la passion avec laquelle je racontai mes impressions de Rome...

Je regardais le baron de Bussières comme un dévot, dans le sens malveillant qu'on donne à ce terme, et j'étais fort aise d'avoir l'occasion de le tympaniser à propos de l'état des Juifs romains. Cela me soulageait; mais ces griefs placèrent la conversation sur le terrain religieux. M. de Bussières me parla des grandeurs du catholicisme; je répondis par des ironies et des imputations que j'avais lues ou entendues si souvent; encore imposai-je un frein à ma verve impie, par respect pour Mme de Bussières et pour la foi des jeunes enfants qui jouaient à côté de nous. " Enfin, me dit M. de Bussières, puisque vous détestez la superstition et que vous professez des doctrines si libérales, puisque vous êtes un esprit fort si éclairé, auriez-vous le courage de vous soumettre à une épreuve bien innocente ? – Quelle épreuve ? – Ce serait de porter sur vous un objet que je vais vous donner... Voici ! c'est une médaille de la Sainte Vierge. Cela vous paraît bien ridicule, n'est-ce pas ? Mais quant à moi, j'attache une grande valeur à cette médaille. "

La proposition, je l'avoue, m'étonna par sa puérile singularité Je ne m'attendais pas à cette chute. Mon premier mouvement était de rire en haussant les épaules; mais la pensée me vint que cette scène fournirait un délicieux chapitre à mes impressions de voyage, et je consentis à prendre la médaille comme une pièce de conviction que j'offrirais à ma fiancée. Aussitôt dit et aussitôt fait. On me passe la médaille au cou, non sans peine, car le nœud était trop court et le cordon ne passait pas. Enfin, à force de tirer, j'avais la médaille sur ma poitrine, et je m'écriais avec un éclat de rire : " Ah ! ah ! me voilà catholique, apostolique et romain ! "

C'était le démon qui prophétisait par ma bouche. M. de Bussières triomphait naïvement de sa victoire, et voulut en remporter tous les avantages.

Maintenant, me dit-il, il faut compléter l'épreuve. Il s'agit de réciter matin et soir le Memorare, prière très courte et très efficace, que saint Bernard adressa à la Vierge Marie. – Qu'est-ce que votre Memorare ? m'écriai-je; laissons ces sottises! Car en ce moment je sentais toute mon animosité se renouveler en moi. Le nom de saint Bernard me rappelait mon frère qui avait écrit l'histoire de ce saint, ouvrage que je n'avais jamais voulu lire; et ce souvenir réveillait à son tour tous mes ressentiments contre le prosélytisme, et le jésuitisme, et ceux que j'appelais tartufes et apostats.

Je priai donc M. de Bussières d'en rester là; et, tout en me moquant de lui, je regrettais de n'avoir pas moi-même une prière hébraïque à lui offrir pour que la partie fût égale : mais je n'en avais point et n'en connaissais point.

Cependant mon interlocuteur insista : il me dit qu'en refusant de réciter cette courte prière je rendais l'épreuve nulle, et que je prouvais par cela même la réalité de l'obstination volontaire qu'on reproche aux Juifs.

Je ne voulus point attacher trop d'importance à la chose, et je dis : " Soit !je vous promets de réciter cette prière; si elle ne me fait pas de bien, du moins ne me fera-t-elle pas de mal ! " Et M. de Bussières alla la chercher en m'invitant à la copier. J'y consentis, à la condition, lui répondis-je, " que je vous remettrai ma copie et garderai votre original ". Ma pensée était d'enrichir mes notes de cette nouvelle pièce justificative.

Nous étions donc parfaitement satisfaits l'un et l'autre; notre causerie, en définitive, m'avait paru bizarre, et elle m'amusa. Nous nous séparâmes, et j'allai passer la soirée au spectacle, où j'oubliai et la médaille et le Memorare. Mais en rentrant chez moi, je trouvai un billet de M. de Bussières, qui était venu rendre ma visite, et m'invitait à le revoir avant mon départ. J'avais à lui restituer son Memorare, et devant partir le lendemain, je fis mes malles et mes préparatifs; puis je me mis à copier la prière, qui était conçue en ces propres termes :

" Souvenez-vous, Ô très pieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre secours et demandé votre suffrage, ait été abandonné. Plein d'une pareille confiance, je viens, Ô vierge des Vierges, me jeter entre vos bras, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe, ne dédaignez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. "

J'avais copié machinalement ces paroles de saint Bernard, sans presque aucune attention. J'étais fatigué; l'heure était avancée, et j'avais besoin de prendre du repos.

Le lendemain, 1er janvier, je fis signer mon passeport et achevai les dispositions du départ; mais, chemin faisant, je redisais sans cesse les paroles du Memorare. Comment donc, ô mon Dieu! ces paroles s'étaient-elles si vivement, si intimement emparées de mon esprit ? Je ne pouvais m'en défendre; elles me revenaient sans cesse : je les répétais continuellement, comme ces airs de musique qui vous poursuivent et vous impatientent, et qu'on fredonne malgré soi, quelque effort qu'on fasse.

Vers onze heures, je me rendis chez M. de Bussières pour lui rapporter son inextricable prière. Je lui parlai de mon voyage d'Orient, et il me fournit d'excellents renseignements.

" Mais, s'écria-t-il tout à coup, il est étrange que vous quittiez Rome dans un moment où tout le monde vient assister aux pompes de Saint-Pierre ! Peut-être ne reviendrez-vous jamais, et vous regretterez d'avoir manqué une occasion que tant d'autres viennent chercher avec une si avide curiosité. "

Je lui répondis que j'avais pris et payé ma place; que déjà j'en avais donné avis à ma famille; que des lettres m'attendaient à Palerme; qu'enfin il était trop tard pour changer mes dispositions, et que, décidément, je partirais.

Ce colloque fut interrompu par l'arrivée du facteur, qui apportait à M. de Bussières une lettre de l'abbé Ratisbonne. Il m'en donna connaissance; je la lus mais sans aucun intérêt, car il n'était question dans cette lettre que d'un ouvrage religieux que M. de Bussières faisait imprimer à Paris. Mon frère ignorait d'ailleurs que je fusse à Rome. Cet épisode inattendu devait abréger ma visite, car je fuyais même le souvenir de mon frère.

Cependant, par une influence incompréhensible, je me décidai à prolonger mon séjour à Rome. J'accordais aux instances d'un homme que je connaissais à peine ce que j'avais obstinément refusé à mes amis et à mes camarades les plus intimes.

Quelle était donc, ô mon Dieu ! cette impulsion irrésistible qui me faisait faire ce que je ne voulais pas ? N'était-ce pas la même qui, de Strasbourg, me poussait en Italie, malgré les invitations de Valence et de Paris? La même qui, de Naples, me poussait à Rome, malgré ma détermination d'aller en Sicile ? La même qui, à Rome, à l'heure de mon départ, me força de faire la visite qui me répugnait, tandis que je ne trouvais plus le temps de faire aucune de celles que j'aimais? Ô conduite providentielle ! Il y a donc une mystérieuse influence qui accompagne l'homme sur la route de vie? J'avais reçu à ma naissance le nom de Tobie avec celui d'Alphonse J'oubliai mon premier nom; mais l'ange invisible ne l'oublia point. C'était là le véritable ami que le ciel m'avait envoyé; mais je ne le connaissais pas. Hélas ! il y a tant de Tobies dans le monde qui ne connaissent point ce guide céleste et qui résistent à sa voix !

Mon intention n'était pas de passer le carnaval à Rome; mais je voulais voir le pape; et M. de Bussières m'avait assuré que je le verrais au premier jour à Saint-Pierre. Nous allâmes faire quelques courses ensemble. Nos conversations avaient pour objet tout ce qui frappait nos regards : tantôt un monument, tantôt un tableau, tantôt les mœurs du pays, et à ces divers sujets se mêlèrent toujours les questions religieuses. M. de Bussières les amenait si naïvement, y insistait avec une ardeur si vive, que plus d'une fois dans le secret de ma pensée, je me disais que si quelque chose pouvait éloigner un homme de la religion, c'était l'insistance même qu'on mettait à le convertir. Ma gaieté naturelle me portait à rire des choses les plus graves, et aux étincelles de mes plaisanteries se joignait le feu infernal des blasphèmes auxquels je n'ose plus penser aujourd'hui, tellement j'en suis effrayé.

Et cependant M. de Bussières, tout en m'exprimant sa douleur, demeurait calme et indulgent. Il me dit même une fois : " Malgré vos emportements, j'ai la conviction qu'un jour vous serez chrétien, car il y a en vous un fonds de droiture qui me rassure et me persuade que vous serez éclairé, dût pour cela le Seigneur vous envoyer un ange du ciel. "

– " A la bonne heure, lui répondis-je, car autrement la chose serait difficile. "

En passant devant la Scala Santa, M. de Bussières se prit d'enthousiasme. Il se leva dans sa voiture, et se découvrant la tête, il s'écria avec feu : " Salut, Saint Escalier ! voici un pécheur qui vous montera un jour à genoux ! "

Exprimer ce que produisit sur moi ce mouvement inattendu, cet honneur extraordinaire rendu à un escalier, serait chose impossible. J'en riais comme d'une action tout à fait insensée; et quand plus tard nous traversâmes la délicieuse villa Wolkonski, dont les jardins éternellement fleuris sont entrecoupés par les aqueducs de Néron, j'élevai la voix à mon tour, et je m'écriai en parodiant la première exclamation : " Salut, vraies merveilles de Dieu ! c'est devant vous qu'il faut se prosterner, et non pas devant un escalier ! "

Ces promenades en voiture se renouvelèrent les deux jours suivants, et durèrent une ou deux heures. Le mercredi 19, je vis encore M. de Bussières, mais il semblait triste et abattu. Je me retirai, par discrétion, sans lui demander la cause de son chagrin. Je ne l'appris que le lendemain à midi, dans l'église Saint-André-des-Frères.

Je devais partir le 22, car j'avais de nouveau retenu ma place pour Naples. Les préoccupations de M. de Bussières avaient diminué son ardeur prosélytique, et je pensais qu'il avait oublié sa médaille miraculeuse, tandis que, moi, je murmurais toujours avec une inconcevable impatience l'invocation perpétuelle de saint Bernard.

Cependant, au milieu de la nuit du 19 au 20, je me réveillai en sursaut : je voyais fixe devant moi une grande croix noire d'une forme particulière et sans Christ. Je fis des efforts pour chasser cette image, mais je ne pouvais l'éviter, et je la retrouvais toujours devant moi, de quelque côté que je me tournasse. Je ne pourrais dire combien de temps dura cette lutte. Je me rendormis; et le lendemain, à mon réveil, je n'y pensai plus.

J'avais à écrire plusieurs lettres, et je me rappelle que l'une d'elles, adressée à la jeune sœur de ma fiancée, se terminait par ces mots : que Dieu vous garde !... Depuis, j'ai reçu une lettre de ma fiancée, sous la même date du 20 janvier, et, par une singulière coïncidence, cette lettre finissait par les mêmes mots : que Dieu vous garde !... Ce jour-là était, en effet, sous la garde de Dieu.

Toutefois, si quelqu'un m'avait dit dans la matinée de ce jour : " Tu t'es levé juif et tu te coucheras chrétien " si quelqu'un m'avait dit cela, je l'aurais regardé comme le plus fou des hommes.

Le jeudi 20 janvier, après avoir déjeuné à l'hôtel et porté moi-même mes lettres à la poste, j'allai chez. mon ami Gustave, le piétiste, qui était revenu de la chasse, excursion qui l'avait éloigné pendant quelques jours.

Il était fort étonné de me retrouver à Rome. Je lui en expliquai le motif : c'était l'envie de voir le pape.

" Mais je partirai sans le voir, lui dis-je; car il n'a pas assisté aux cérémonies de la Chaire de saint Pierre, où l'on m'avait fait espérer qu'il se trouverait. "

Gustave me consola ironiquement en me parlant d'une autre cérémonie tout à fait curieuse, qui devait avoir lieu, je crois, à Sainte-Marie-Majeure. Il s'agissait de la bénédiction des animaux. Et sur cela, assauts de calembours et de quolibets tels qu'on peut se les figurer entre un juif et un protestant

Nous nous séparâmes vers onze heures, après nous être donné rendez-vous au lendemain : car nous devions aller examiner ensemble un tableau qu'avait fait notre compatriote, le baron de Lotzbeck. Je me rendis dans un café, sur la place d'Espagne, pour y parcourir les journaux, et je m'y trouvais à peine, quand M. Edmond Humann, le fils du ministre des finances, vint se placer à côté de moi, et nous causâmes très joyeusement sur Paris, les arts et la politique. Bientôt un autre m'aborde, c'était un protestant, M. Alfred de Lotzbeck, avec lequel j'eus une conversation plus futile encore. Nous parlâmes de chasse, de plaisirs, des réjouissances du carnaval, de la soirée brillante qu'avait donnée, la veille, le duc de Torlonia. Les fêtes de mon mariage ne pouvaient être oubliées, j'y invitai M. de Lotzbeck, qui me promit positivement d'y assister.

Si en ce moment (car il était midi), un troisième interlocuteur s'était approché de moi, et m'avait dit : " Alphonse, dans un quart d'heure tu adoreras Jésus-Christ, ton Dieu et ton Sauveur, et tu seras prosterné dans une pauvre église, et tu te frapperas la poitrine aux pieds d'un prêtre, dans un couvent de Jésuites où tu passeras le carnaval pour te préparer au baptême, prêt à t'immoler pour la foi catholique; et tu renonceras au monde, à ses pompes, à ses plaisirs, à ta fortune, à tes espérances, à ton avenir; et, s'il le faut, tu renonceras encore à ta fiancée, à l'affection de ta famille, à l'estime de tes amis, à l'attachement des Juifs et tu n'aspireras plus qu'à suivra Jésus-Christ et à porter sa croix jusqu'à la mort !... " Je dis que si quelque prophète m'avait fait une semblable prédiction, je n'aurais jugé qu'un seul homme plus insensé que lui : c'eût été l'homme qui aurait cru à la possibilité d'une telle folie!

Et cependant, c'est cette folie qui fait aujourd'hui ma sagesse et mon bonheur.

En sortant du café, je rencontre la voiture de M. Théodore de Bussières. Elle s'arrête, et je suis invité à y monter pour une partie de promenade. Le temps était magnifique, et j'acceptai avec plaisir. Mais M. de Bussières me demanda la permission de s'arrêter quelques minutes à l'église Saint-André-des-Frères, qui se trouvait presque à côté de nous, pour une commission qu'il avait à remplir; il me proposa de l'attendre dans la voiture; je préférai sortir pour voir cette église. On y faisait des préparatifs funéraires, et je m'informai du nom du défunt qui devait y recevoir les derniers honneurs. M. de Bussières me répondit : " C'est un de mes amis, le comte de Laferronays; sa mort subite, ajouta-t-il, est la cause de cette tristesse que vous avez dû remarquer en moi depuis deux jours. "

Je ne connaissais pas M. de Laferronays; je ne l'avais jamais vu, et je n'éprouvais d'autre impression que celle d'une peine assez vague que l'on ressent toujours à la nouvelle d'une mort subite. M. de Bussières me quitta pour aller retenir une tribune destinée à la famille du défunt. " Ne vous impatientez pas, me dit-il, en montant au cloître, ce sera l'affaire de deux minutes... "

L'église de Saint-André est petite, pauvre et déserte; je crois y avoir été à peu près seul; aucun objet d'art n'y attirait mon attention. Je promenai machinalement mes regards autour de moi, sans m'arrêter à aucune pensée; je me souviens seulement d'un chien noir qui sautait et bondissait devant mes pas... Bientôt ce chien disparut, l'église tout entière disparut, je ne vis plus rien... ou plutôt, ô mon Dieu ! je vis une seule chose !

Comment serait-il possible d'en parler? Oh ! non, la parole humaine ne doit point essayer d'exprimer ce qui est inexprimable; toute description, quelque sublime qu'elle puisse être, ne serait qu'une profanation de l'ineffable vérité. J'étais là, prosterné, baigné dans mes larmes, le cœur hors de moi-même, quand M. de Bussières me rappela à la vie.

Je ne pouvais répondre à ses questions précipitées; mais enfin je saisis la médaille que j'avais laissée sur ma poitrine; je baisai avec effusion l'image de la Vierge rayonnante de grâce... Oh ! c'était bien elle !

Je ne savais où j'étais; je ne savais si j'étais Alphonse ou un autre; j'éprouvais un si total changement, que je me croyais un autre moi-même... Je cherchais à me retrouver et je ne me retrouvais pas... La joie la plus ardente éclata au fond de mon âme; je ne pus parler; je ne voulus rien révéler; je sentais en moi quelque chose de solennel et de sacré qui me fit demander un prêtre... On m'y conduisit, et ce n'est qu'après en avoir reçu l'ordre positif, que je parlai selon qu'il m'était possible, à genoux et le cœur tremblant.

Mes premiers mots furent des paroles de reconnaissance pour M. de Laferronays et pour l'Archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires. Je savais d'une manière certaine que M. de Laferronays avait prié pour mois; mais je ne saurais dire comment je l'ai su, pas plus que je ne pourrais rendre compte des vérités dont j'avais acquis la foi et la connaissance. Tout ce que je puis dire, c'est qu'au moment du geste, le bandeau tomba de mes yeux; non pas un seul bandeau, mais toute la multitude de bandeaux qui m'avaient enveloppé disparurent successivement et rapidement, comme la neige et la boue et la glace sous l'action d'un brûlant soleil.

Je sortais d'un tombeau, d'un abîme de ténèbres, et j'étais vivant, parfaitement vivant... Mais je pleurais ! je voyais au fond de l'abîme les misères extrêmes d'où j'avais été tiré par une miséricorde infinie; je frissonnais à la vue de toutes mes iniquités, et j'étais stupéfait, attendri, écrasé d'admiration et de reconnaissance... Je pensais à mon frère avec une indicible joie; mais à mes larmes d'amour se mêlèrent des larmes de pitié. Hélas ! tant d'hommes descendent tranquillement dans cet abîme les yeux fermés par !'orgueil ou l'insouciance ! ils y descendent, ils s'engloutissent tout vivants dans les horribles ténèbres !... Et ma famille, ma fiancée, mes pauvres sœurs ! Oh ! déchirante anxiété ! C'est à vous que je pensais, ô vous que j'aime ! c'est à vous que je donnais mes premières prières !... Ne lèverez-vous pas les yeux vers le Sauveur du monde, dont le sang a effacé le péché originel ? Oh ! que l'empreinte de cette souillure est hideuse ! Elle rend complètement méconnaissable la créature faite à 1' image de Dieu.

On me demande comment j'ai appris ces vérités, puisqu'il est avéré que jamais je n'ouvris un livre de religion, jamais je ne lus une page de la Bible, et que le dogme du péché originel, totalement oublié ou nié par les Juifs de nos jours, n'avait jamais occupé un instant ma pensée; je doute même d'en avoir connu le nom. Comment donc suis-je arrivé à cette connaissance ? Je ne saurais le dire. Tout ce que je sais, c'est qu'en entrant à l'église, j'ignorais tout; qu'en sortant, je voyais clair. Je ne puis expliquer ce changement que par la comparaison d'un homme qu'on réveillerait subitement d'un profond sommeil, ou bien par l'analogie d'un aveugle-né qui tout à coup verrait le jour : il voit, mais il ne peut définir la lumière qui l'éclaire et au sein de laquelle il contemple les objets de son admiration. Si on ne peut expliquer la lumière physique, comment pourrait-on expliquer la lumière qui, au fond, n'est que la vérité elle-même ? Je crois rester dans le vrai en disant que je n'avais nulle science de la lettre, mais que j'entrevoyais le sens et l'esprit des dogmes. Je sentais ces choses plus que je ne les voyais, et je les sentais par les effets inexprimables qu'elles produisirent en moi. Tout se passait au-dedans de moi, et ces impressions mille fois plus rapides que la pensée, mille fois plus profondes que la réflexion, n'avaient pas seulement ému mon âme, mais elles l'avaient comme retournée et dirigée dans un autre sens, vers un autre but et dans une nouvelle vie.

Je m'explique mal; mais voulez-vous, Monsieur, que je renferme dans des mots étroits et secs des sentiments que le cœur même peut à peine contenir ?

Quoi qu'il en soit de ce langage inexact et incomplet, le fait positif est que je me trouvais en quelque sorte comme un être nu, comme une table rase... Le monde n'était plus rien pour moi : les préventions contre le christianisme n'existaient plus; les préjugés de mon enfance n'avaient plus la moindre trace; l'amour de mon Dieu avait tellement pris la place de tout autre amour, que ma fiancée elle-même m'apparaissait sous un nouveau point de vue. Je l'aimais comme on aimerait un objet que Dieu tient entre ses mains comme un don précieux qui fait aimer encore davantage le donateur.

Je répète que je conjurai mon confesseur, le R P. de Villefort, et M. de Bussières, de garder un secret inviolable sur ce qui m'était arrivé. Je voulus m'ensevelir au couvent des Trappistes pour ne plus m'occuper que des choses éternelles; et aussi, je l'avoue, je pensais que dans ma famille et parmi mes amis on me croirait fou, qu'on me tournerait en ridicule, et qu'ainsi mieux vaudrait échapper entièrement au monde, à ses propos et à ses jugements.

Cependant les supérieurs ecclésiastiques me montrèrent que le ridicule, les injures, les faux jugements, faisaient partie du calice d'un vrai chrétien; ils m'engagèrent à boire ce calice et m'avertirent que Jésus-Christ avait annoncé à ses disciples des souffrances, des tourments et des supplices. Ces graves paroles, loin de me décourager, enflammèrent ma joie intérieure; je me sentais prêt à tout, et je sollicitais vivement le baptême. On voulut le retarder : " Mais, quoi! m'écriai-je, les Juifs qui entendirent la prédication des Apôtres furent immédiatement baptisés, et vous voulez m'ajourner, après que j'aie entendu la reine des apôtres ! " Mes émotions, mes désirs véhéments, mes supplications touchèrent les hommes charitables qui m'avaient recueilli, et l'on me fit la promesse, à jamais bienheureuse, du baptême !

Je ne pouvais presque pas attendre le jour fixé pour la réalisation de cette promesse tellement je me voyais difforme devant Dieu ! Et cependant que de bonté, que de charité ne m'a-t-on pas témoigné pendant les jours de ma préparation? J'étais entré au couvent des Pères Jésuites pour vivre dans la retraite, sous la direction du R P. de Villefort, qui nourrissait mon âme de tout ce que la parole divine a de plus suave et de plus onctueux. Cet homme de Dieu n'est pas un homme : c'est un cœur, c'est une personnification de la céleste charité ! Mais à peine avais-je les yeux ouverts que je découvris autour de moi bien d'autres hommes de ce même genre, dont le monde ne se doute pas. Mon Dieu, que de bonté, que de délicatesse et de grâce dans le cœur de ces vrais chrétiens ! Tous les soirs, pendant ma retraite, le vénérable supérieur général des jésuites venait lui-même jusqu'à moi, et versait dans mon âme un baume du ciel. Il me disait quelques mots et ces mots semblaient s'ouvrir et grandir en moi à mesure que je les écoutais, et ils me remplissaient de joie, de lumière et de vie.

Ce prêtre, si humble et à la fois si puissant, aurait pu ne point me parler, car sa seule vue produisait en moi l'effet de la parole; son souvenir aujourd'hui encore suffit pour me rappeler la présence de Dieu et allumer la plus vive reconnaissance. Je n'ai point de termes pour exprimer cette reconnaissance; il me faudrait un cœur bien autrement vaste, et cent bouches pour dire quel amour je ressens pour ces hommes de Dieu, pour M. Théodore de Bussières, qui a été l'ange de Marie, pour la famille de Laferronays, à laquelle je porte une vénération et un attachement au-dessus de toute expression !

Le 31 janvier arriva enfin, et ce ne sont plus quelques âmes, mais toute une multitude d'âmes pieuses et charitables qui m'enveloppèrent en quelque sorte de tendresse et de sympathie ! Combien je voudrais les connaître et les remercier ! Puissent-elles toujours prier pour moi, comme je prie pour elles !

Ô Rome ! quelle grâce j'ai trouvée dans ton sein ! La mère de mon Sauveur avait tout disposé d'avance, car elle avait fait venir là un prêtre français pour me parler ma langue maternelle au moment solennel du baptême; c'est M. Dupanloup, dont le souvenir se rattachera toute ma vie aux émotions les plus vives que j'ai éprouvées. Heureux ceux qui l'ont entendu ! Car les échos de cette puissante parole, qu'on a répétée plus tard, ne rendront jamais l'effet de la parole elle-même. Oh ! oui, je sentais qu'elle était inspirée par celle-là même qui faisait l'objet du discours.

Je ne rapporterai point les choses qui regardent mon baptême, ma confirmation et ma première communion, grâces ineffables que j'ai toutes reçues en ce même jour des mains de S. E. Le cardinal Patrizzi, vicaire de Sa Sainteté.

J'aurais trop à vous dire si je m'abandonnais à vous rendre mes impressions, si je redisais ce que j'ai vu, entendu et ressenti, si je rappelais surtout la charité qui m'a été prodiguée. Je nommerai seulement ici l'Éminentissime cardinal Mezzofanti... Le Seigneur a doté cet illustre personnage du don des langues, comme une récompense accordée à un cœur qui se fait tout à nous.

Une dernière consolation m'était réservée.

Vous vous rappelez quel était mon désir de voir le Saint-Père, désir ou plutôt curiosité qui m'avait retenu à Rome. Mais j'étais loin de me douter dans quelles circonstances ce désir se réaliserait. C'est en qualité d'enfant nouveau-né de l'Église que je fus présenté au Père de tous les fidèles. Il me semble que dès mon baptême j'éprouvai pour le souverain pontife les sentiments de respect et d'amour d'un fils. J'étais donc bien heureux quand on annonça que je serais conduit à cette audience sous les ailes du R. P. général des Jésuites; mais pourtant je tremblais, car je n'avais jamais paru devant les grands du monde, et ces grands me paraissaient alors bien petits en comparaison de cette vraie grandeur. J'avoue que toutes les majestés du monde me semblaient concentrées sur celui qui possède ici-bas la puissance de Dieu, sur le pontife qui, par une succession non interrompue, remonte à saint Pierre et au grand-prêtre, Aaron, le successeur de Jésus-Christ lui-même, dont il occupe la chaire inébranlable !

Je n'oublierai jamais la crainte et les battements de cœur qui m'oppressaient en entrant au Vatican, en traversant tant de vastes cours, tant de salles imposantes qui conduisent au sanctuaire du Pontife. Mais toutes ces anxiétés tombèrent et firent place à la surprise et à l'étonnement, quand je le vis lui-même si simple, si humble et si paternel ! Ce n'était point un monarque, mais un père dont la bonté extrême me traitait comme un enfant bien-aimé.

Mon Dieu ! en sera-t-il ainsi au dernier jour, quand il faudra paraître devant vous pour rendre compte des grâces reçues ? On tremble à la pensée des grandeurs de Dieu, et l'on redoute sa justice; mais à la vue de sa miséricorde, la confiance renaîtra sans doute, et avec la confiance, un amour et une reconnaissance sans bornes.

Reconnaissance ! telle sera désormais ma loi et ma vie ! Je ne puis l'exprimer en paroles, mais je tâcherai de l'exprimer par mes actes.

Les lettres de ma famille me rendent toute ma liberté; cette liberté, je la consacre à Dieu, et je la lui offre dès à présent, avec ma vie entière, pour servir l'église et mes frères, sous la protection de Marie !

DÉCRET constatant la conversion miraculeuse de MARIE-ALPHONSE RATISBONNE

Au nom de Dieu. Ainsi soit-il.

L'an de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ mil huit cent quarante-deux, de l'indiction romaine le quinzième, la douzième année du pontificat de N. S. P. le pape Grégoire XVI, le troisième jour de juin.

En présence de l'éminentissime et révérendissime seigneur Constantin, cardinal Patrizzi, vicaire général de N. S. P. le pape, dans la ville de Rome, juge ordinaire de la cour romaine et de son ressort, a comparu le révérendissime François Anivitti, promoteur fiscal près le tribunal du vicariat, spécialement délégué par l'éminentissime et révérendissime cardinal vicaire, à l'effet de rechercher et d'examiner les témoins relativement à la vérité et à l'authenticité de la merveilleuse conversion du judaïsme à la religion catholique, qu'a obtenue par l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie, Alphonse-Marie Ratisbonne, de Strasbourg, âgé de vingt-huit ans, alors à Rome, lequel promoteur déclare s'être appliqué à satisfaire, avec toute la sollicitude et le zèle dont il est capable, au devoir dont il a été chargé, et qu'il a accepté avec empressement; il dit avoir soumis à un examen formel des témoins, au nombre de neuf, qui tous, juridiquement interpellés, ont montré, dans leur récit plein de sincérité, une unanimité merveilleuse en tout ce qui se rapporte, soit à la substance du fait, soit aux résultats de cet admirable événement. C'est pourquoi il assure qu'il s'est convaincu qu'il ne reste rien à désirer pour reconnaître ici le caractère d'un véritable miracle. Toutefois il remet la décision complète de l'affaire à son éminence révérendissime, qui, après avoir vu et examiné les actes, les interrogatoires et documents, daignera intervenir, par un décret définitif, selon qu'elle le jugera expédient dans le Seigneur.

En conséquence, après avoir entendu le rapport, et pris connaissance du procès; vu les interrogatoires des témoins, leurs réponses et renseignements; les ayant considérés avec attention et maturité; après avoir recueilli les avis des théologiens et d'autres personnages pieux, suivant la forme indiquée par le concile de Trente (session 25, de l'invocation et de la vénération des saints, de leurs reliques et des saintes images), l'éminentissime et révérendissime cardinal vicaire de la ville a dit, prononcé et définitivement déclaré qu'il constate pleinement du vrai et insigne miracle opéré par le Dieu très bon et très grand, par l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie, dans la conversion instantanée et parfaite d'Alphonse-Marie Ratisbonne du judaïsme Et, parce qu'il est honorable de révéler et de confesser les œuvres de Dieu (Tobie, 12, 7), son Éminence daigne permettre qu'à la plus grande gloire de Dieu, et pour accroître la dévotion des fidèles envers la bienheureuse Vierge Marie, la relation de ce miracle insigne puisse être imprimée et publiée, et qu'elle ait autorité.

Donné au palais de son éminentissime et révérendissime cardinal vicaire de la ville, et juge ordinaire, les jours, mois et an que dessus.

Conforme à l'original.
C., Carclin, vicaire.
Cam. Diamilla, notaire député. Joseph, chan.; Tarnassi, sec.



NEUVAINE IRRÉSISTIBLE
AU COEUR SACRÉ DE JÉSUS

I - O Jésus, qui avez dit: " En vérité, je vous le dis, demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira !" voici que je frappe, je cherche et je demande la grâce ......
Pater, Ave, Gloria,
Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

II - O Jésus, qui avez dit: " En vérité, je vous le dis, tout ce que vous demanderez à mon Père en mon Nom, il vous l'accordera ! " voici qu'en votre Nom je demande la grâce ....
Pater, Ave, Gloria,
Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

III - 0 Jésus, qui avez dit: " En vérité, je vous le dis, le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point ! " voici qu'en m'appuyant sur l'infaillibilité de vos saintes paroles je demande la grâce ...
Pater, Ave, Gloria,
Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance et j'espère en vous.

PRIÈRE: O Cœur Sacré de Jésus, à qui il est impossible de ne pas avoir compassion des malheureux, ayez pitié de nous, pauvres pécheurs, et accordez-nous la grâce que nous vous demandons, par l'intercession du Cœur Immaculé de Marie, notre tendre Mère.

Saint Joseph, père adoptif du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.
Salve Regina

N.B. - Padre Pio disait chaque jour cette neuvaine pour tous ceux qui se recommandaient à ses prières. Les fidèles sont donc eux aussi invités à la dire chaque jour afin de s'unir spirituellement aux prières du Padre.

PRIÈRE POUR OBTENIR LA BÉATIFICATION
DE PADRE PIO

O Jésus, plein de grâce et de miséricorde,
victime pour les pécheurs,
qui, pour l'amour de nos âmes, voulus mourir sur la croix,
je Te prie humblement de glorifier aussi sur cette terre
le serviteur de Dieu,
Padre Pio de Pietrelcina,
qui, en participant généreusement à Tes souffrances,
T'aima d'un grand amour et se prodigua sans compter
pour la gloire de Ton Père et pour le bien des âmes.
Je Te supplie de bien vouloir m'accorder par son intercession,
la grâce ..... que je désire ardemment.

Trois Gloire au Père

PRIÈRE COMPOSÉE PAR PADRE PIO
à réciter après la communion


RESTEZ avec moi, Seigneur, car il est nécessaire de Vous avoir présent pour ne pas Vous oublier. Vous savez avec quelle facilité je Vous abandonne.
RESTEZ avec moi, Seigneur, parce que je suis faible et j'ai besoin de Votre force pour ne pas tomber si souvent.
RESTEZ avec moi, Seigneur, parce que Vous êtes ma vie, et, sans Vous, je suis sans ferveur.
RESTEZ avec moi, Seigneur, parce que Vous êtes ma lumière, et, sans Vous, je suis dans les ténèbres.
RESTEZ avec moi, Seigneur, pour me montrer Votre volonté.
RESTEZ avec moi. Seigneur, pour que j'entende Votre voix et Vous suive.
RESTEZ avec moi. Seigneur, parce que je désire Vous aimer beaucoup et être
toujours en Votre compagnie.
RESTEZ avec moi, Seigneur, si Vous voulez que je Vous sois fidèle.
RESTEZ avec moi, Jésus, parce que, si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Vous un lieu de consolation, un nid d'amour.
RESTEZ avec moi, Jésus, parce qu'il se fait tard et que le jour décline... c'est-à-dire
que la vie passe, la mort, le jugement, l'éternité approchent et il est nécessaire de refaire mes forces pour ne pas m'arrêter en chemin et, pour cela, j'ai besoin de Vous. Il se fait tard et la mort approche. Je crains les ténèbres, les tentations, les sécheresses, les croix, les peines, et combien j'ai besoin de Vous, mon Jésus, dans cette nuit de l'exil.
RESTEZ avec moi, Jésus, parce que, dans cette nuit de la vie et des dangers, j'ai besoin de Vous. Faites que je Vous reconnaisse comme vos disciples à la fraction du pain, c'est-à-dire que la communion eucharistique soit la lumière qui dissipe les ténèbres, la force qui me soutienne et l'unique joie de mon cœur.
RESTEZ avec moi. Seigneur, parce qu'à l'heure de la mort, je veux rester uni à VOUS, sinon par la communion, du moins par la grâce et l'amour.
RESTEZ avec moi. Jésus, je ne vous demande pas les consolations divines parce que je ne les mérite pas, mais le don de Votre présence, oh! oui, je Vous le demande.
RESTEZ avec moi. Seigneur. C'est Vous seul que je cherche, Votre amour, Votre grâce, Votre volonté, Votre Cœur, Votre Esprit, parce que je Vous aime et ne demande pas d'autre récompense que de Vous aimer davantage. D'un amour ferme, pratique. Vous aimer de tout mon cœur, sur la terre, pour continuer à Vous aimer parfaitement pendant toute l'éternité.
Ainsi soit-il.

CASA DI PADRE PIO
C.P. 231 - St-.Rémi - JOL 2LO - (Québec) Canada







PRIÈRE DE LA VIERGE

" Auguste Reine des cieux, souveraine Maîtresse des Anges, vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez vos Légions saintes, pour que, sous vos ordres, et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme "

Qui est comme Dieu?

0 bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.

0 divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.

Saints Anges et Archanges défendez-nous, gardez-nous.

Prière indulgenciée par Pie X, le 8 juillet 1908.

Texte authentique de la prière dictée par Notre-Dame au Père Cestac, le 13 janvier 1864.

HISTORIQUE DE LA PRIÈRE

" Le 13 janvier 1864, une âme*, accoutumée aux bontés de la très Sainte Vierge, fut subitement frappée comme d'un rayon de clarté divine. Elle crut voir les démons répandus sur la terre, y causant des ravages inexprimables. En même temps, elle eut une vue d'élévation vers la très Sainte Vierge. Cette bonne Mère lui aurait dit qu'en effet les démons étaient déchaînés dans le monde, et que l'heure était venue de la prier comme Reine des anges, et de lui demander d'envoyer les Légions saintes pour combattre et terrasser les puissances de l'enfer. "

" Ma Mère, dit cette âme, vous qui êtes si bonne, ne pourriez-vous pas les envoyer sans qu'on vous le demande? - Non, répondit ta très Sainte Vierge, la prière est une condition posée par Dieu même pour l'obtention des grâces - Eh bien! ma Mère, reprit l'âme, voudriez-vous m'enseigner vous-même comment il faut vous prier? - Et elle crut recevoir de la très Sainte Vierge, la prière: Auguste Reine. "

" Mon premier devoir, écrit l'abbé Cestac, fut de présenter cette prière à Mgr Lacroix, évêque de Bayonne, qui daigna l'approuver. Ce devoir accompli, j'en fis tirer 500.000 exemplaires; j'eus soin de les envoyer partout ".

"Nous ne devons pas oublier de dire que, lors de la première impression, les presses se brisèrent par deux fois".

Imprimatur Cameraci (Cambrai), die 26 februarii 1912 - A. Massart, vic. gén.

*Cette âme, c'est le père Louis Cestac ( 1868), Témoignage de la Mère Marie François de Paule (Gracieuse Bodin), première Supérieure Générale de la Congrégation des " Servantes de Marie " dont le père fut le fondateur (Anglet - B -P)




LE SCAPULAIRE

Il est très important de porter le scapulaire. N'allez pas croire que ce soit une dévotion dépassée et arriérée. Le démon en connaît bien la valeur et il invente toutes sortes de tromperies pour empêcher les catholiques de porter le scapulaire.

C'est la Très Sainte Vierge elle-même qui a demandé de porter le scapulaire du Mont-Carmel. Elle l'a demandé à saint Simon Stock. À Fatima, la Vierge s'est présentée avec le scapulaire.

Le scapulaire, c'est l'habit du consacré à Marie, dit Lucie de Fatima.

Promesses de la Sainte Vierge

1. Quiconque meurt revêtu de ce scapulaire n'ira pas en enfer.

2. Ils seront délivrés du purgatoire, le premier samedi après leur mort, s'ils gardent la chasteté de leur état et s'ils récitent le Petit Office de la Sainte Vierge chaque jour. La récitation du Petit Office peut être remplacée par la récitation du chapelet (5 dizaines) si l'on en demande la permission à un prêtre.

3. Ils seront protégés durant leur vie terrestre contre les dangers de l'âme et du corps.

Tout catholique, sans exception, devrait tenir à garder sur soi cette garantie de salut et ce gage de protection mariale, dont la plupart des gens âgés ont été revêtus au jour béni de leur Première Communion.

Les personnes qui n'auraient pas été reçues du scapulaire n'ont qu'à s'adresser à un prêtre pour se le faire imposer.

Si une personne a négligé de porter son scapulaire depuis plusieurs années, elle peut le reprendre sans se faire recevoir de nouveau, à condition de ne pas l'avoir mis de côté par mépris.

Le prêtre bénit le premier scapulaire qu'il nous impose. Cette bénédiction compte pour tous les scapulaires de rechange. On n'a donc pas besoin de faire bénir les nouveaux scapulaires.

Pour éloigner les fléaux de notre pays, accomplissons les demandes de la Très Sainte Vierge. Disons le chapelet et portons le scapulaire.

Ce sont les deux premiers devoirs à accomplir pour bâtir le Royaume de l'Immaculée sur la terre.

Tous les Papes ont attaché des indulgences au scapulaire et encore, depuis le Concile, le Pape Paul VI a renouvelé les indulgences en faveur du scapulaire.

Le 16 juillet est la fête de
Notre-Dame du Mont-Carmel, patronne du scapulaire.




LES QUINZE PROMESSES
de Notre-Dame du Saint-Rosaire, à saint Dominique
et au bienheureux Alain de la Roche

"Je désire attirer votre attention sur le Rosaire. Il est ma prière préférée. Prière merveilleuse! Merveilleuse dans sa simplicité et sa profondeur. En elle, nous redisons plusieurs fois les paroles que la Vierge Marie entendit de l'archange et de sa cousine Elisabeth. L'Église s'associe à ces paroles."
Jean-Paul II - Angelus du 29 octobre 1978


1. Celui qui persévérera dans la récitation de mon Rosaire, recevra toutes les grâces qu'il me demandera.
2. Je promets ma très spéciale protection et de grands bienfaits à ceux qui réciteront dévotement mon Rosaire.
3. Le Rosaire sera un bouclier puissant contre l'enfer, détruira les vices, délivrera du péché, abattra l'hérésie.
4. Le Rosaire fera germer les vertu et obtiendra aux âmes la miséricorde divine; il substituera dans les cœurs l'amour de Dieu à l'amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d'âmes se sanctifieront ainsi!
5. Celui qui se confie à moi par le Rosaire ne périra pas.
6. Celui qui récitera pieusement mon Rosaire en méditant ses mystères ne mourra pas de mauvaise mort; pécheur, il se convertira; juste, il persévérera dans la grâce et en tout cas il sera admis à la vie éternelle.
7. Les vrais dévots de mon Rosaire ne mourront pas sans le secours de l'Église.
8. Je veux qui tous ceux qui récitent mon Rosaire trouvent dans leur vie et à leur mort lumière et plénitude de grâces, et qu'ils participent aux mérites des bienheureux.
9. Je délivrerai promptement du purgatoire les âmes dévotes au Rosaire.
10. Les vrais fils de mon Rosaire jouiront au ciel d'une gloire singulière.
11. Tout ce qu'on demandera par le Rosaire, on l'obtiendra.
12. J'assisterai en tous leurs besoins ceux qui propageront mon Rosaire.
13. J'ai obtenu de mon Fils que les confrères du saint Rosaire aient pour frères en la vie et en la mort les saints du ciel.
14. Ceux qui récitent mon Rosaire sont mes fils bien-aimés, les frères de Jésus-Christ.
15. La dévotion du saint Rosaire est un signe évident de prédestination.


Souvenez-vous

(Prière de saint Bernard)

Souvenez-vous, ô très pieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection et imploré vos suffrages aient été abandonnés. Animé d'une pareile confiance, ô Vierge des vierges, ma Mère, je recours à vous, gémissant sous le poids de mes péchés. Je me prosterne à vos pieds, ô Mère du Verbe incarné, ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Ainsi soit-il


Consécration à la Sainte Vierge

Je vous choisis aujourd'hui, ô Marie, en présence de toute la cour céleste pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre, en qualité d'esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, Vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et dans l'éternité.
Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge
Saint Louuis-Marie Grignion de Montfort


Saint Michel archange

Défendez-nous dans le combat et soyez notre protecteur contre la méchanceté
et les embûches du démon. Que Dieu lui commande, nous vous en supplions;
et vous, prince de la milice céleste, par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan et les autres esprits mauvais
qui parcourent le monde pour la perte des âmes. Amen.


PRIÈRE À JÉSUS CRUCIFIÉ

Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et vous conjure avec toute la ferveur de mon âme de daigner imprimer dans mon coeur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une très ferme volonté de m'en corriger; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous appliquait déjà en les mettant dans votre bouche, ô bon Jésus: "Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os".

Pater, Ave, Gloria Patri

On gagne une indulgence plénière si, avant ou après la communion, on récite cette prière devant une image de Jésus cricifié et si l'on y ajoute un Pater, un Ave, un Gloria Patri (ou toute autre prière) aux intentions du Souverain Pontife. On gagne de plus, en tout temps, une indulgence de dix ans chaque fois.
(Pie VII, 1821)


ANIMA CHRISTI (Prière de St Ignace)

Âme de Jésus-Christ, sanctifiez-moi,
Corps de Jésus-Christ, sauvez-moi,
Sang de Jésus-Christ, enivrez-moi
Eau du côté de Jésus-Christ, purifiez-moi,
Passion de Jésus-Christ, fortifiez-moi,
Ô bon Jésus, exaucez-moi,
Dans vos divines plaies, cachez-moi,
D'être séparé de vous, préservez-moi,
De la malice de Satan, défendez-moi,
À l'heure dernière, appelez-moi,
De venir à vous, commandez-moi
Afin que je vous loue avec vos saints,
Dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Indulgence de 7 ans après la communion, plénière une fois par mois.
(Pie IX, 1854)


Indulgence de 300 jours, chaque fois que l'on dit cette oraison jaculatoire.


Prière à saint Jude

Ô GLORIEUX apôtre saint Jude, fidèle serviteur et ami de Jésus, l'Église vous honore et vous invoque universellement comme patron des cas désespérés. Priez pour moi si malheureux. Je vous en supplie du plus profond de mon coeur, servez-vous en ma faveur du grand privilège que vous avez d'apporter un secours visible et rapide à ceux qui vous invoquent.
Venez à mon secours et soulagez ma misère. Obtenez-moi l'aide et la grâce du Bon Dieu dans toutes mes difficultés et en particulier ......(demandes particulières). Faites en sorte que je sois du nombre des élus et obtienne le salut éternel.
Je vous promets, ô saint Jude, de me souvenir toujours de la grande faveur que vous m'accorderez. Toujours je vous honorerai comme mon patron et mon protecteur. En signe de reconnaissance, je ferai tout en mon pouvoir pour développer votre dévotion et vous faire connaître comme le patron des causes désespérées. Amen.

N.B. De nombreuses faveurs insignes ont déjà été obtenues par l'intercession de saint Jude.




Salutations de saint Jean Eudes
à saint Joseph

Je vous salue, Joseph, image de Dieu
le Père;
Je vous salue, Joseph, père de Dieu
le Fils;
Je vous salue, Joseph, Temple du
Saint-Esprit;
Je vous salue, Joseph, bien-aimé de
la très sainte Trinité;
Je vous salue, Joseph, très digne
époux de la Vierge Marie;
Je vous salue, Joseph, protecteur
de la Sainte Église;
Je vous salue, Joseph,
gardien de tous ceux qui ont embrassé
la sainte virginité;
Je vous salue, Joseph,
fidèle observateur du silence sacré;.
Je vous salue, Joseph, amant de la
sainte pauvreté;
Je vous salue, Joseph,
modèle de douceur et de patience;
Je vous salue, Joseph,
miroir d'humilité et d'obéissance.

Bénis soient vos yeux
qui ont vu ce vous avez vu!
Bénies soient vos oreilles
qui ont entendu ce que vous avez entendu!
Bénies soient vos mains
qui ont touché le Verbe fait chair!
Bénis soient vos bras
qui ont porté Celui qui porte toutes choses!
Bénis soit votre poitrine
sur laquelle le Fils de Dieu a pris un doux repos!
Béni soit votre cœur
embrasé pour Lui du plus ardent amour!
Béni soit le Père éternel
qui vous a choisi!
Béni soit le Fils
qui vous a aimé!
Béni soit le Saint-Esprit
qui vous a sanctifié!
Bénie soit Marie, votre épouse,
qui vous a chéri comme un époux
et comme un frère!
Béni soit l'Ange
qui vous a servi de gardien!
Bénis soient à jamais
tous ceux qui vous aiment et qui vous bénissent!
Ainsi soit-il.

Prière à saint Joseph

Ô saint Joseph, dont la protection est si grande, si forte, si prompte devant le trône de Dieu, je place en toi tout mon intérêt et tous mes désirs. Ô saint Joseph, viens à mon aide par ta puissante intercession et obtiens pour moi de ton divin Fils toutes les faveurs spirituelles, par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Afin qu'ayant engagé ici-bas ta puissance céleste, je puisse offrir ma reconnaissance et rendre hommage au plus aimant des Pères.
Ô saint Joseph, je ne me lasse jamais de te contempler avec Jésus endormi dans tes bras; je n'ose m'approcher alors qu'Il repose contre to coeur. Serre-Le contre toi en mon nom, embrasse pour moi son doux Visage et demande-Lui de me rendre ce baiser à mon dernier soupir. Saint Joseph, patron des mourants, prie pour moi.

Prière de saint François de Sales
à saint Joseph

GLORIEUX Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre protection paternelle, nous vous en supplions par le cœur de Jésus-Christ. O vous, dont la puissance infinie s'étend à toutes nos nécessités et sait nous rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants. Dans l'embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance; daignez prendre sous votre charitable conduite cette affaire importante et difficile, cause de nos inquiétudes. Faites que son heureuse issue tourne à la gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. Ainsi soit-il.

Litanies de saint Joseph

SEIGNEUR, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous Fils,
Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous
Saint Joseph
Illustre descendant de David
Lumière des Patriarches
Époux de la Mère de Dieu
Chaste gardien de la Vierge
Père nourricier du Fils de Dieu
Zélé défenseur de Jésus
Chef de la Sainte Famille
Joseph très juste
Joseph très chaste
Joseph très prudent
Joseph très courageux
Joseph très obéissant
Joseph très fidèle
Miroir de patience
Amant de la pauvreté
Modèle des travailleurs
Gloire de la vie de famille
Gardien des Vierges
Soutien des familles
Consolation des malheureux
Espérance des malades
Patron des mourants
Terreur des démons
Protecteur de la Sainte Église

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
ayez pitié de nous, Seigneur.

V. Dieu l'a établi maître de sa maison.
R. Et dispensateur de tous ses biens.

Prions: 0 Dieu, qui, dans votre Providence ineffable, avez choisi le bienheureux Joseph pour époux de votre sainte Mère, faites que nous méritions d'avoir pour intercesseur dans le ciel celui que nous vénérons sur la terre comme notre protecteur. Nous vous en supplions, Seigneur, qui vivez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Hymne de supplique

Salut, Joseph, gardien pieux,
Époux de la Vierge Marie,
Éducateur hors pair.

Par ta prière soit donné le salut,
Soit pardonnée la faute
A l'âme pécheresse.

Que nous soyons libérés par toi,
De toutes les peines si méritées
Par tant de crimes coupables.

Que soit obtenue par toi
Toute grâce implorée par nous,
Surtout pour l'âme le salut.

Que la prière unisse un jour
Nos âmes aux esprits bienheureux
Dans l'éternelle patrie.

Que tous les cœurs qui sont troublés
Soient délivrés par la prière
De toutes leurs angoisses.

Que la prière auprès du Christ
Procure à l'univers la paix,
Aux infirmes la santé.

Joseph, grand fils du Roi David,
Oh ! pense au jour du jugement,
A ceux qui croient au Christ.

Supplie l'unique Sauveur de tous
Qu'Il vienne nous délivrer
Au temps de notre mort.

Protège-nous en cette vie
Et fais jouir les trépassés
Du ciel des bienheureux.

Ainsi soit-il.

Prière à saint Joseph
(surtout pour le mois du Rosaire)

Nous recourons à vous dans nos tribulations, ô bienheureux Joseph, et après avoir imploré le secours de votre très sainte Épouse, nous sollicitons avec confiance votre protection. Par l'affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu, par l'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant-Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté le peuple que Jésus-Christ s'est acquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins. Protégez, ô très sage gardien de la Sainte Famille, la race élue de Jésus-Christ; préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d'erreur et de corruption; assistez-nous du haut du ciel, ô notre très puissant libérateur, dans notre combat contre le prince des ténèbres; et de même que vous avez arraché autrefois l'Enfant-Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la Sainte Église de Dieu des pièges de l'ennemi et de toute adversité. Accordez-nous votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par votre exemple et par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du ciel. Ainsi soit-il.

Prière méditative en l'honneur des sept douleurs
et allégresses de saint Joseph
(pour obtenir la grâce d'une sainte vie et d'une bonne mort)

1. 0 très chaste époux de Marie, glorieux saint Joseph, autant furent grandes la douleur et l'angoisse de votre cœur, lorsque vous avez cru devoir vous séparer de votre épouse sans tache, autant fut vive l'allégresse que vous avez éprouvée quand l'ange vous révéla le mystère de l'Incarnation. Nous vous supplions, par cette douleur et cette allégresse, de daigner consoler nos âmes maintenant et dans nos derniers moments, en nous obtenant la grâce de mener une vie sainte et de mourir d'une mort semblable à la vôtre, entre les bras de Jésus et de Marie. Pater, Are, Gloria.

2. 0 très heureux patriarche, glorieux saint Joseph, qui avez été élevé à l'éminente dignité de père putatif du Verbe fait chair, la douleur que vous avez éprouvée en voyant naître l'Enfant-Jésus dans une si grande pauvreté, se changea bientôt en une joie céleste, lorsque vous pouviez contempler et embrasser Jésus et que vous avez entendu, par les bergers, le récit du chant des anges et des glorieux événements de cette nuit resplendissante. Nous vous supplions, par cette douleur et cette allégresse, de nous obtenir, après le cours de cette vie, la grâce d'être admis à entendre les saints cantiques des anges et à jouir de l'éclat de la gloire céleste. Pater, Ave, Gloria.

3. 0 modèle parfait de soumission aux lois divines, glorieux saint Joseph, la vue du sang précieux, que le Rédempteur-Enfant répandit dans sa circoncision, perça votre cœur de douleur; mais l'imposition du nom de Jésus le ranima en vous remplissant de consolation. Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, qu'après avoir extirpé tous nos vices pendant la vie, nous puissions mourir avec joie en invoquant de cœur et de bouche le très saint nom de Jésus. Pater, Ave, Gloria.

4. O saint très fidèle, à qui furent communiqués les mystères de notre rédemption, glorieux saint Joseph, si la prophétie de Siméon vous causa une douleur mortelle en vous apprenant ce que Jésus et Marie allaient souffrir, elle vous remplit aussi d'un saint contentement, à cause du salut et de la glorieuse résurrection qui s'ensuivraient, selon ces mêmes prédictions, en faveur d'innombrables âmes. Par cette douleur et cette allégresse, demandez pour nous que nous soyons du nombre de ceux qui, par les mérites de Jésus et l'intercession de la Vierge Mère, ressusciteront glorieusement. Pater, Ave, Gloria.

5. O très vigilant gardien du Fils de Dieu fait homme, glorieux saint Joseph, combien vous avez souffert pour servir le Fils du Dieu Très-Haut, particulièrement pendant la fuite en Égypte, mais combien aussi vous avez joui d'avoir toujours avec vous le Fils de Dieu et de voir tomber par terre les idoles des Égyptiens! Par cette douleur et cette allégresse, obtenez-nous que nous sachions tenir loin de nous le tyran infernal, surtout par la fuite des occasions dangereuses; que nous méritions de voir tomber de nos cœurs toutes les idoles des affections terrestres et qu'entièrement consacrés au service de Jésus et de Marie nous ne vivions plus que pour eux et que nous ayons une mort heureuse. Pater, Ave, Gloria.

6. O ange de la terre, glorieux saint Joseph, qui avez vu avec admiration le Roi du ciel soumis à vos ordres, si la consolation que vous avez éprouvée en le ramenant d'Égypte fut troublée par la crainte d'Archelaüs, vous avez été cependant rassuré par l'ange et vous avez demeuré avec joie à Nazareth dans la compagnie de Jésus et de Marie. Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, que nous soyons dégagés de toute crainte nuisible, afin de pouvoir jouir de la paix de conscience, de vivre en sécurité dans l'union avec Jésus et Marie et enfin de mourir dans leur société. Pater, Ave, Gloria.

7. O modèle de toute sainteté, glorieux saint Joseph, qui, ayant perdu l'Enfant-Jésus sans qu'il y eût de votre faute, le cherchiez pendant trois jours avec une grande douleur jusqu'au moment, où vous éprouvâtes la plus grande joie en le retrouvant dans le temple au milieu des docteurs. Nous vous supplions du fond du cœur, par cette douleur et cette allégresse, de daigner employer votre crédit auprès de Dieu, afin qu'il ne nous arrive jamais de perdre Jésus par le péché mortel et que, si ce malheur extrême nous arrivait, nous le cherchions de nouveau avec une douleur infatigable jusqu'à ce que nous le retrouvions favorable, surtout au moment de la mort, afin d'entrer au ciel pour jouir de lui et bénir éternellement avec vous ses in finies miséricordes. Pater, Ave, Gloria.

Prière à saint Joseph
pour obtenir l'amour de la vie intérieure

SAINT Joseph, vous avez vécu dans une si grande intimité avec le Verbe fait chair, avec le Verbe par Lequel toutes choses ont été faites et par Lequel, s'étant fait chair, toutes choses ont été restaurées dans leur principe. Ce Verbe vit dans nos cœurs créés, sauvés, sanctifiés par Lui dans l'Esprit-Saint à la gloire du Père. Il parle en nous au Père. Il agit en nous par l'Esprit-Saint. Par nous, Il voudrait saisir ce monde, le sanctifier et le porter vers sa glorification. Le Verbe est en nous, qui sommes devenus ses membres au baptême. Mais nous Le connaissons si peu. Nous L'oublions tellement. Nous pérégrinons si souvent loin de Lui. L'extérieur nous domine, nous accapare, nous obscurcit parce que nous ne vivons pas du Verbe qui est en nous. Ainsi, au lieu de dominer avec amour ce monde pour le porter vers le Père, nous nous laissons dominer par le monde pour être entraînés loin de Dieu.

Saint Joseph, l'Évangile nous montre combien la foi a illuminé le regard de votre âme. Toutes vos actions, telles que la Révélation les montre, partent d'un silence profond qui écoute respectueusement ce que Dieu vous dit, partent d'une réflexion calme qui considère et juge et décide devant Dieu, partent d'une âme parfaitement pacifiée en Dieu. L'extérieur chez vous est le miroir vrai, le résultat logique, la suite fidèle de la vie intérieure. Vous viviez de Dieu, de ce Dieu devenu visible, qui vous conduisait de l'intérieur pour se laisser conduire par votre main. Toute votre activité si riche était dominée et pénétrée de cette vie intérieure si intensément vécue, semblable à celle de votre épouse immaculée, dans le mystère du Père et du Fils et du Saint-Esprit, mystère illuminant, sanctifiant, fortifiant votre âme, afin qu'elle puisse produire les actes les plus riches et les plus parfaits. Saint Joseph, apprenez-moi à vivre de Dieu qui vit en moi, à vivre du Verbe par l'Esprit-Saint à la gloire du Père comme vous. Ainsi soit-il.

Saint Joseph, homme de vie intérieure selon le cœur de Dieu !

Saint Joseph, je voudrais être comme vous: un homme qui ne cherche et ne fait que la volonté de Dieu, un homme qui ne regarde que Dieu, un homme qui aime le silence et agit en silence, qui pense, qui parle devant Dieu, qui ne discute jamais avec Dieu, qui vit de l'intérieur, d'un intérieur uni à Dieu, qui s'élève sans cesse vers Dieu de tout son esprit, de toute son âme, de tout son cœur, de toutes ses forces, qui élève le monde vers son Créateur, un homme qui aime ardemment Jésus, qui vit et meurt pour Lui, qui honore sa Mère virginale et sait respecter toute femme à cause d'elle !

Prière à saint Joseph,
patron de l'Église Universelle
(Léon XIII - 1885)

O Bienheureux Joseph, que Dieu a choisi pour porter le nom et la charge d'un père à l'égard de Jésus, vous qu'Il a donné comme époux très pur à Marie toujours vierge et comme chef à la Sainte Famille sur terre, vous que le Vicaire du Christ a choisi comme Patron et Avocat de l'Église universelle, fondée par le Christ Seigneur Lui-même, c'est avec la plus grande confiance possible que j'implore votre secours très puissant pour cette même Église qui lutte sur terre. Protégez, je vous en supplie, d'une sollicitude particulière et de cet amour vraiment paternel dont vous brûlez, le Pontife romain, tous les évêques et prêtres unis au Saint-Siège de Pierre. Soyez le défenseur de tous ceux qui peinent pour sauver les âmes au milieu des angoisses et adversités de cette vie. Faites que tous les peuples se soumettent spontanément à l'Église qui est le moyen absolument nécessaire pour obtenir le salut. Veuillez aussi accepter et agréer, très saint Joseph, la donation de moi-même que je vous fais pleinement et intégralement. Je me voue entièrement à vous, afin que vous veuillez être toujours pour moi un père, un protecteur et un guide sur le chemin du salut. Obtenez-moi une grande pureté de cœur, un amour ardent de la vie intérieure. Faites que je suive aussi moi-même vos traces et que je dirige toutes mes actions à la plus grande gloire de Dieu en les unissant aux affections du divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de la Vierge-Mère. Priez enfin pour moi, afin que je puisse participer à la paix et à la joie, dont vous avez joui vous-même autrefois, en mourant si saintement. Ainsi soit-il.

Neuvaine à saint Joseph
pour préparer sa fête

SAINT Joseph, père nourricier si fidèle de l'Enfant divin, époux virginal de la Mère de Dieu, protecteur puissant de la Sainte Église, nous venons vers vous pour nous recommander à votre protection spéciale. Vous n'avez rien cherché en ce monde, sinon la gloire de Dieu et le bien du prochain. Tout donné au Sauveur, c'était votre joie de prier, de travailler, de vous sacrifier, de souffrir, de mourir pour Lui. Vous étiez inconnu en ce monde, et cependant connu de Jésus. Ses regards reposaient avec complaisance sur votre vie simple et cachée en Lui. Saint Joseph, vous avez déjà aidé tant d'hommes. Nous venons vers vous avec une grande confiance. Vous voyez dans la lumière de Dieu ce qui nous manque, vous connaissez nos soucis, nos difficultés, nos peines. Nous recommandons à votre sollicitude paternelle cette affaire particulière... Nous la mettons entre vos mains qui ont sauvé Jésus-Enfant.

Mais avant tout, implorez pour nous la grâce de ne jamais nous séparer de Jésus par le péché mortel, de Le connaître et de L'aimer toujours plus, ainsi que sa sainte Mère, de vivre toujours en présence de Dieu, de tout faire pour sa gloire et le bien des âmes, et d'arriver un jour à la vision bienheureuse de Dieu pour Le louer éternellement avec vous. Ainsi soit-il.

Prière du matin à saint Joseph

GLORIEUX saint Joseph, tout-puissant sur les Cœurs de Jésus et de Marie, accordez-nous votre protection au seuil de cette journée, afin que, le soir venu, nous adressions d'une âme pure nos actions de grâces à la divine Majesté. Souvenez-vous que vous avez été sur terre le chef de la Sainte Famille, obtenez du pain pour ceux qui ont faim, un toit pour ceux qui n'en ont pas, la paix et la prospérité pour ceux qui se réclament de vous. Souvenez-vous aussi que vous êtes le Patron de l'Église catholique. Que par votre intercession notre Pape, nos cardinaux, nos évêques et tous ceux qui servent la cause de Pierre, bénéficient des grâces dont ils ont besoin dans l'accomplissement de leur mission.

Prière d'une religieuse à saint Joseph

SAINT Joseph, vous me connaissez bien, puisque je suis fiancée à votre Jésus. Mais parce que je Le connais encore si peu, je L'aime aussi si peu. Il y a encore tant de choses en moi qui ne sont pas siennes entièrement. Vous avez si bien connu Jésus, personne comme vous en dehors de Marie; faites-Le moi connaître. Vous L'avez tellement aimé, communiquez-moi votre amour. Vous étiez si intime avec Lui, donne-moi un peu de votre intimité respectueuse avec Lui. Vous qui étiez l'époux si chaste de l'Immaculée, faites de moi une épouse toute chaste de votre Jésus. Vous qui étiez si pauvre avec Jésus, rendez-moi toute pauvre avec Lui. Vous qui étiez si obéissant à l'égard de la Providence divine, rendez-moi parfaitement obéissante à l'égard de mes Supérieurs comme Jésus Lui-même l'était envers vous.

Prière d'un jeune pour choisir saint Joseph
comme guide et protecteur dans sa vie

SAINT Joseph, le Fils de Dieu Lui-même vous a choisi pour être son père, son guide et protecteur dans son enfance, son adolescence et sa jeunesse. Il a voulu être conduit par vous sur tous les chemins de sa jeune existence terrestre. Vous avez accompli votre office avec une entière fidélité. Je viens aussi vous confier ma jeunesse. Par le nom de Jésus, je vous en conjure, soyez mon guide et protecteur, j'ose dire mon père dans le pèlerinage de ma vie. Ne permettez pas que je m'éloigne du chemin de la vie qui est dans les commandements de Dieu. Soyez mon refuge dans les adversités, ma consolation dans les peines, mon conseiller dans les doutes, jusqu'à ce que je parvienne enfin à la terre des vivants, au ciel, où j'exulterai en Jésus mon Sauveur avec vous, votre très sainte épouse Marie et tous les Saints. Ainsi soit-il.

Prière d'une jeune fille à saint Joseph

SAINT Joseph, à vous Dieu a confié la jeune fille la plus sainte et la plus belle, la Vierge Marie. Elle a pu s'abandonner à vous en toute confiance, avec son âme et son corps, sachant que vous respecteriez fidèlement tous les desseins de Dieu sur Elle. Au nom de Marie, votre épouse virginale et immaculée, je vous prie d'être mon protecteur, de garder mon âme et mon corps pour les desseins de Dieu. Si Dieu m'a destinée à l'office admirable de la maternité selon la chair, choisissez pour moi un fiancé qui vous ressemble, qui sait me respecter, qui sait m'aimer fortement en Dieu, qui me garde intègre pour le jour heureux de nos noces, qui marchera avec moi sur les chemins d'un amour conjugal vraiment chrétien et sanctifiant, qui aimera en Dieu nos enfants, fruits de notre amour, et les élèvera avec moi pour Dieu, qui protégera en eux votre Jésus et qui m'aimera un peu comme vous avez aimé Marie. Mais si Dieu m'a destinée pour la vie religieuse, pour ce mariage avec le Verbe fait chair dans la pauvreté, l'obéissance et la continence parfaite, gardez-moi totalement pour Jésus comme vous avez gardé Marie. Gardez mon âme, gardez mon corps pour Jésus, conduisez-moi tout près de Lui qui a voulu être comme votre fils et gardez-moi toujours tout près de Lui. Ainsi soit-il.

Prière à saint Joseph
pour faire une bonne communion

HOMME vraiment heureux, saint Joseph, à qui il a été donné non seulement de voir et d'entendre ce Dieu que beaucoup de rois ont désiré voir et n'ont pas vu, entendre et n'ont pas entendu, mais encore de Le porter, de L'embrasser, de Le vêtir et de Le garder. Mais ne suis-je pas aussi heureux que vous, puisque je puis recevoir ce même Jésus réellement présent sous les apparences du pain. Certes, je ne Le vois pas, je ne L'entends pas. Cependant, c'est bien Lui que je reçois en moi-même, c'est Lui que je puis même manger d'une manière si belle et si vraie, sans jamais épuiser cette nourriture par excellence. Saint Joseph, obtenez-moi une foi profonde, toujours plus lucide et plus ferme en cette admirable présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. N'est-ce pas vous qui avez gardé ce pain merveilleux dans les greniers de l'Église pour le peuple élu ? C'est vous qui avez accompli et réalisé en perfection ce que votre figure dans l'Ancien Testament a fait pour les hommes de son temps. Joseph en Égypte. Gardez, saint Joseph, gardez la foi des membres de l'Église en l'Eucharistie.

Prière à saint Joseph
pour la sanctification du jour du Seigneur

(saint Pie X - 1905)

TRÈS glorieux patriarche saint Joseph, nous vous supplions d'implorer auprès de Notre-Seigneur Jésus-Christ les plus riches bénédictions sur tous ceux qui sanctifient le jour du Seigneur. Faites que les profanateurs reconnaissent, pendant qu'ils sont dans ce temps, quel grand mal ils commettent et quels châtiments ils s'attirent dans la vie présente et future. Obtenez enfin leur prompte conversion.

0 très fidèle saint Joseph, vous qui étiez tous les jours de votre vie un si fidèle observateur de la loi de Dieu, faites que vienne bientôt le jour où tout le peuple chrétien, aux jours de fête, s'abstienne de tout travail défendu, qu'il donne une attention sérieuse au salut de l'âme et rende gloire à Dieu qui vit et règne dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière à saint Joseph pour obtenir la pureté
(prière que sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
aimait à réciter chaque jour)

GLORIEUX saint Joseph, père et protecteur des vierges, gardien fidèle à qui Dieu confia Jésus, l'Innocence même, et Marie, la Vierge des vierges, je vous en supplie et je vous en conjure, par Jésus et Marie, ce double dépôt qui vous fut si cher, faites que, préservé de toute souillure, pur d'esprit et de cœur, chaste de corps, je serve constamment Jésus et Marie dans une pureté parfaite. Ainsi soit-il.

Prière à saint Joseph pour connaître sa vocation

Époux très saint de l'Immaculée, vous avez arraché son Fils divin aux mains impies d'Hérode, vous Lui avez tenu de guide et de père à Bethléem, en Égypte, à Nazareth, par les soins que vous Lui avez prodigués. Obtenez-moi la grâce de connaître l'état que le Seigneur veut me faire embrasser, ne permettez pas que la sensualité, l'intérêt, l'amour-propre, l'esprit du monde m'influencent dans mon choix, mais que je ne cherche que la gloire de Dieu, le bien du prochain et mon salut éternel. Ainsi soit-il.

(Saint Joseph a eu un doute crucifiant au sujet de la volonté divine quant à son dernier choix à prendre vis-à-vis de la Vierge Marie. Toute sa vraie vocation en dépendait. Comme il doit aider ceux qui cherchent leur vocation ! )

Prière à saint Joseph, modèle des travailleurs
(saint Pie X)

GLORIEUX saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même, ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l’œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout par Marie, tout à votre imitation, ô patriarche Joseph ! Telle sera ma devise à la vie et à la mort. Ainsi soit-il.

Saint Joseph, un vrai père

SAINT Joseph, Dieu le Père a rempli votre cœur d'une sagesse et d'une affection paternelle sans pareilles. Car elle devait vous rendre capable de remplir l'office d'un vrai père envers le Fils de Dieu. Vous Lui avez cherché le premier refuge, vous Lui avez bâti une maison, vous L'avez sauvé de la main d'Hérode, vous L'avez emmené en Égypte, vous L'avez ramené en Israël, vous avez travaillé pour Lui, vous L'avez protégé, guidé, introduit dans votre métier de charpentier. Qui saura décrire votre paternité ? Ayez pitié de tous les pères du monde, afin qu'ils voient le grand sens de la paternité et qu'ils apprennent à honorer et à aimer Jésus Lui-même dans leurs enfants. Ainsi soit-il.

"Mémento" d'un grand dévot à saint Joseph
(saint Bernardin de Sienne)

SOUVENEZ-VOUS de nous, bienheureux Joseph, et intercédez par le suffrage de votre prière auprès de votre fils putatif; mais rendez-nous aussi favorable la très bienheureuse Vierge, votre épouse, qui est la Mère de Celui qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Pour obtenir une vie sainte et une bonne mort
(saint Pie X - 1906)

JOSEPH, père virginal de Jésus, très pur époux de la Vierge Marie, chaque jour priez pour nous Jésus Lui-même, le Fils de Dieu, afin que, munis avec les armes de sa grâce, luttant comme il convient dans la vie, nous soyons couronnés par Lui dans la mort. Jésus, Marie, Joseph, je vous confie mon cœur et mon âme !
Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi au dernier combat! Jésus, Marie, Joseph, que mon âme parte en paix avec vous !
Pour demander la grâce
d'une bonne mort
SAINT Joseph, père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ, père si riche en grâces, époux de la bienheureuse Vierge Marie, toute votre vie était sainte et juste, voilà pourquoi aucune crainte ne pouvait troubler, au moment de votre trépas, votre désir du ciel. Saint Joseph, patron spécial des mourants, nous vous recommandons notre heure ultime d'ici-bas. Quand notre âme devra sortir de ce monde, implorez pour nous, en union avec Marie, votre sainte épouse et notre Mère, la grâce de votre fils divin, afin que, munis d'une foi ferme, d'une espérance inébranlable et d'une charité ardente, nous puissions vaincre les tentations de l'ennemi malin et remettre notre âme dans la paix la plus douce, entre les mains du Père, après avoir reçu dignement Jésus dans la très sainte Eucharistie. Ainsi soit-il.

Invocations à saint Joseph

SAINT Joseph, père nourricier de Notre-Seigneur Jésus-Christ et vrai époux de la Vierge Marie, priez pour nous (et pour tous les mourants de ce jour - de cette nuit ). Faites, ô saint Joseph, que nous menions une vie sans tache et qu'elle soit toujours en sécurité sous votre patronage.

Saint Joseph, un vrai époux

SAINT Joseph, vous avez su honorer et aimer comme un époux la femme bénie entre toutes. Dieu a rempli votre cœur de l'affection la plus ardente et la plus pure envers elle. Implorez pour tous les hommes un respect profond pour le sexe féminin, une attitude chevaleresque qui protège la dignité des femmes. Implorez pour tous les époux une affection digne et fidèle envers leur épouse, le sens de cet amour chrétien qui respecte les valeurs éternelles, qui soigne non seulement le corps, mais l'âme, et qui sait conduire vers le bien suprême, la possession de Dieu. Ainsi soit-il.

Prière de saint Alphonse de Liguori

SAINT Patriarche Joseph! je me réjouis de votre bonheur et de votre élévation, vous qui avez été rendu digne de commander, comme père, à Celui auquel obéissent la terre et les cieux. Puisque vous avez été servi par Dieu, je veux, moi aussi, me mettre à votre service. je veux vous servir dorénavant, vous honorer et vous aimer comme mon maître. Prenez-moi sous votre patronage, et ordonnez ce qu'il vous plaira, je sais d'avance que tout cela sera pour mon bien et pour la gloire de notre commun Rédempteur.

Saint Joseph, priez pour moi. Certainement Il ne vous refusera jamais rien, Celui qui, sur la terre, a obéi à tous vos ordres. Dites-Lui qu'Il me pardonne les offenses dont je me suis rendu coupable; dites-Lui qu'Il me détache des créatures et de moi-même, qu'Il m'enflamme de son saint amour, et puis qu'Il fasse de moi tout ce qu'Il Lui plaira.

Et vous, ô Marie! au nom de l'amour que vous porta Joseph, accueillez-moi sous votre protection, et priez votre saint Époux de m'agréer pour serviteur.

Vous enfin, mon Jésus, qui, pour expier mes désobéissances, avez voulu vous humilier jusqu'à obéir à un homme, je Vous en supplie par les mérites de l'obéissance que vous avez pratiquée sur la terre à l'égard de saint Joseph, faites-moi la grâce d'obéir dorénavant à toutes Vos divines volontés, et au nom de l'amour que vous avez eu pour saint Joseph, et qu'il eut pour Vous, accordez-moi d'aimer toujours votre bonté infinie, Vous qui méritez qu'on Vous aime de tout son cœur. Oubliez mes outrages et prenez pitié de moi. Je Vous aime, ô Jésus, mon amour! je Vous aime, ô mon Dieu! et veux toujours Vous aimer. Ainsi soit-il.

Je vous salue, Joseph

Je vous salue, Joseph, vous que la grâce divine a comblé, vous êtes béni entre ,tous les hommes et Jésus l'enfant de votre virginale Épouse est béni.
Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

Le "Souvenez-vous" à saint Joseph
(Pie IX - 1863)

SOUVENEZ-VOUS, ô très chaste époux de la Vierge Marie, ô mon aimable protecteur, saint Joseph, qu'on n'a jamais entendu dire que quelqu'un ait invoqué votre protection et demandé votre secours sans avoir été consolé. Animé d'une pareille confiance, je viens à vous et je me recommande à vous de toute la ferveur de mon âme. Ne rejetez pas ma prière, ô vous, qui êtes appelé le père du Rédempteur, mais daignez l'accueillir avec bonté. Ainsi soit-il.

Prière en forme d'offrande

PÈRE éternel, nous vous offrons le Sang, la Passion et la Mort de Jésus-Christ, les douleurs de la Très Sainte Vierge et celles de saint Joseph, pour la rémission de nos péchés, la délivrance des âmes du Purgatoire, les besoins de notre sainte Mère l'Église et la conversion des pécheurs.

Prière de sainte Thérèse

DIEU tout-puissant et très miséricordieux, qui avez donné pour époux à la Vierge Marie, votre très sainte Mère, l'homme juste, le bienheureux Joseph, fils de David, et l'avez choisi pour votre père nourricier, accordez à votre Église, par les prières et les mérites de ce grand Saint, la paix et la tranquillité, et faites-nous la grâce de jouir, un jour, du bonheur de le voir éternellement dans le ciel, vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père, en l'unité du Saint-Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Dieu est notre Père

"Ne crains pas, car je suis avec toi"

Mon Dieu, je crois à votre infinie bonté, non seulement à cette bonté qui embrasse le monde, mais à cette bonté particulière qui aboutit à cette misérable créature que je suis, et qui dispose TOUT pour mon plus grand bien.
Et c'est pourquoi, Seigneur, même quand je ne vois pas, quand je ne comprends pas, quand je ne sens pas, je crois que l'état où je me trouve et tout ce qui m'arrive est l'oeuvre de votre amour, et de toute ma volonté je le PRÉFÈRE à tout autre état qui me serait plus agréable, mais qui viendrait moins de VOUS.
Je me mets entre vos mains; faites de moi ce qu'il VOUS plaira, ne me laissez que la consolation de VOUS obéir.
(Approuvé par saint Pie X et Benoît XV)



Ardente prière au Précieux Sang de Jésus

C'est par la voix de ton Sang, ô Jésus, que je viens te presser, te solliciter, t'importuner. Toi qui entends mes supplications, je ne quitterai point tes pieds sanglants que tu ne m'aies exaucé. Trop de grâces, trop de miséricordes ont jailli de tes plaies pour que je n'espère pas jusqu'à la fin en l'efficacité du Sang qui en découle.
Donc, ô Jésus, par ton Sang sept fois répandu, par chacune des gouttes du prix sacré de ma rédemption, par les larmes de ta Mère immaculée, je t'en supplie, exauce mon instante prière.

(On spécifie ici la demande)
Ô toi qui, aux jours de ta vie mortelle, as consolé tant de souffrances, guéri tant d'infirmités, relevé tant de courages, n'auras-tu pas pitié d'une âme qui crie vers toi du fond de ses angoisses? Oh! non, cela est impossible! Encore un appel de mon coeur et, de la plaie du tien, ô Jésus, va s'échapper, dans un flot de Sang miséricordieux, la grâce tant désirée! Ô Jésus, hâte le moment où tu changeras mes pleurs en allégresse, mes gémissements en actions de grâces.
Ô Marie, Source du Sang divin, je t'en conjure, ne laisse pas perdre cette occasion de faire glorifier le Sang qui t'a faite immaculée. Amen
Monastère du Précieux Sang


UN ACTE DE RÉPARATION

Je vous adore et je vous offre mes louanges, ô mon Jésus divin, Fils du Dieu vivant, et je désire faire réparation pour toutes les injures que moi, la plus misérable de vos créatures, vous ai infligées sur tous les membres de votre Corps béni, et particulièrement votre adorable Face. Salut! Visage vénéré, défiguré par les crachats, presque méconnaissable à cause du traitement cruel reçu des impies.
Je vous salue, yeux bénis couverts de larmes versées pour mon salut. Je vous salue, oreilles bénies, assaillies par les blasphèmes, les insultes et les moqueries cruelles. Je vous salue, bouche bénie pleine de grâce et de tendresse pour les pauvres pécheurs, mais remplie de fiel et de vinaigre par l'ingratitude monstrueuse de ce peuple que vous avez choisi parmi tous les autres.
En réparation pour toutes ces ignominies, recevez l'ineffable hommage qui vous est rendu dans ce lieu sacré où vous êtes honoré d'un culte spécial auquel je m'unis moi-même. Amen.

Les promesses de Jésus aux dévots de la Sainte Face

1. Je leur accorderai un regret si parfait de leurs fautes qu'ils deviendront de précieux joyaux à ma couronne.
2. Je ne perdrai de vue aucun d'eux et jamais je ne me séparerai d'eux.
3. L'offrande qu'ils feront de ma Sainte Face à mon Père calmera sa colère et ils acquerront ainsi le pardon pour les pauvres pécheurs.
4. J'obtiendrai de mon Père les faveurs qu'ils me demanderont.
5. Je les illuminerai de ma lumière. Mon amour les consumera. Ils seront riches en bonnes oeuvres.
6. Comme la courageuse Véronique, ils essuieront mon adorable Visage outragé par le péché et je mettrai une empreinte de mes traits dans leur âme.
7. Au moment de la mort, je renouvellerai dans leur âme l'image de Dieu que le péché a effacée.
8. Ils brilleront plus que beaucoup d'autres dans le séjour éternel à cause de la ressemblance qu'ils auront avec ma Sainte Face. L'éclat de mon Visage les comblera alors de bonheur.

Ces promesses sont tirées des écrits de sainte Gertrude, de sainte Mechtilde sa soeur, et de soeur Marie Saint-Pierre, une carmélite morte à Tours en odeur de sainteté.

LA FONCTION DES ANGES

"L'Église célèbre aujourd'hui la fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël. C'est aussi votre fête, fils de prédilection, parce que les anges du Seigneur ont un rôle très important à remplir dans mon dessein victorieux.
Voici quelle est leur fonctiion: àa mes ordres, ils mènent une terrible bataille contre Satan et tous les esprits mauvais. C'est une bataille qui se déroule surtout au niveau des esprits, avec intelligence et dans une parfaite adhésion aux plans des deux grands chefs qui s'affrontent: la Dame vêtue de soleil et le dragon rouge.

La fonction de saint Gabriel est de vous revêtir de la force même de Dieu. Il lutte contre la tentative la plus dangereuse de Satan, qui est de vous affaiblir en vous portant au découragement et à la lassitude. Combien d'entre vous se sont arrêtés en raison de votre humaine faiblesse sur les chemins de la consécration que vous m'avez faite! C'est la faiblesse qui conduit au doute, à l'incertitude, à la peur, aau trouble. C'est la tentation qu'emploie mon adversaire pour vous rendre inoffensifs, fermés sur vous-mêmes, repliés sur vos problèmes, incapabale de véritable élan apostolique.
L'archange Gabriel a la tâche de vous aider à croître dans la confiance en vous revêtant de la force de Dieu. et c'est ainsi que, chaque jour, il vous conduit sur la route du courage, de la fermeté, de la foi héroïque et pure.

La tâche de saint Raphaël est de verser du baume sur vos blessures. que de fois Satan réussit à vous blesser par le péché, à vous frapper par ses ruses et ses séductions! Il vous fit sentir le poids de votre misère, de l'incapacité, de la fragilité et vous arrête sur le chemin du don parfait de vous-même.
Alors, la tâche de saint Raphaël est de vous aaccompagner sur le chemin que je vous i tracé, en vous donnaant le remède qui vous guérit de toutes vos maladies spirituelles. Chaque jour, il rend plus assurés vos pas, moins hésitantes vos résolutions, plus courageux vos actes d'amour et d'apostolat, plus décidées vos réponses à mes désirs, plus attentifs vos esprits à mon dessein maternel; ainsi, vous menez votre bataille, fortifiés par son baume céleste.

La tâche de saint Michel est de vous défendre contre les terribles attaques de Satan, déchaîné contre vous. En ces temps, mes fils de prédilections qui ont accueilli mon invitation et se sont consacrés à mon Coeur Immaculé, et tous mes enfants qui sont entrés dans ma cohorte victorieuse, sont devenus les cibles visées avec une rage particulière et avec férocité par mon adversaire et le vôtre. Satan vous attaque dans le domine spirituel par toutes sortes de tenttions et de suggestions, pour vous pousser au mal, à la perplexité, au doute et à la méfiance. Il emploie souvent son arme préférée qui est celle de la suggestion diabolique et de la tentation impure. Il vous attaques par de terribles embûches; il cherche souvent à vous pousser dans le danger; même physiquement, il attente à votre vie et à votre intégrité.
C'est l'archange Michel, Patron de l'Égllise universelle, qui intervient avec son grand pouvoir et entre dans la bataille pour vous libérer du malin et de ses dangereuses embûches. C'est pourquoi je vous invite à invoquer sa protection par la récitation quotidienne de la prière, si brève mais si efficace, de l'exorcisme composé par le Pape Léon XIII.

Voilà pouquoi les anges du Seigneur ont un rôle important dans le dessein concernant la bataille qui se déroule: vous devez vivre toujours en leur compagnie. Ils jouent un rôle précieux et irremplaçable; ils sont près de vous, engagés dans la même bataille; ils vous donnent force et courage; ils vous guérissent de vos nombreuses blessures; ils vous défendent du mal et forment avec vous la partie la plus puissante de la cohorte victorieuse aux ordres du céleste Chef."
LE MOUVEMENT SACERDOTAL MARIAL
Curaçao (Archipel des Antilles) - 29 septembre 1983
Fêtes des archanges Gabriel, Raphaël et Michel

L'EXISTENCE DES ANGES - UNE VÉRITÉ DE FOI

328. L'existence des êtres spirituels, non corporels, que l'Écriture Sainte nomme habituellement anges, est une vérité de foi. Le témoignage de l'Écriture est aussi net que l'unanimité de la Tradition.
Qui sont-ils ?
329. S. Augustin dit à leur sujet : " 'Ange' désigne la fonction, non pas la nature. Tu demandes comment s'appelle cette nature ? - Esprit. Tu demandes la fonction ? - Ange ; d'après ce qu'il est, c'est un esprit, d'après ce qu'il fait, c'est un ange " (Psal. 103, 1, 15). De tout leur être, les anges sont serviteurs et messagers de Dieu. Parce qu'ils contemplent " constamment la face de mon Père qui est aux cieux " (Mt 18, 10), ils sont " les ouvriers de sa parole, attentifs au son de sa parole " (Ps 103, 20).
330. En tant que créatures purement spirituelles, ils ont intelligence et volonté : ils sont des créatures personnelles (cf. Pie XII : DS 3801) et immortelles (cf. Lc 20, 36). Ils dépassent en perfection toutes les créatures visibles. L'éclat de leur gloire en témoigne (cf. Dn 10, 9-12).
Le Christ " avec tous ses anges "
331. Le Christ est le centre du monde angélique. Ce sont ses anges à Lui : " Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire avec tous ses anges ... " (Mt 25, 31). Ils sont à Lui parce que créés par et pour lui : " Car c'est en lui qu'ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles : trônes, seigneuries, principautés, puissances ; tout a été créé par lui et pour lui " (Col 1, 16). Ils sont à Lui plus encore parce qu'Il les a faits messagers de son dessein de salut : " Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d'un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? " (He 1, 14).
332. Ils sont là, dès la création (cf. Jb 38, 7, où les anges sont appelés "fils de Dieu") et tout au long de l'histoire du salut, annonçant de loin ou de près ce salut et servant le dessein divin de sa réalisation : ils ferment le paradis terrestre (cf. Gn 3, 24), protègent Lot (cf. Gn 19), sauvent Agar et son enfant (cf. Gn 21, 17), arrêtent la main d'Abraham (cf. Gn 22, 11), la loi est communiquée par leur ministère (cf. Ac 7, 53), ils conduisent le Peuple de Dieu (cf. Ex 23, 20-23), ils annoncent naissances (cf. Jg 13) et vocations (cf. Jg 6, 11-24 ; Is 6, 6), ils assistent les prophètes (cf. 1 R 19, 5), pour ne citer que quelques exemples. Enfin, c'est l'ange Gabriel qui annonce la naissance du Précurseur et celle de Jésus lui-même (cf. Lc 1, 11. 26).
333. De l'Incarnation à l'Ascension, la vie du Verbe incarné est entourée de l'adoration et du service des anges. Lorsque Dieu " introduit le Premier-né dans le monde, il dit : 'Que tous les anges de Dieu l'adorent' " (He 1, 6). Leur chant de louange à la naissance du Christ n'a cessé de résonner dans la louange de l'Église : " Gloire à Dieu ... " (Lc 2, 14). Ils protègent l'enfance de Jésus (cf. Mt 1, 20 ; 2, 13. 19), servent Jésus au désert (cf. Mc 1, 12 ; Mt 4, 11), le réconfortent dans l'agonie (cf. Lc 22, 43), alors qu'il aurait pu être sauvé par eux de la main des ennemis (cf. Mt 26, 53) comme jadis Israël (cf. 2 M 10, 29-30 ; 11, 8). Ce sont encore les anges qui " évangélisent " (Lc 2, 10) en annonçant la Bonne Nouvelle de l'Incarnation (cf. Lc 2, 8-14), et de la Résurrection (cf. Mc 16, 5-7) du Christ. Ils seront là au retour du Christ qu'ils annoncent (cf. Ac 1, 10-11), au service de son jugement (cf. Mt 13, 41 ; 24, 31 ; Lc 12, 8-9).
Les anges dans la vie de l'Église
334. D'ici là toute la vie de l'Église bénéficie de l'aide mystérieuse et puissante des anges (cf. Ac 5, 18-20 ; 8, 26-29 ; 10, 3-8 ; 12, 6-11 ; 27, 23-25).
335. Dans sa liturgie, l'Église se joint aux anges pour adorer le Dieu trois fois saint ; elle invoque leur assistance (ainsi dans In Paradisum deducant te angeli... de la Liturgie des défunts [OEx 50], ou encore dans l'" Hymne chérubinique " de la Liturgie byzantine [(Liturgie de S. Jean Chrysostome]), elle fête plus particulièrement la mémoire de certains anges (S. Michel, S. Gabriel, S. Raphaël, les anges gardiens).
336. Du début (de l'existence) (cf. Mt 18, 10) au trépas (cf. Lc 16, 22), la vie humaine est entourée de leur garde (cf. Ps 34, 8 ; 91, 10-13) et de leur intercession (cf. Jb 33, 23-24 ; Za 1, 12 ; Tb 12, 12). " Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie " (S. Basile, Eun. 3, 1 : PG 29, 656B). Dès ici-bas, la vie chrétienne participe, dans la foi, à la société bienheureuse des anges et des hommes, unis en Dieu.
Catéchisme de l'Église catholique

ORAISON

Dieu tout-puissant et éternel, qui, par un ineffable dessein de votre bonté, avez désigné à chaque fidèle, dès le sein de sa mère, un Ange gardien du corps et de l'âme, accordez-moi la grâce d'avoir tant de respect et d'amour pour celui que vous m'avez donné dans votre miséricorde, que, soutenu par le bienfait de votre grâce et avec son concours, je mérite enfin de contempler avec lui et tous les autres saints Anges l'éclat de votre gloire au sein de la céleste patrie, par Jésus-Christ votre Fils qui vit et règne avec vous en l'unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Amen.

PRIÈRE DE LA VIERGE

Auguste Reine des cieux, souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement, envoyez vos Légions saintes, pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme.
Qui est comme Dieu ?
Ô bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
Ô divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi.
Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.
Prière indulgenciée par saint Pie X, le 8 juillet 1908.
Texte authentique de la prière dictée par Notre-Dame au père Cestac, le 13 janvier 1864.


PRIÈRES À LA REINE DES ANGES

Auguste Reine des cieux et Maîtresse des Anges, qui avez reçu de Dieu la mission et le pouvoir d'écraser la tête de Satan, nous vous demandons humblement d'envoyer les légions célestes, pour que, sur votre ordre et avec votre puissance, elles poursuivent les esprits infernaux, qu'elles les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme.
Très sainte Mère de Dieu, envoyez aussi votre invincible armée angélique lutter contre les suppôts de l'enfer parmi les hommes; déjouez les plans des impies et de tous les auteurs du mal. Obtenez aux pécheurs la grâce du repentir et de la conversion, afin qu'ils rendent à Dieu et à vous-même l'honneur qui vous est dû et pour que triomphent partout la vérité et la justice.
Ô céleste Auxiliatrice, continuez à protéger par vos Anges, à travers le monde, vos sanctuaires, gages de vos faveurs; gardez les églises et autres lieux saints, les personnes et les choses sacrées, les saints tabernacles de nos autels. Ne permettez pas qu'ils soient méprisés, profanés, pillés, ruinés ou détruits. Empêchez ces attentats, ô notre bonne Mère, vous le pouvez et même, (pardonnez à vos enfants cette franchise), vous le devez : vous avez à votre service les Anges, qui n'attendent qu'un signal de vous pour défendre l'honneur de Dieu et le vôtre.
Ô notre Mère du ciel, défendez enfin nos familles et nos demeures contre les attaques de leurs ennemis visibles et invisibles. Faites que vos saints Anges y habitent pour y faire régner la confiance, la paix et la joie du Saint-Esprit.
Qui donc est comme Dieu ? Qui est comme vous, ô Marie, Reine des Anges et victorieuse de l'enfler ? Ô bonne Mère, ô douce Mère, Épouse immaculée du Roi des rois et Reine des esprits bienheureux qui le contemplent avec vous dans les cieux, vous êtes et vous serez toujours notre amour et notre espérance, notre secours et notre refuge !
Bénédiction: Que la bénédiction du Père, la charité du Fils, la force de l'Esprit-Saint, la protection maternelle de la Reine des cieux, la garde des saints Anges et l'intercession des Saints soient avec nous et nous accompagnent partout et toujours. Amen.
Imprimatur : Friburgi Helv., dit 7. X. 1948
L. Waeber, vic. gen.


PRIÈRE À SAINT MICHEL ARCHANGE

Saint Michel, Archange, défendez-nous dans le combat ! Soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous le demandons en suppliant ! Et vous, Prince de la milice du ciel, armé de la force de Dieu, repoussez en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour perdre les âmes. Amen.
Léon XIII, Pape

PRIÈRE À SAINT MICHEL

Dieu tout-puissant et éternel, qui, par un prodige de bonté et de miséricorde pour le salut commun des hommes, avez choisi pour défenseur de votre Église le glorieux archange saint Michel, faites, nous vous en supplions, que nous méritions d'être délivrés, par sa bienveillante protection, de tous nos ennemis, et qu'aucun d'eux ne puisse nous inquiéter à l'heure de notre mort; mais qu'il nous soit accordé d'être par lui introduits en la présence de votre suprême Majesté; par les mérites de Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen.

INVOCATIONS
Aux neuf chœurs des anges

Séraphins ardents, embrasez-moi;
Chérubins très sages, enseignez-moi;
Trônes suprêmes, pacifiez-moi;
Dominations très élevées, commandez-moi;
Vertus célestes, fortifiez-moi;
Puissances invincibles, défendez-moi;
Principautés souveraines, gouvernez-moi;
Archanges très nobles, conduisez-moi;
Anges très saints, gardez-moi,
afin que je puisse servir, bénir et glorifier la très sainte Trinité
maintenant et dans tous les siècles. Amen.

PRIÈRE À TOUS LES SAINTS ANGES GARDIENS

Je vous salue, saints Anges gardiens de mes parents, de mes amis, de mes bienfaiteurs; gardez-les et protégez-les d'une manière spéciale; secourez-les dans tous leurs besoins pendant leur vie et spécialement à l'heure de leur mort.
Je vous salue, saints Anges gardiens du Souverain Pontife, des évêques et de tous les pasteurs qui nous gouvernent et nous dirigent dans les voies du salut; obtenez-leur le zèle, la prudence, les lumières et la sainteté nécessaires pour remplir dignement les fonctions de leur ministère.
Je vous salue, saints Anges gardiens de tous ceux qui sont chargés de nous gouverner dans l'ordre des choses temporelles; obtenez-leur cette sagesse que Dieu donna à Salomon pour gouverner son peuple.
Je vous salue, saints Anges gardiens de tant d'infidèles et de mauvais chrétiens qui ne vous connaissent pas; je voudrais pouvoir vous témoigner pour eux le respect, l'amour et la reconnaissance que vous méritez pour les soins que vous leur prodiguez malgré leur ingratitude; obtenez-leur enfin la grâce d'une sincère conversion, afin qu'ils parviennent avec nous au terme de la félicité éternelle.
Je vous salue, saints Anges gardiens de cette maison et de ses habitants; obtenez-leur de vivre toujours en une sainte union, en paix avec eux-mêmes, et conduisez-les au pieds du Très-Haut pour y recevoir la couronne de l'immortalité. Amen.

Saint chœur des Archanges, priez pour nous.
Saint chœur des Anges, priez pour nous.
Toutes les hiérarchies des Esprits bienheureux, priez pour nous.
Tous les saints Anges gardiens, priez pour nous.
Mon saint Ange gardien, priez pour nous.
Saint Ange, mon conseiller, priez pour nous.
Saint Ange, mon patron, priez pour nous.
Saint Ange, mon défenseur, priez pour nous.
Saint Ange, mon tendre ami, priez pour nous.
Saint Ange, mon consolateur, priez pour nous.
Saint Ange, mon frère, priez pour nous.
Saint Ange, mon témoin, priez pour nous.
Saint Ange, mon aide, priez pour nous.
Saint Ange, mon vigilant gardien, priez pour nous.
Saint Ange, mon intercesseur, priez pour nous.
Saint Ange, chargé de ma conduite, priez pour nous.
Saint Ange, mon souverain, priez pour nous.
Saint Ange, mon guide, priez pour nous.
Saint Ange, mon sauveur dans les dangers, priez pour nous.
Saint Ange, inspirateur de bonnes pensées, priez pour nous.
Saint Ange, mon secours à l'heure de la mort, pour nous.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

PRIÈRE À L'ANGE GARDIEN

Ange de Dieu, qui êtes mon fidèle gardien, et aux soins duquel j'ai été confié par la Bonté suprême, daignez, durant cette journée (ou cette nuit), m'éclairer, me garder, me conduire et me gouverner. Amen.

LITANIES DES SAINTS ANGES GARDIENS

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père, céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, Reine des Anges, priez pour nous.
Saint Michel, priez pour nous.
Saint Gabriel, priez pour nous.
Saint Raphaël, priez pour nous.
Saint chœur des Séraphins, priez pour nous.
Saint chœur des Chérubins, priez pour nous.
Saint chœur des Trônes, priez pour nous.
Saint chœur des Dominations, priez pour nous.
Saint chœur des Principautés, priez pour nous.
Saint chœur des Puissances, priez pour nous.
Saint chœur des Vertus, priez pour nous.




LE "NOTRE PÈRE" DE SAINTE MECHTILDE
pour les âmes du Purgatoire


Prière enseignée par Notre Seigneur à sainte Mechtilde, lors d'une apparition, pour le soulagement des âmes du Purgatoire. Chaque fois que sainte Mechtilde récitait cette prière, elle voyait des légions d'âmes du Purgatoire monter au Ciel.

NOTRE PÈRE QUI ES AUX CIEUX... Je t'en prie, ô Père céleste, pardonne aux âmes du Purgatoire, car elles ne t'ont pas aimé ni rendu tout l'honneur qui t'est dû, à toi, leur Seigneur et Père, qui par pure grâce les as adoptées comme tes enfants, mais elles, au contraire, t'ont, à cause de leurs péchés, chassé de leur cœur où tu voulais pourtant habiter.
En réparation de ces fautes, je t'offre l'amour et la vénération que ton Fils incarné t'a témoignés tout au long de sa vie terrestre, et je t'offre toutes les actions de pénitence et de satisfaction qu'Il a accomplies et par lesquelles Il a effacé et expié les péchés des hommes. Amen.

QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ... Je te supplie, ô Père très bon, pardonne aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours honoré dignement ton saint Nom, mais elles l'ont souvent prononcé en vain et elles se sont rendues indignes du nom de chrétien par leur vie de péchés.
En réparation de ces fautes qu'elles ont commises, je t'offre tout l'honneur que ton Fils bien-aimé a rendu à ton Nom, par ses paroles et par ses actes, tout au long de sa vie terrestre. Amen.

QUE TON RÈGNE ARRIVE... Je t'en prie, Père très bon, pardonne aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours désiré ni recherché ton Royaume avec assez de ferveur et d'application, ce Royaume qui est le seul lieu où règne le repos et l'éternelle paix.
En réparation de leur indifférence à faire le bien, je t'offre le très saint désir de ton divin Fils par lequel Il souhaite ardemment qu'elles deviennent, elles aussi, héritières de son Royaume. Amen.

QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE SUR LA TERRE COMME AU CIEL... Je t'en prie, ô Père très bon, pardonne aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours soumis leur volonté à la tienne, elles n'ont pas cherché à accomplir ta volonté en toute chose, et même elles ont souvent vécu et agi en ne faisant que leur propre volonté.
En réparation de leur désobéissance, je t'offre la parfaite conformité du cœur plein d'amour de ton divin Fils avec la sainte volonté et la soumission la plus profonde qu'Il te témoigna en t'obéissant jusqu'à sa mort sur la croix. Amen.

DONNE-NOUS AUJOURD'HUI NOTRE PAIN DE CE JOUR... Je t'en prie, ô Père très bon, pardonne aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours reçu le sacrement de l'Eucharistie avec assez de désir, mais elles l'ont souvent reçu sans recueillement ni amour, ou même indignement, ou encore, elles ont même négligé de le recevoir.
En réparation de toutes ces fautes qu'elles ont commises, je t'offre l'éminente sainteté et le grand recueillement de Notre-Seigneur Jésus-Christ. ton divin Fils, ainsi que l'ardent amour avec lequel II nous a fait cet incomparable don. Amen.

PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES COMME NOUS PARDONNONS A CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉ... Je t'en prie, ô Père très bon, pardonne aux âmes du Purgatoire toutes les fautes dont elles se sont rendues coupables en succombant aux sept péchés capitaux, et aussi en n'ayant pas voulu aimer ni pardonner à leurs ennemis.
En réparation de tous ces péchés, je t'offre la prière pleine d'amour que ton divin Fils t'a adressée en faveur de ses ennemis lorsqu'Il était sur la croix. Amen.

ET NE NOUS LAISSE PAS SUCCOMBER À LA TENTATION... Je t'en prie, ô Père très bon, pardonne aux âmes du Purgatoire, car trop souvent elles n'ont pas résisté aux tentations et aux passions, mais elles ont suivi l'ennemi de tout bien et se sont abandonnées aux convoitises de la chair.
En réparation de tous ces péchés aux multiples formes dont elles se sont rendues coupables, je t'offre la glorieuse victoire que Notre-Seigneur Jésus-Christ a remportée sur le monde ainsi que sa vie très sainte, son travail et ses peines, sa souffrance et sa mort très cruelles. Amen.

MAIS DÉLIVRE-NOUS DU MAL... Et de tous châtiments, en vertu des mérites de ton Fils bien-aimé, et conduis-nous, ainsi que les âmes du Purgatoire, dans ton Royaume de gloire éternelle qui s'identifie à Toi.. Amen.

NOTRE-DAME DE MONTLIGEON
Notre-Dame Libératrice des âmes du Purgatoire


Notre-Dame Libératrice,
Prends en pitié tous nos frères défunts,
Spécialement ceux qui ont le plus besoin
De la miséricorde du Seigneur.
Intercède pour eux,
Fais abréger leur épreuve,
Hâte leur délivrance.

Mère de l'Église,
Aide les hommes, pèlerins de la terre
À chercher et à trouver
Le sens chrétien de leur vie.

Refuge des pécheurs et
Reine de tous les saints,
Rassemble-nous tous un jour
Dans la vivante charité de Dieu,
Par le Christ Notre-Seigneur.
Amen..

Notre-Dame de Montligeon, priez pour nous.




LES ANGES, NOS PUISSANTS MÉDIATEURS ET LEURS INESTIMABLES MISSIONS POUR LE MONDE


Introduction
Le 21 septembre et le 1er novembre 1982, un démon devait nous donner des informations inattendues sur le grand secours que les saints Anges, St Joseph et les saints peuvent nous apporter en cette époque de fin des temps qui est la nôtre. Il devait aussi nous montrer les outrages et le mépris dont est victime l'Immaculée, en particulier à Lourdes, ainsi que la négligence coupable de la part des fidèles dont souffrent les âmes du Purgatoire.

Critères d'authenticité
Nous procédons en suivant les paroles et l'exemple même de St Paul: "Examinez tout et ne retenez que ce qui est bon" (1 Th 5.21). Cela seul peut constituer un critère de jugement pour savoir si le contenu est bon ou mauvais. Personne ne rejettera une chose qui est utile et bénéfique au salut éternel en objectant le fait que Dieu puisse se servir de démons qui, par nature, sont contre Lui, mais qui restent néanmoins soumis à Sa toute puissance et doivent par conséquent Lui obéir. Déjà dans l'Évangile, nous pouvons lire qu'un mauvais esprit dut rendre témoignage en faveur de Jésus. Jésus permet ce témoignage mais Il montre aussi sa puissance sur le Mauvais Esprit (Marc. 1,23 et sq.).

Le mépris des messages du ciel a des conséquences imprévisibles
Certes, les circonstances par lesquelles nous recevons ces messages et les appels du Ciel sont extraordinaires. Mais notre époque est elle aussi extraordinaire et a besoin de signes extraordinaires pour une humanité qui a renié la Foi, qui vit dans le péché, dans l'égarement et qui est même mal dirigée. Depuis bien longtemps déjà, tous les avertissements et les demandes que le Ciel adresse aux humbles et aux petits sont passés sous silence et même en partie sciemment rejetés; comme nous le démontre le célèbre journaliste Claus Peter Clausen en prenant l'exemple du lieu d'apparitions de Heede et d'autres lieux d'apparitions mariales qui furent interdits par l'Église, et tout ceci à tel point que même la seconde guerre mondiale aurait pu être évitée (cf. "Lettre Noire" n° 42/82). Même après la seconde guerre mondiale, en Allemagne par exemple, le grand message de l'Immaculée à Marienfried, à Heroldsbach, etc. fut rejeté par l'Église malgré des preuves théologiques irréfutables ainsi que des expertises scientifiques irréprochables. C'est pourquoi, il est blâmable et même dangereux de rejeter le contenu positif de messages en objectant leur origine et de suivre ainsi l'exemple des Juifs qui refusèrent Jésus à cause de son origine modeste.

Des messages provenant de différents voyants ne sont pas contradictoires
Déjà dans l'Ancien Testament, on peut lire des passages sur la vénération envers les Anges et sur l'aide qu'ils apportent. Pour illustrer cela, on trouve souvent dans les messages des appellations et des descriptions diverses et c'est pourquoi, on doit en conclure qu'un Ange a souvent plusieurs missions et que plusieurs Anges aussi peuvent avoir une mission en commun. Pour toute nouvelle science dont il veut acquérir la connaissance, l'homme doit d'abord accorder sa confiance aux choses les plus petites et les plus simples. C'est ainsi que les âmes privilégiées ont eu le plus souvent et ceci dès le début la révélation de cette catégorie d'Anges qui sont dans l'entourage le plus proche des hommes, les Anges gardiens. Par la suite, elles ont été introduites dans la connaissance des degrés supérieurs de la hiérarchie des Anges.

Depuis plus de 250 ans, les sept saints Archanges sont vénérés par leurs noms respectifs
Dans la paroisse de Mettenheim près de Mühldorf dans le diocèse de München-Freising, les sept Archanges sont vénérés et appelés par leurs noms respectifs comme l'atteste la consécration de l'Église le 18 octobre 1720 par son Excellence Franz Anton Adolf Graf von Wagensberg, Évêque de Chiemsee et Coadjuteur de Salzbourg. Les sept Archanges, chefs des chœurs dans le combat contre les Anges déchus de l'Enfer sont représentés par des statues de taille humaine, ils portent les noms suivants: Michel, Gabriel, Raphaël, Uriel, Jehudiel, Sealtiel et Barachiel.

Les Anges sont les plus puissants protecteurs en cette époque de fin des temps<BR> Bien que beaucoup de saints au cours de l'histoire eurent toujours de magnifiques visions des Anges et purent bénéficier de leur secours et d'événements vécus grâce à eux, la vénération envers les Anges diminua et même à notre époque, l'existence des Anges eux-mêmes est niée par des théologiens. Mais précisément, au moment même où l'Enfer a presque tout détruit, en déployant ses forces de ténèbres, le Ciel nous montre à nouveau la vérité. Dans son amour, le Seigneur nous montre, par l'intermédiaire de nombreuses âmes privilégiées, la puissance et les secours dont sont capables les Anges et nous incite en particulier à notre époque à faire connaître ce secours aux hommes pour le salut des âmes.

L'Immaculée, rocher de la foi catholique, est aujourd'hui méprisée
A Lourdes où l'apparition de la Mère de Dieu en 1858 confirma elle-même le Dogme de l'Immaculée Conception proclamé auparavant par le Pape Pie IX en 1854, ce titre d'honneur ("Je suis l'Immaculée Conception") qui était inscrit en cercle autour de la tête de la statue a été enlevé. A propos de ce manque de respect et des outrages envers la Mère de Dieu à Lourdes en particulier, les démons durent souvent parler sur l'ordre du Ciel. Le 1er novembre 1982, nous avons eu à nouveau des nouvelles de ce triste fait et des conséquences qui en résultent pour la jeunesse. La misère des jeunes et même de ceux induits en erreur par l'Église, s'étend quasiment partout, presque dans chaque famille. A Fatima, la Mère de Dieu disait déjà en 1917 que beaucoup d'âmes se perdaient à cause de l'impureté plus que par tous les autres péchés. Que dirait-elle donc aujourd'hui?

Après que le Ciel se fut plaint auprès des âmes privilégiées des offenses et du scandale de Lourdes, un groupe de pèlerins suisses fit confectionner une nouvelle inscription en forme de couronne avec le titre d'honneur de la Ste Vierge; mais l'évêque du lieu refusa de remettre l'inscription sur la statue.

Nous nous demandons tous ce que nous pouvons faire pour changer cet état de chose très grave par des pénitences, des sacrifices, des prières et par notre attitude courageuse peut-être pouvons-nous, individuellement ou de manière collective nous adresser aux évêques et leur montrer leur grande responsabilité jusqu'à ce que l'évêque du lieu autorise finalement à ce que le vénérable titre de l'Immaculée, symbole tout particulièrement significatif pour les jeunes resplendisse à nouveau sur la statue de la Ste Vierge à Lourdes ainsi que sur toutes les autres statues de Notre-Dame de Lourdes.

Ce scandale est une offense faite au Ciel tout entier et tout spécialement à St Joseph, son très chaste époux, qui après Marie, est le plus grand des saints du Paradis. La vie et les vertus de St Joseph doivent nous servir d'exemples en particulier pour connaître la volonté de notre Père Céleste. Il souffrit beaucoup du fait qu'il avait accueilli spontanément sa fiancée immaculée et il dut lutter, jour et nuit, dans la prière pour savoir ce qu'il devait faire, étant donné qu'il ne voulait pas la répudier. Dans sa très grande misère, un Ange lui apparut soudain et lui révéla le secret de l'incarnation de Notre-Seigneur Jésus-Christ (Mat 1.18 et sq.) (voir aussi le livre "Das Leben des hl. Joseph" de Maria Cäcila Baij, Éditions Reisinger, Wels). En suivant son exemple et en implorant son intercession, nous voulons examiner ces révélations, dans la prière, afin que Dieu puisse nous faire connaître aussi la vérité sur ses messages.

La grande misère et le délaissement des âmes du Purgatoire aujourd'hui
Sur le portail d'un cimetière, on peut lire les mots suivants: "Ne passe pas devant le cimetière sans prier car bientôt tu seras celui qui demandera que l'on prie pour toi." Puissions-nous toujours nous souvenir de ces paroles lorsque nous passons devant un cimetière. Un écrivain ecclésiastique très connu, le père jésuite espagnol Rodriguez, nous parle d'un père franciscain qui bénéficia de l'apparition d'un confrère défunt qui était en Purgatoire et alors qu'il souhaitait un signe, il lui fut demandé de tendre la main, c'est alors que l'apparition laissa tomber une petite goutte de sueur sur sa main et la goutte ne perfora pas seulement sa main mais aussi le sol et, pendant deux ans, le pauvre père en ressentit les plus vives souffrances, jour et nuit.

La sanctification personnelle est le premier devoir
Lors d'un exorcisme, le Ciel nous rappelle à notre premier devoir: la sanctification personnelle; c'est ce que l'Église nous a toujours annoncé comme premier devoir: le salut de notre âme.

Le Saint Père Paul VI, lors de son audience générale du 1er octobre 1972, nous a indiqué clairement le chemin à suivre en prononçant ces paroles inoubliables: " Vous devez vivre votre foi et pratiquer votre religion comme on vous l'a enseignée et de la manière dans laquelle vous avez été élevé. N'écoutez pas ceux qui sèment la confusion. "

Mais, fidèles à ces paroles et fermement attachés à la sainte Église catholique, nous voulons aussi prier pour le Saint Père afin que "Toi Seigneur, Tu puisses le fortifier, le consoler, le guider, le diriger pour le salut de l'Église et des âmes. Amen." Pour obtenir des grâces, l'humilité est toujours la condition décisive comme nous l'enseigne l'Église et comme nous le montre l'exemple des saints. Dans de nombreux exorcismes, les démons durent recommander des prières spéciales pour obtenir l'humilité, ces prières sont rassemblées dans la petite brochure intitulée: "Die hl. Brigitta von Schweden" Éditions Ruhland, D-8262 Altötting.

Que chacun puisse connaître le grand secours que le Ciel nous envoie par ses révélations et que chacun puisse prendre conscience de sa propre responsabilité en vue de l'accomplissement de la volonté divine et y travailler selon ses possibilités.
Heinrich Kreuzer

Exorcisme du 21 septembre 1982
E: Exorciste
D: Démon

E: Dis la vérité, seulement la vérité. Dis ce que le Ciel te commande de dire au nom du Très Saint Sacrement. Dis la vérité et seulement la vérité pour l'honneur de Dieu, pour le salut des âmes et garde le silence sur toute autre chose ! Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Saint Michel Archange et les innombrables légions d'Anges louent Dieu et sont au service des hommes
D: Nous savons qu'au-dessus de nous et qu'au-dessus de l'Enfer se tient en ce moment saint Michel Archange. A sa droite, nous voyons le saint Archange Jehudiel, à sa gauche le saint Archange Barachiel et de loin en loin les sept Archanges qui viennent compléter sa gauche et sa droite. Derrière lui, en demi-cercle, un peu en avant, d'innombrables légions d'Anges, des légions interminables et qui s'étendent à l'infini, des Anges, des Archanges, des Trônes et des Principautés selon leur dénomination. Ce sont des légions d'Anges que nous voyons, que nous sommes obligés de voir. Nous sommes aussi obligés de dire que nous les voyons, parce que cela doit être ainsi, parce que le TRÈS-HAUT (il montre le ciel) et la TRINITÉ le veulent ainsi. Ce sont d'interminables légions qui louent le TRÈS-HAUT, qui le louent et qui l'ont loué de toute éternité, depuis la création de tous ces chœurs d'Anges.

D'innombrables légions, mais il y a beaucoup de légions d'Anges qui sont toujours consacrés au service des hommes en leur qualité d'Anges gardiens. Bien plus, ils peuvent venir en aide aux hommes, leur porter assistance et secours lorsque ces hommes s'adressent à eux ou bien lorsqu'ils s'adressent à tous les chœurs des Anges, tous indistinctement, d'abord les sept Archanges et tous les saints chœurs des Anges, c'est alors qu'ils sont tous mobilisés pour ainsi dire, et répondent à la prière des hommes, et de même qu'ils reçoivent l'ordre du TRÈS-HAUT d'exécuter ce vœu pour Lui ou de Lui rendre hommage, de même, ils répondent aux bonnes prières ou aux vœux de la personne qui s'est adressée à eux. Mais il y a tant d'hommes et même peut-on dire des millions d'hommes qui oublient que les Anges gardiens existent toujours et qu'il y a beaucoup d'Anges qui doivent empêcher les malheurs d'arriver et aider les hommes. Les Anges portent l'univers et le dirigent selon la volonté de DIEU TRINITAIRE.

Les Anges doivent aussi contribuer, sur l'ordre du Ciel, au développement de la nature, à conduire la créature dans le bon chemin, à guider les animaux, à s'occuper aussi des pierres, des montagnes, du soleil, et de toute la création. Pour tout cela, le TRÈS-HAUT a ses Anges qui Le servent. Assurément, c'est Lui qui porte l'univers. Mais pour sa plus grande gloire, il a créé les Anges qui Le servent dans ce but, ici-bas, comme exécutants de ses volontés sur l'univers. Il l'a voulu ainsi, cela sert à sa plus grande gloire. Par exemple, l'Ange gardien de l'homme lui sert de protection et même les Anges doivent protéger les animaux pour qu'ils ne courent pas trop de danger. On pourrait même dire, moi, démon, je dois dire que les hommes pourraient prier pour que les animaux ne meurent pas, prier ces Anges qui sont chargés de conduire et de diriger les animaux ainsi que les vallées, les montagnes, etc. Les hommes feraient bien de prier pour que l'univers soit dirigé d'une façon plus parfaite, je veux dire, que les Anges dirigent l'univers, certes, selon la volonté du TRÈS-HAUT, mais ils pourraient le faire d'une façon encore plus complète, et il y aurait encore plus d'Anges qui viendraient en aide aux hommes pour que tout soit dirigé selon le plan du TRÈS-HAUT, si les hommes voulaient bien prier.

Il n'y aurait pas, par exemple, une si grande mortalité de poissons, ni d'oiseaux, dans le monde actuellement. Il y aurait encore beaucoup de poissons dans les mers, comme cela devrait être, et comme cela était depuis toujours. Si les hommes faisaient appel aux Anges, aux Anges gardiens, aux Anges de l'univers et aux Anges qui leur viennent en aide et qui sont à leur service, ils leur demanderaient à juste titre de les aider afin qu'ils contribuent à ce que l'univers reste dans la plénitude de sa beauté originelle telle que le TRÈS-HAUT l'a créé.
Mais l'humanité ne le fait pas, voilà ce que je suis obligé de dire sur l'ordre du Ciel.

Des millions d'Anges attendent en vain que les hommes les invoquent<BR> D: Il n'y a que très peu de gens qui prient leur Ange gardien et encore bien moins ceux qui prient l'Ange du jour parce qu'ils ne le connaissent même pas; il y en a très peu qui prient les Anges, les chœurs des Anges et les Anges de l'univers, voilà ce que je devais vous dire. C'est pourquoi vous ne devriez pas vous étonner s'il y a tant de malheurs qui arrivent aux hommes, tant d'accidents, de tremblements de terre, tant d'animaux qui meurent, de catastrophes, d'inondations, d'incendies et toute chose du même genre. Les Anges sont puissants et portent secours et assistance à tout l'univers pour empêcher ces accidents. Mais si on ne les invoque pas, ils ne peuvent vous aider que de temps en temps et dans une faible mesure. Tout ce qu'ils doivent faire et tout ce qu'ils doivent rendre comme service à l'univers d'une façon habituelle, cela ils le font en effet. Mais il revient aussi à chaque fidèle d'avoir une dévotion envers les Anges et de les invoquer pour obtenir leur secours, pour que moins de malheurs se produisent et que l'univers vous soit ainsi sauvegardé. Mais, puisque l'Église et les hommes ont déjà pris une mauvaise direction, il s'ensuit que tout se détériore, de sorte que l'univers, lui aussi, subit beaucoup de dommages. Je ne veux pas en dire plus!

E: Au nom de Jésus. . . !

D: Je suis forcé de vous dire et ceci contre ma volonté, que des milliers et même des millions d'esprits, dont la mission est de servir, seraient prêts à intervenir et à rendre service à tout l'univers, si au moins les hommes les invoquaient. Quand ils ne servent pas, ils louent le TRÈS-HAUT; ils attendent d'obtenir l'ordre du TRÈS-HAUT. C'est le TRÈS-HAUT lui-même qui souhaite que l'on invoque Ses esprits créés pour qu'ils puissent servir. Mais ils ne le peuvent pas, parce que l'on ne les invoque pas, on ne les prie pas parce qu'ils sont pratiquement oubliés (à haute voix) parce que, en général, presque plus personne ne pense aux Anges, voilà ce que je suis obligé de dire. Je ne veux pas en dire davantage !

E: Au nom de Jésus. . . !

L'Ange du jour a un grand pouvoir d'intercession<BR> D: On m'a forcé à vous révéler tout cela au sujet des Anges, mais ce n'est qu'un bref aperçu, car il y aurait, à ce sujet beaucoup plus de choses à dire, à expliquer, et à commenter. Mais je dois encore ajouter - comme nous avons déjà dû le dire, que, le jour de sa fête, l'Ange du jour est celui dont on peut obtenir des grâces toutes particulières pour soi-même, pour l'humanité et pour l'Église. Je ne veux pas en dire plus !

E: Au nom de Jésus. . . !

D: On peut même invoquer l'Ange du jour en disant:

Donne-nous toutes les grâces que nous pouvons implorer pour nous, pour l'Église et les hommes. Mais demande aussi aux autres Anges qu'ils implorent eux aussi des grâces toutes particulières pour nous en ce jour qui est celui de ta fête.

Et ils le feront, oui, ils le feront, ils y sont obligés. Ils sont les serviteurs du TRÈS-HAUT et à ce sujet, je dois encore vous dire ceci: invoquez aussi l'Ange du jour qui, le jour de sa fête, a une puissance toute spéciale pour toucher le cœur du TRÈS-HAUT. Ces Anges et ces saints du jour ont, le jour de leur fête, de même que la Reine du Ciel, le jour où on célèbre une de Ses fêtes, une puissance et un privilège tout particuliers pour demander des grâces au cœur du TRÈS-HAUT. Celui qui ne demande pas ces grâces se conduit comme un insensé. Il faut être fou et aveugle pour ne pas demander le plus de grâces possibles pour l'Église et pour soi-même. Je voudrais encore ajouter que... Je ne veux pas vous en dire plus.

E: Dis la vérité et seulement la vérité, au nom de... !

On devrait dire aux fidèles quels sont les Anges et les saints que l'on fête en ce jour, et on devrait les invoquer avant chaque célébration de la Messe
D: Je dois vous dire, moi, démon, moi qui occupe le second rang dans la hiérarchie des mauvais esprits, bien que cela constitue pour moi une terrible humiliation, je suis obligé de vous dire - parce que je suis un Ange déchu occupant un rang si élevé - que l'on perd des quantités incalculables de grâces quand on n'invoque pas les Anges et les saints du jour. Chaque fois qu'il célèbre la Messe, tout prêtre devrait s'adresser aux fidèles, avant de commencer, et leur dire à haute voix, avant de se rendre à l'autel: "nous célébrons aujourd'hui la fête de tel Ange et de tel saint ou de tel martyr." Invoquez-les aussi pendant la Sainte Messe surtout afin qu'ils vous obtiennent les grâces qui vous sont réservées en ce jour par l'intercession des Anges et des saints du jour. Vous obtiendrez alors des grâces supplémentaires. Unissez l'Ange et le saint du jour au sacrifice de la Messe. Bien sûr, les chœurs des Anges y sont déjà présents, mais ce sont surtout ces Anges du jour que l'on doit invoquer.

Invoquez aussi, avant que la Messe ne commence, l'Ange qui est chargé de veiller sur l'église, la chapelle ou sur le lieu où la Messe est dite, ou celui qui protège le diocèse du lieu. Comme vous le savez déjà certainement, chaque diocèse et chaque église, c'est-à-dire chaque paroisse, a son propre Ange local. Chaque diocèse a aussi son propre Ange qui occupe un rang plus élevé dans la hiérarchie des Anges. Chaque paroisse a aussi son propre Ange qui veille sur l'église paroissiale, sur chaque curé, sur chaque fidèle, qui en font partie. Quand on invoque l'Ange avant le début de l'office, il obtiendra alors pendant la Messe des grâces encore plus grandes, pour le curé de la paroisse et ses fidèles; il pourra aussi obtenir et vous donner de grandes grâces. Mais si personne ne l'invoque, il est bien sûr toujours présent mais il dira au TRÈS-HAUT: ô..., je ne veux pas vous en dire plus !

E: Parle au nom de Jésus!

D: Ô DIEU TOUT-PUISSANT ! Ô divine Majesté dont nous vénérons tous avec soumission la grandeur et la sublimité, nous nous recommandons à Toi. Nous recommandons toute la paroisse à Ta protection toute spéciale. Regarde, ce curé a oublié de m'invoquer, moi Ton ange. Vois, tous ces fidèles qui ont oublié de m'invoquer, moi qui suis Ton pauvre Ange à qui cette paroisse ou ce diocèse est confié et qui, conformément à Tes décrets éternels, veille tout particulièrement sur cette paroisse, cette église, cette chapelle. Mais Tu sais, ô Seigneur, que les hommes sont faibles, c'est pourquoi, ne les laisse pas courir à leur perte. Je voudrais suppléer à tout ce qui leur fait défaut. Ne retiens pas trop leurs fautes et leurs négligences. C'est ainsi que doit prier l'Ange de la paroisse et il prie même davantage. Voilà ce que j'ai été obligé de dire en résumant le plus possible. Je ne veux pas vous en dire plus !

E: Au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit... !

Si on ne les invoque pas, les Anges ont les mains liées
D: Malheureusement, moi, démon, je suis obligé de dire que les Anges des paroisses et des diocèses, ainsi que ceux qui se trouvent là où une Messe est célébrée dans une chapelle, sont obligés de prier, alors qu'au lieu de cela, ce sont les fidèles qui devraient prier cet Ange et le TRÈS-HAUT. L'Ange pourrait leur obtenir des grâces beaucoup plus grandes. Il a aussi une très grande puissance pour toucher le cœur du TRÈS-HAUT. Comme nous avons déjà dû le dire à propos de l'Ange du jour, l'Ange de la paroisse a aussi une grande puissance, mais l'Ange qui veille sur une paroisse ou un diocèse, etc. peut et doit être toujours invoqué d'une manière spéciale lorsqu'une Messe est célébrée, et chaque fois que des prières sont dites dans l'église dont l'Ange a la charge. L'homme est exaucé beaucoup plus vite, lorsque sa prière correspond à la volonté du TRÈS-HAUT, que lorsqu'il prie tout seul et pour lui-même, car les Anges sont toujours de très purs esprits au service du TOUT-PUISSANT, qu'ils aiment d'un amour ardent. Le plus souvent, ce sont des princes qui sont chargés de veiller sur une paroisse ou sur un diocèse. Étant donné que les Anges veillent sur cette paroisse avec des sentiments très nobles et très élevés ainsi qu'avec un très grand amour, ils portent dans leur cœur, pourrait-on dire, chaque membre de cette paroisse; ils voudraient aider les hommes, mais, la plupart du temps, ils ont les mains liées parce que l'on ne les invoque pas et encore moins s'adresse-t-on aux Anges qui sont chargés de veiller sur les paroisses et les diocèses. C'est une chose qui est tout à fait propre au monde des Anges. On ne dira jamais assez qu'il faut faire connaître tout cela. Que les hommes sont bêtes de ne pas vouloir l'accepter et de ne pas y croire. A chaque époque, le TRÈS-HAUT a toujours donné des révélations de ce genre; on peut en prendre connaissance, les relire; il existe, du reste, une révélation très authentique donnée par le Ciel lui-même au sujet de ces Anges de paroisse dont j'ai parlé à la fin. Je ne veux pas en dire davantage.

E: Au nom du Père... !

D: Cette révélation fut faite à une certaine "Ancilla" (Mechtilde Thaller de Munich). Elle n'est pas la seule à avoir reçu des révélations.

Il faut faire connaître la grande puissance des Anges !
D: Puisqu'on ne prête plus attention à ces grandes révélations, je dois vous le redire: il faut faire connaître la grande puissance des Anges. Dites-le lorsque vous célébrez la Messe et lorsque vous prêchez. Dites-le aux prêtres qui sont disposés à le dire aussi.
On devrait le crier sur les toits ! Je dois me répéter, tout cela fut révélé de la même manière à la religieuse. Si les hommes savaient la puissance de ce grand Ange, s'ils connaissaient la majesté du TOUT-PUISSANT qui trône dans cette église, dans laquelle l'Ange doit le servir, ils marcheraient sur les genoux pendant des kilomètres avant d'arriver à l'église, ils invoqueraient cet Ange avant d'arriver à l'église, afin que celui-ci puisse leur donner des grâces plus grandes et des bénédictions plus fortes. Je ne veux pas en dire davantage.

E: Au nom de Jésus...!

D: De la même façon que les démons peuvent nuire aux hommes d'une manière redoutable, de même les Anges ont un pouvoir tout aussi redoutable, devrais-je même dire, moi qui suis un Ange déchu, ils ont une puissance redoutable sur le cœur du TRÈS-HAUT. Étant donné qu'à aucun moment ils ne peuvent faillir et qu'à aucun moment ils ne peuvent pas ne pas être au service du TRÈS-HAUT, on comprend alors qu'ils aient une puissance tout à fait redoutable, surtout les Archanges, les Anges qui veillent sur les diocèses, les Anges du jour, et les Anges gardiens bien sûr. Cela aussi est une caractéristique tout à fait propre aux Anges. Je ne veux pas en dire davantage.

E: Au nom du Père... !

D: Mais à l'époque actuelle, on en parle beaucoup trop peu. Dans votre Église actuelle telle qu'elle est devenue maintenant, on ne parle pratiquement plus des Anges. Ces révélations à la religieuse ainsi qu'à cette âme privilégiée qui devait faire connaître les Anges du jour sont passées sous silence. On ne parle plus du tout de cela, dois-je dire. Je ne veux pas en dire plus !
E: Parle, dis la vérité, seulement la vérité pour l'amour de Dieu et l'honneur des saints Anges !

D: Plus personne n'en parle, sauf quelques personnes qui connaissent davantage la doctrine des Anges ou qui croient encore en l'existence de leur Ange gardien. Mais c'est une erreur de mettre la lumière sous le boisseau, et, pour finir, de laisser brûler le boisseau par la chaleur, au lieu de faire resplendir la lumière dans toutes les églises et le monde entier.

Mais je dois dire que c'est une erreur de ne pas propager cette doctrine ou ces révélations partout. CELLE qui est là-haut et la SAINTE TRINITÉ m'obligent à dire que si des vérités si grandes et si sublimes furent communiquées à cette âme privilégiée remplie d'humilité qui reçut les révélations sur l'action des Anges, ce n'est que justice que le monde entier en ait connaissance ! On fait beaucoup trop peu de choses dans ce but. Je dois parler de la part de la TRÈS SAINTE TRINITE et de la Reine des Anges qui veille avec majesté sur les Anges, et qu'eux-mêmes honorent comme leur Mère et leur Reine très aimable et très sublime parce qu'elle l'est en effet et parce qu'elle possède toutes les vertus. C'est une erreur, en ces temps très durs de grande confusion pour l'Église, de ne pas faire connaître ce livre ainsi que les noms des Anges du jour uniquement à ceux qui bénéficient déjà de la bonne influence des Anges. On se trompe en pensant que seules ces personnes ont la possibilité et le droit d'invoquer ces puissants Anges du jour et qu'eux seuls connaissent leurs noms. Le TRÈS-HAUT n'existe-t-il pas (il montre le ciel) pour tout le monde ? N'a-t-il pas créé les Anges pour tout l'univers et non pas seulement pour ceux qui sont déjà entrés dans ce monde de prière pour obtenir les faveurs des Anges, dont on a déjà parlé ! C'est une très grave responsabilité.

On devrait faire prendre conscience de cette très grande responsabilité aux évêques et aux prêtres: l'existence de l'Enfer qui ne peut plus être anéanti, l'existence du Purgatoire qui peut parfois en ses zones les plus profondes être plus épouvantable que l'Enfer, parce que là, nous, les démons n'avons finalement plus aucun droit sur ces âmes, et puisqu'elles nous ont échappé de justesse, nous pouvons alors les éprouver davantage que celle qui sont avec nous en Enfer pour l'Éternité, comme nous avons déjà dû le dire.

Voilà ce que vous devez dire aux évêques. Le fait de se damner ou de se sauver n'est certes pas une mince affaire, une bagatelle, bien au contraire, c'est un très grand drame lorsqu'on est condamné à brûler, à languir et à se consumer pendant des siècles au Purgatoire en soupirant de voir le TRÈS-HAUT et les Anges, que l'on n'a pas fait connaître sur la terre, en aspirant après leur secours que l'on ne peut plus alors obtenir, puisqu'on a passé sous silence ce que l'on aurait dû faire connaître au monde. Ce n'est pas moi qui ai voulu vous dire cela, mais j'y fus contraint par la Toute Puissance et la majesté du TRÈS-HAUT, je ne voulais pas avouer tout cela (il pousse des cris), cela ne peut que nous faire tort, mais ce n'est que la vérité, toute la vérité, l'irrévocable et entière vérité à laquelle vous aussi vous ne pouvez vous soustraire.

Oui, il y a un monde des Anges, de même qu'il y a un Enfer
Tout comme on doit propager les noms que portent les Anges, on doit aussi faire connaître l'existence de l'Enfer, je dois vous le dire, il faut faire connaître l'existence des bons Anges, des Anges déchus et de l'Enfer. Ils existent. Les noms des Anges du jour et des Archanges devraient aussi être connus. On peut, bien sûr, invoquer les Anges sans plus. Mais lorsque l'on sait à quel jour et pour quelle mission tel Ange fut précisément doté de puissance, alors on l'appellera volontiers à l'aide, en toutes circonstances, et avec plus de ferveur, oui on l'invoquera davantage que si on ne sait rien de tout cela. On sait si peu de choses de lui; la connaissance que l'on en a est aussi faible que celle que l'on a, étant sur la lune, de l'autre côté de l'univers, de même qu'on connaît très peu les planètes qui sont très éloignées de nous. On admet que tout cela existe bien. On voit tout cela, de là-haut dans le ciel, tous ces astres qui brillent au firmament, mais, en fin de compte, on ne sait pas à quoi ils servent. Il en va de même pour les Anges.

Les hommes sont toujours dépendants, dans leur vie, de certaines impressions et de certaines connaissances qu'ils pensent avoir; c'est pourquoi ces Anges furent révélés à une âme privilégiée, qui menait une vie très droite, précisément pour cette époque de fin des temps qui est la vôtre et dans le but d'une diffusion dans le monde entier. Le Ciel et le TRÈS-HAUT ne veulent pas que ce soient uniquement ceux qui ont la connaissance de ces faits et réalités qui puissent invoquer ces Anges du jour. Une telle attitude serait, ou plutôt est mesquine. Le TRÈS-HAUT n'a-t-Il pas institué les Anges pour le service de tous? Ne fait-Il pas pousser l'herbe pour tout le monde ? De même qu'il a créé pour tout le monde aussi les montagnes, le soleil, les animaux, les arbres et les champs, il en est de même pour les Anges.

L'importance capitale des Anges pour cette époque de fin des temps qui est la nôtre
Le fait que les Anges doivent être connus et invoqués pour faire contrepoids à l'Enfer, en cette époque de fin des temps qui est la nôtre, voilà bien une vérité d'une valeur incomparable.
D: Aujourd'hui j'ai dû dire beaucoup de choses sur les Anges. C'est pourquoi depuis le début, j'ai été tellement excité, aussitôt que je suis entré dans cette pièce. C'est pourquoi, je ne voulais pas parler. Ce sont des vérités d'une valeur inestimable, que je hais parce qu'elles nous font beaucoup de mal, à nous qui sommes en Enfer, et qu'elles ne peuvent que nous porter préjudice. Mais j'ai été obligé de vous les faire connaître, sur l'insistance de la Reine des Anges et sur l'ordre du Ciel et de la TRINITÉ parce que, nous, qui sommes en Enfer, nous provoquons tant de malheurs, surtout en ce moment, et parce que grâce aux Anges vous augmentez votre force contre nous et que jamais vous n'invoqueriez assez les Anges et surtout aussi les Anges du jour, ainsi que, comme je l'ai déjà dit, l'Ange d'une paroisse, d'un diocèse et celui de la chapelle ou de la salle où se célèbre une Messe. Là aussi, un Ange tout particulier est présent pendant cette Messe. Voilà ce que j'avais à dire.
Remerciez le TRÈS-HAUT et ne reculez devant aucun sacrifice ni aucune peine pour faire connaître cela, même si vous deviez être l'objet de malversations ou devenir la risée de tout le monde. Voilà la vérité, la vérité entière telle que j'ai dû le dire sur l'ordre du Ciel et d'une manière terriblement forcée. Je ne voulais pas le dire. J'aurais mieux aimé aujourd'hui avoir été tourmenté toute la journée par Lucifer lui-même, en Enfer, plutôt que d'avoir dû dire ces révélations qui, pour vous, sont une bénédiction, et qui, pour nous, sont une malédiction.

Mais, puisque nous avons la permission de vous nuire et de vous poursuivre en cette terrible époque actuelle, je dois vous dire en contrepartie ce que vous devriez vraiment faire pour que vous puissiez vivre quand même dans l'imitation du Christ et persévérer dans cette voie. Voilà ce que je devais dire.

Exorcisme du 1er novembre 1982
E: Exorciste
D: Démon

E: Au nom de la Sainte Trinité, Dieu le Père, le Fils, et le Saint Esprit.
Au nom de la Sainte Trinité, Dieu le Père, le Fils, et le Saint Esprit.
Au nom de Marie, l'Immaculée Conception.
Dis-nous ce que Dieu t'a commandé de dire et ne dis que la vérité et seulement la vérité et ne parle pas d'autre chose. Au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit.

Les sept Archanges et les puissants chœurs des Anges
D: Je dois dire qu'on doit invoquer les sept Archanges, surtout en ce moment, par leurs noms respectifs. La grande valeur de leur intercession, leur puissant secours et leur nature particulière sont inestimables et sublimes. Certes, ce n'est pas moi qui veux vous dire cela, mais je dois le faire, je suis terriblement forcé aujourd'hui de vous parler des sept Archanges, de leur secours, de leur grandeur et combien, tout particulièrement, ils prodiguent leurs secours, et quel puissant chœur d'Anges se tient derrière chacun d'eux. Derrière chacun de ces sept Archanges, se tiennent de puissants chœurs d'Anges qui sont tous plus ou moins grands mais même les Anges les plus petits possèdent une dignité, une noblesse incomparablement grande. Je dois avouer que nous les craignons. Nous craignons terriblement même ces Anges les plus petits sans parler de ceux qui sont plus grands et des Archanges eux-mêmes. Voilà pourquoi on doit les invoquer.

C'est pour la même raison que les Anges et les saints du jour doivent être connus, parce que toutes les légions d'Anges et chaque Ange du jour est à la disposition de tout le monde, parce que nous sommes à une époque de grande confusion et que nous pouvons davantage nuire aux hommes et les faire tomber beaucoup plus en ce moment qu'il y a dix, vingt, ou trente ans. Les temps actuels sont devenus maintenant beaucoup plus mauvais ainsi que les attaques de l'Enfer. C'est pourquoi, tous les jours, on devrait invoquer ces puissants Anges et ces Anges du jour.

Le prince angélique Lechitiel, l'Ange du Mont des Oliviers, vient en aide à tous ceux qui sont désespérés
On devrait invoquer tout particulièrement l'Ange Lechitiel. Il a réconforté le TRÈS-HAUT dans son effroyable abandon au Mont des Oliviers, ainsi qu'Oriphiel et d'autres Anges encore. Il est revêtu d'un vêtement sacerdotal, comme nous avons déjà dû le dire, il a une étole, une croix et sur le vêtement, un image représentant la Passion du Christ, ainsi qu'un calice surmonté de la Sainte Hostie; c'est l'Ange qui s'occupe des désespérés, des découragés, et de ceux qui ont envie de se suicider. C'est l'Ange de ceux qui sont complètement anéantis, de ceux qui sont tombés et qui n'ont plus aucune force pour se relever. C'est l'Ange qui veut et qui peut venir en aide à tous ces gens-là, qui ne veulent plus avancer et qui veulent se suicider. Il a la puissance et le don de retenir au dernier moment ceux qui sont dans ce cas-là. Quand on l'invoque, ne serait-ce que quelques fois par an, il est alors si puissant qu'il peut retenir et qu'il retient vraiment ces âmes, de la tentation du suicide, alors que la même personne qui ne l'invoquerait pas succomberait à la tentation du suicide.
Mais quand une personne qui cherche à se suicider invoque l'Ange Lechitiel, ne fût-ce que quelques fois par an, en lui disant:
"Saint Lechitiel, aide-moi, soutiens-moi, relève-moi !"
alors, nous, les démons, nous n'avons plus aucun pouvoir pour entraîner cette personne au suicide; l'Ange Lechitiel a aussitôt la main au-dessus de ces personnes-là pour les protéger et ceci durant toute l'année. Nous ne pouvons plus les entraîner au suicide. L'Ange a une puissance et une force toutes spéciales. C'est donc à bon droit que l'on peut invoquer cet Ange et implorer son secours.

À côté de Lechitiel se trouve aussi le prince angélique Orphar qui vient en aide aux toxicomanes
Lechitiel est aussi un Ange puissant pour les drogués, car ils sont vraiment dans une situation tout à fait désespérée. N'est-il pas en effet désespérant quand on ne trouve plus aucune issue, après avoir absorbé toutes sortes de drogues, sans avoir pu s'arrêter ? Ils sont dans le bain et ils ne peuvent plus s'en sortir. A eux aussi, l'Ange Lechitiel vient en aide et tout particulièrement l'Ange de la nuit dont le nom est Orphar. Orphar est l'Ange de la nuit, celui qui, si je puis dire, écoute tous les bruits de la terre, qui les écoute avec attention, pour éloigner les mauvaises influences. Aux hommes qui risquent de devenir des toxicomanes, il peut encore apporter de l'aide et éloigner le danger quand on l'invoque et quand on le prie dans ce but-là. Il est tout aussi capable de sauver ceux qui sont déjà tombés dans la toxicomanie. Orphar est l'Ange des ténèbres et de la nuit. Lechitiel est l'Ange contre le désespoir. C'est l'Ange très puissant qui vient en aide aux accablés, il les prend avec lui, les réconforte et les remet sur le bon chemin. Je ne veux pas en dire davantage.

L'Immaculée est le plus grand secours pour les jeunes dans leur combat pour la pureté
E: Au nom de Jésus, au nom du Père... !
D: Je dois à nouveau parler de l'Immaculée. Il y a un fait d'une immense tristesse, comme nous avons déjà dû le dire, c'est que l'Immaculée n'est plus vénérée en tant que telle et avec autant de ferveur qu'autrefois. Il est terriblement triste et incroyablement déprimant de voir qu'à Lourdes, la statue qui devrait pourtant porter le titre de l'Immaculée Conception, n'a plus le droit de le porter autour de sa tête, uniquement parce que les hommes lui ont enlevé ce titre ou parce qu'ils veulent lui donner moins d'importance. C'est une affaire très grave et qui est presque inexpiable. Tant de jeunes qui cherchent du secours, ont tourné leur regard vers cette vierge d'une pureté absolue, et ont bénéficié de son aide. Mais, maintenant qu'on a enlevé de la statue de Lourdes, le titre d'honneur qu'elle portait autour de la tête, il s'ensuit inévitablement qu'il n'y a plus autant de grâces qu'auparavant. Elle est la plus grande sainte du Ciel.

Saint Joseph est, après l'Immaculée, le grand saint du paradis
Après elle, vient son très chaste époux, Saint Joseph, qui - comme nous avons déjà dû le dire, est, après elle, le plus grand saint du Ciel, après la SAINTE TRINITÉ Elle-même et l'Immaculée. En tant qu'homme, il est, après elle, le plus pur, le plus grand, de loin au-dessus de tous les saints. Il eut bien plus d'épreuves et de souffrances à supporter qu'on se l'imagine. Les épreuves ont accablé Saint Joseph avec force et violence dès sa jeunesse jusqu'au moment où il put se fiancer avec elle LÀ-HAUT. Il eut à subir d'immenses épreuves, d'immenses douleurs, et ce afin qu'il soit jugé digne par le TRÈS-HAUT, de devenir le fiancé de la créature la plus pure qui ait jamais existé. Il n'est personne, excepté lui, qui fut trouvé digne, et aussi personne en dehors de lui aurait été trouvé digne, et, peut-on dire, qui aurait été tant soit peu digne d'une épouse divine, si élevée en sainteté; et c'est au titre d'honneur de cette vierge si noble, si pure et si sainte, qu'ils osent, ici-bas, donner moins d'importance. Ce n'était pas assez avec les Küng, les Haag, que sais-je encore... Ce sont les évêques et les modernistes qui osent lui ravir ce titre d'honneur. Saint Joseph lui-même est affligé de voir tout ce qui est arrivé. Je ne veux pas en dire davantage.

E: Au nom de Jésus....!

D: Il est après elle, le plus grand saint qui trône au Ciel, oui infiniment plus grand que tous les autres saints qui viennent après lui, comme nous avons déjà dû le dire une fois.

L'immense cohorte des saints inconnus
Il existe aussi au Ciel des milliers de saints dont le nom n'est guère connu mais qui ont enduré de longues et pénibles souffrances et qui ont sauvé beaucoup d'âmes, et cela, l'humanité ne le sait pas et n'en a même aucune idée. On devrait les invoquer, eux aussi, après les saints du jour. Cette cohorte d'humbles saints qui ont comme succédé au TRÈS-HAUT dans sa Passion au Mont des Oliviers, dans les heures de détresses les plus dures de la nuit, tout en supportant de souffrir, d'être humiliés, et de patienter et tout cela au milieu d'immenses épreuves, dont les hommes ne savent rien ou si peu de choses.

Les saints du jour ont une puissance d'intercession toute spéciale le jour de leur fête
Les saints du jour doivent être invoqués et les fêtes célébrées selon l'ancienne coutume originelle, parce que ce sont ces jours de fête-là qui sont toujours en vigueur au Ciel. Nous, ici en Enfer, nous savons très bien que tel jour, c'est tel saint qui célèbre sa fête et nous devons alors redoubler d'attention car il a ce jour-là une grande puissance d'intercession etc. Nous devons, nous autres en Enfer, nous armer tout particulièrement et être sur nos gardes ce jour-là. Les jours de fête qui ont été fixés par les modernistes tels qu'ils sont actuellement et tels qu'ils ont été complètement changés, ces jours-là, ce n'est pas la peine que nous soyions sur nos gardes. Nous disons: Ah! c'est encore un saint qu'ils ont changé de place. Au Ciel, on ne célèbre pas sa fête aujourd'hui, donc nous devons moins y faire attention. Je ne veux pas en dire davantage.

E: Au nom du Père... !

D: Bien sûr, ceux qui n'en savent rien, peuvent aussi invoquer les saints le jour où le Ciel ne célèbre pas leur fête officiellement. Ces saints leur obtiendront quand même des grâces, mais un saint obtient plus de grâces du Cœur du TRÈS-HAUT le jour même de sa fête. Le plus souvent, ces fêtes tombent le jour du décès de ces mêmes saints. Et il en va de même avec les fêtes de l'Immaculée et celles de St Joseph, celle du 19 mars et celle de Joseph artisan, etc. Ces fêtes-là ne peuvent pas être modifiées car, au Ciel, elles sont célébrées précisément ces jours-là, comme elles ont été célébrées depuis toujours. Mais il est très important d'invoquer les saints ces jours-là et de célébrer les fêtes sur la terre les mêmes jours où le Ciel les célèbre également. Tout homme de bonne volonté devrait donc être en possession d'une liste des saints du jour et de leur fête suivant l'ancien calendrier. Voilà ce que je dois dire sur les saints et leurs fêtes. On m'a chargé de vous dire cela, aujourd'hui, en ce jour de leur fête, la grande fête de la Toussaint, où le Ciel exulte de joie et où ils sont portés en triomphe parce que ces grands et puissants saints ont vraiment gagné la victoire sur le mal. Je ne veux pas en dire davantage.

Les âmes du Purgatoire sont abandonnées - toutes les anciennes indulgences restent valables

E: Parle au nom du Père....!

D: Mais je dois à nouveau insister tout particulièrement aujourd'hui sur le fait que vous les hommes, vous êtes des sots et des nigauds quand, le jour de la Toussaint, vous ne priez pas tout spécialement pour les âmes du Purgatoire, parce que ce jour-là, on peut beaucoup obtenir pour ces pauvres âmes grâce à l'intercession des saints. C'est pour elles une journée pas comme les autres, très importante, les saints leur obtiennent des faveurs. Mais elles en retirent le plus d'avantages quand on peut prier le plus possible sur leurs tombes, pendant toute cette journée, comme on faisait autrefois. Elle est toujours valable, l'indulgence qui fut promulguée autrefois, c'est une indulgence plénière obtenue quand on prie sur les tombes des défunts dans cette intention. Je dis cela contre mon gré. Les indulgences que les papes ont promulguées autrefois sont valables à partir du jour où elles ont été promulguées et elles ne peuvent plus être abrogées.

Le grand secours que l'on donnait autrefois aux défunts
Autrefois, il y avait des milliers, oui, des milliers d'âmes du Purgatoire qui pouvaient quitter le Purgatoire ces jours-là, grâce à ces indulgences que les papes d'alors avaient promulguées. Oui, autrefois, les âmes du Purgatoire recevaient vraiment beaucoup plus de secours parce que les hommes, surtout les catholiques, passaient souvent toute la nuit en prière, sur les tombes ou près des cercueils, comme c'était l'usage. Les défunts recevaient alors beaucoup de soulagement dans leurs souffrances, grâce aux prières de leurs parents et voisins. Souvent, c'était la moitié des habitants du village qui venaient prier pour les défunts. La moitié ou même tout le village se réunissait en prière quand il y avait eu un décès au village. Et ces défunts avaient alors infiniment plus de secours, et ces âmes pouvaient à leur tour obtenir des grâces du Ciel pour leurs connaissances d'ici-bas, grâces qu'ils ne reçoivent pratiquement plus actuellement. Je dois dire cela, parce que, demain, c'est le Jour des Morts, en fait, je ne voudrais pas le dire, mais Elle, LÀ-HAUT, m'y oblige, parce qu'elle a pitié des âmes du Purgatoire, et les saints aussi. Autrefois, c'est en pleurant et en priant beaucoup que l'on pensait à ces pauvres défunts. Je ne veux pas en dire davantage.

Les morgues deviennent des lieux de supplice pour les défunts parce que plus personne ne prie pour eux

E: Au nom du Père, du Fils....!

D: La nuit, à plusieurs reprises, on les aspergeait d'eau bénite. On était, pour ainsi dire, presque avec eux en Purgatoire. Aujourd'hui, il en va tout autrement: on amène les défunts très rapidement à la morgue, de sorte que l'on ne peut plus les voir et qu'on les oublie très vite, et on peut alors vaquer à d'autres occupations. Il y avait un très grand avantage quand le corps restait ou pouvait rester à la maison.
Les âmes du Purgatoire se plaignent d'être actuellement emmenées à la morgue, dans ces endroits frais et dotés de tout le confort. Qu'est-ce que cela peut bien leur faire d'être ainsi déposées dans ces endroits réfrigérés ? Cela ne leur apporte rien du tout. Elles aimeraient beaucoup mieux que l'on rafraîchisse leur âme, car elles doivent supporter des tourments et souffrir en Purgatoire. Elles seraient soulagées si on voulait bien ne pas cesser de prier près de leur cercueil. Il en était ainsi autrefois, lorsque la plupart des personnes qui se rendaient à la maison mortuaire ou venaient simplement faire une visite, récitaient un ou même plusieurs Notre Père. Elles étaient encouragées à prier pour les défunts, parce qu'elles les voyaient en face d'eux. Aujourd'hui, bien peu de gens peuvent se rendre à la morgue. Car, la plupart du temps, et même presque toujours, elle est fermée. Le plus souvent, il faut commencer par demander la clef, de sorte que l'on n'y va plus si souvent. On dit: "Ma foi, je l'ai souvent vu de son vivant, je sais bien comment il était." On repousse alors l'idée d'aller à la morgue et on ne prie pas. Mais autrefois, on se rendait au domicile et on s'associait à la douleur des parents qui pleuraient autour du corps de leur défunt. Et puis, cela incitait tout le monde à prier pour cette âme et c'était, au moins, l'occasion de venir en aide aux proches du défunt et de les réconforter. On faisait dire aussi beaucoup plus de Messes, même si, à l'époque, les hommes étaient beaucoup moins riches que maintenant. C'est le monde moderne qui vous a apporté tout cela. Ces morgues ne sont pas la meilleure invention, loin de là !

Cela ne leur ferait pas tort, aux hommes, de sentir l'odeur d'un cadavre. Il verraient qu'ils sont peu de chose ici-bas, et qu'un jour aussi, ils se décomposeront et qu'ils n'ont aucune raison d'être orgueilleux. Cela ne leur ferait vraiment pas tort. Ce serait, somme toute, une bonne chose si le corps du défunt pouvait rester à la maison, même s'il devait y avoir des odeurs nauséabondes. Certes, à la morgue, il n'y a pas d'odeur, mais aussi pas de prière pour secourir les défunts. On se rendrait compte aussi qu'un jour il nous faut mourir, qu'on va à la morgue et puis aussi que plus personne ne prie. C'est une terrible vérité qui devrait faire réfléchir les hommes et qui devrait les remuer. Même si les hommes devaient veiller un cadavre nauséabond pendant trois nuits en priant pour son âme, cela vaudrait beaucoup mieux pour eux plutôt que de s'enfoncer dans leur orgueil, voilà la vérité. Quand dans leur fol orgueil qui monte jusqu'au Ciel, ces hommes meurent et qu'ensuite ils doivent rester en Purgatoire quelques années, une dizaine, des centaines ou même des milliers d'années, selon les cas, pour y expier leurs péchés, et qu'ils n'ont jamais prié devant un cadavre nauséabond et qu'ils ne pensent plus du tout que chacun doit retourner en poussière, à l'exception de quelques saints qui, par permission divine, ont été préservés de la putréfaction. Mais eux, ils sont déjà saints. Ils ont beaucoup moins besoin de prières que ceux qui viennent de mourir et qui sont comme des malheureux allongés dans leur cercueil, et pour lesquels personne ne prie, et qui, si je puis dire, meurent de froid dans cette morgue où on les a déposés.

L'incinération des corps n'est pas acceptée par le Ciel
Le Ciel n'aime pas non plus que l'on incinère les corps. Après l'incinération du corps, il n'en reste plus grand chose. Il n'est plus possible, de ce fait, d'accompagner le corps à l'église ou au cimetière. Il ne reste plus qu'un peu de poussière et de cendre. Le TRÈS-HAUT ne veut pas de l'incinération des corps. Il y aurait bien assez de place sur la terre pour construire des cimetières. On ne devrait pas construire tant d'autoroutes, qui ne sont pas vraiment utiles, et qui sont aussi l'occasion pour les hommes de commettre des péchés. Au lieu de construire des autoroutes, on devrait plutôt réserver ces endroits, ou d'autres zones libres, pour y aménager des cimetières, où ces pauvres morts pourraient reposer. On ne devrait pas non plus occuper tant de terrains pour les courses de chevaux et il ne faudrait pas beaucoup de place pour construire des cimetières. En fait, si on le voulait vraiment, on aurait assez de place pour enterrer les défunts, sans que l'on soit obligé de les incinérer. Mais, - comme malheureusement cela est déjà passé dans les mœurs de votre monde moderne et dans la mentalité de l'Église progressiste, on devrait, au moins, s'imposer le devoir, en guise de pénitence, de prier et de faire des sacrifices pour ces pauvres âmes.

On est coupable quand on oublie de prier pour les âmes du Purgatoire

E: Au nom de Jésus. . . !

D: Moi, je dois vous expliquer cette maudite vérité. Je dois parler parce que je vois, et que je sais ce qu'elle est. Parce qu'ils m'y obligent, ceux qui sont là-haut, à vous dire cela, ce que je vois, ce que je sais déjà de la sphère céleste, pour ainsi dire. Je dois parler. Chacun ne pense qu'à soi et veut sauver sa peau. Chacun voudrait, le plus possible, éviter de regarder la mort en face. Quelques fleurs, quelques préparatifs, cela, on veut bien le faire, parce qu'on y est obligé. Cela, il suffit de le payer avec de l'argent. On préfère, en fin de compte, payer 20, ou 50, ou même des centaines de francs, plutôt que de s'agenouiller soi-même près de ce défunt et de prier le TRÈS-HAUT et les Saints pour aider cette pauvre âme et lui procurer quelque soulagement.
"Seigneur, donne-leur le repos éternel, et que la Lumière brille sur eux à jamais." - "Seigneur, accorde-leur de reposer en paix."
C'est encore et toujours l'une des prières les plus efficaces qu'on puisse dire en faveur d'une pauvre âme tourmentée, car pour nous, en Enfer, vous ne pouvez plus rien obtenir. Nous sommes perdus pour toujours, pour l'éternité, pour toujours, pour l'éternité (ces paroles sont dites en criant, et avec un atroce désespoir). On n'a plus besoin d'aide, nous ici, ce n'est plus la peine de nous aider. Par contre, ces âmes du Purgatoire, elles, supplient qu'on leur vienne en aide, elles crient après les hommes, et ceux-ci passent aveuglément devant ces pauvres âmes tourmentées qui étaient pourtant parmi eux, jadis, ou même qui étaient leurs amis ou leurs parents. Quelle attitude lamentable, qui crie vengeance au Ciel ! Quel comportement peu fraternel ! Quelle façon d'agir répugnante et dégoûtante au possible ! Aucun amour, aucun sentiment pour ces pauvres âmes ! Les hommes ne viennent pratiquement pas en aide à ces pauvres âmes. Que peuvent bien représenter quelques misérables prières, récitées à la hâte, ainsi que quelques fleurs, en comparaison avec ces souffrances infligées par le Feu du Purgatoire ?... En outre, ces défunts devraient rester dans la mémoire des survivants. De plus, ce visage, désormais inanimé, mais toujours vivant dans l'âme qui survit en Purgatoire, ce visage devrait rester gravé dans la mémoire de ceux qui restent. Les hommes, et l'Église aussi, sont tombés bien bas, à tel point qu'ils en sont venus à ne plus penser du tout aux pauvres âmes du Purgatoire !

L'Église elle-même, c'est comme si elle ne pouvait plus leur accorder la paix qu'elle leur accordait autrefois. Ces morts se retourneraient dans leurs tombes, s'ils le pouvaient encore. Mais ils ne peuvent que soupirer, gémir et se tordre de douleur, dans l'au-delà, au Purgatoire. Dites-le aux hommes, proclamez-le! Dites-le dans vos sermons. Je ne veux pas en dire davantage !

E: Parle au nom de... !

À chaque Messe, on doit faire mémoire des âmes du Purgatoire qui sont les plus tourmentées
D: Les hommes devraient aussi, en particulier lorsqu'ils assistent à la Messe, penser aux âmes du Purgatoire qui appellent au secours, secours qu'elles ne peuvent pas recevoir si ce n'est de la part des hommes qui prient pour elles. Elles reçoivent de l'aide du Ciel quand on prie pour elles, et aussi d'ELLE là-haut parce qu'ELLE elle a pitié de ces pauvres âmes, à condition toutefois qu'elles l'aient honorée de leur vivant, sinon il ne lui est même pas permis à ELLE, là-haut, de les aider, parce que cela est tout à fait contraire à la Loi et à la Justice. Les hommes ont un privilège incomparable. Ils peuvent à tout moment demander des secours pour les âmes du Purgatoire. Bien sûr, ELLE, là-haut, ELLE peut aussi les consoler, implorer le TRÈS-HAUT, et leur procurer quelque consolation, mais ELLE peut le faire d'une manière beaucoup plus forte, quand les hommes lui adressent des prières, ainsi qu'au TRÈS-HAUT, aux Anges gardiens. Les âmes du Purgatoire vous appellent, si je puis dire, moi, Belzébuth, je suis obligé de vous le dire, c'est la SAINTE TRINITE, la Sainte Vierge et les Archanges qui le veulent, parce qu'ils ont pitié des tourments et des lamentations de ces pauvres âmes pour que celles-ci puissent, au moins, obtenir une petite prière ou une simple pensée de la part des hommes. Dites aux fidèles qu'ils doivent, chaque fois qu'ils assistent à la Messe, appeler à l'aide les saints du jour, les Anges du jour, le TRÈS-HAUT qui a souffert sur la Croix, La Très SAINTE TRINITÉ dans toute sa majesté, en faveur de ces pauvres âmes dont vous voulez et devez faire mémoire. Bien sûr, dans les missels, on en parle un peu, les fidèles peuvent toutefois penser à ces pauvres âmes tourmentées, particulièrement lors de la Sainte Communion où il peuvent réciter une prière supplémentaire en mémoire des défunts: ils pourraient dire:
"O Seigneur aujourd'hui, j'ai eu la joie de Te recevoir. Toute la Cour céleste s'est ainsi approchée de moi. Je n'en suis pas digne. J'offre cette sainte communion pour telle ou telle personne et pour l'Église. Mais souviens-Toi aussi tout particulièrement des âmes du Purgatoire et de celles qui sont les plus délaissées."
Voilà ce qu'on devrait rappeler aux hommes, car les âmes du Purgatoire sont si facilement oubliées. Elles sont déjà presque totalement tombées dans l'oubli.
Tous les hommes doivent savoir et ne doivent pas oublier de prier sur les tombes, puisque c'est là qu'on peut si facilement les délivrer. Ils pourraient dire un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père et ajouter: "Seigneur, donne-leur le repos éternel." Qu'ils récitent donc ces prières avec ferveur et qu'ils implorent le Ciel afin que le TRÈS-HAUT délivre l'âme du défunt. Ainsi, dans sa miséricorde, Il la délivrera, et si elle se trouve déjà au seuil du Paradis, elle peut être délivrée tout de suite. Ce faisant, vous rendez à cette pauvre âme du Purgatoire un service d'une valeur inestimable puisque même quelques jours ou quelques heures leur paraissent des périodes de temps d'une longueur infinie, au milieu de leurs tourments. Alors que vous, il vous suffit de faire si peu de chose pour les aider.

Les cierges bénits et l'eau bénite soulagent les âmes du Purgatoire
Ce mois-ci tout particulièrement ainsi que le jour de la Toussaint et le jour des morts, on devrait faire brûler des cierges et des bougies bénits. Elles en auraient plus de consolation. Il vaudrait mieux le faire toute l'année et on devrait aussi verser beaucoup d'eau bénite pour les âmes du Purgatoire. Tout doit avoir été bien béni auparavant. A chaque fois qu'on fait brûler un cierge béni, même si ce n'est qu'un petit bout de cierge, elles sont consolées et soulagées. Elles ont tant besoin de secours. Cela représente beaucoup pour elles, bien plus que ce que l'on peut penser. Elles sont dans une situation semblable à celle de quelqu'un qui serait dans une épouvantable prison, attaché par les mains et les pieds subissant bien des tourments et qui ne pourrait plus se déplacer. Et c'est comme si, grâce à ce cierge bénit, ce prisonnier voyait une petite lueur pénétrer dans sa cellule par la fenêtre et que quelqu'un lui disait ceci: "Un jour, tu pourras sortir. Tiens bon ! tiens bon ! prends patience, persévère avec beaucoup de patience ! C'est bien de ta faute, si tu es là, c'est bien toi qui as péché, mais regarde cette lumière qui te fait comprendre qu'un jour tu quitteras cet endroit." Voilà comment un cierge bénit et de l'eau bénite peuvent soulager efficacement les douleurs et les supplices des âmes délaissées du Purgatoire.
N.B: Autrefois, dans de nombreuses régions, on faisait mémoire des âmes du Purgatoire en priant et en faisant brûler des cierges bénits sur les tombes, surtout pendant la veillée de Noël et le Jour de Noël. Plus qu'à tout autre moment de l'année, des âmes quittent le Purgatoire pendant la nuit de Noël, comme cela a déjà été révélé par le Ciel à différentes âmes privilégiées.

À nos prières, les Anges gardiens descendent en Purgatoire
On peut aussi envoyer au Purgatoire son Ange gardien, et les autres Anges aussi. Ils veulent consoler les âmes du Purgatoire, et c'est ainsi qu'ils le font: ils ne vont pas directement dans les degrés les plus bas, car ils n'en ont pas le droit. Ils ne peuvent y aller que si le TRÈS-HAUT les y autorise, parce que de telles âmes ont beaucoup, beaucoup péché. Mais, en dehors de ces cas-là, ils peuvent accéder à tous les degrés du Purgatoire pour consoler les pauvres âmes qui s'y trouvent.

Les secours procurés par la prière aux âmes du Purgatoire profitent à ceux qui prient pour elles
Comme nous devrions nous efforcer de changer de vie! Ô vous, les hommes, vous avez tant de pouvoir entre les mains et vous faites si peu de choses, vraiment si peu de choses. Vous passez devant les tombes de ceux que vous avez connus, comme des aveugles et des indifférents, devant ceux, qui, pourtant, ont vécu aussi, qui peut-être ont eu autant de succès que vous, dans la vie, et qui peut-être, eux aussi, ont été beaux, vivants, impulsifs et pleins de cordialité. On les oublie, ou plutôt, on oublie de prier pour eux. On ne les oublie peut-être pas habituellement, mais, on prie beaucoup trop peu pour eux. On devrait, en cette époque de l'année... Je ne veux pas en dire davantage... !

E: Au nom de la Très Sainte Trinité... !

D: On devrait, en ce mois des défunts, et tout particulièrement demain ou cette nuit, on devrait consacrer quelques heures à la prière pour les âmes du Purgatoire, si on en est capable et si on a une santé qui permet de le faire. Il y a un très bon petit livre de prières pour les âmes du Purgatoire, avec beaucoup d'indulgences, et où chaque indulgence est efficace, qu'elle soit de 300,500,700 jours ou de 5, 7, ans, etc .... on devrait réciter toutes les prières de ce petit livre, plusieurs fois, ces jours-là. On ne pourrait pas faire de plus belle et de plus grande offrande. Mais les âmes du Purgatoire recevraient une aide considérable, elles vous en seraient éternellement reconnaissantes et cela vous serait compté en retour pour vous, car elles prieraient pour vous, afin que, vous aussi, vous puissiez devenir meilleurs et persévérer dans le bon chemin, et pour que plus tard, vous ayez beaucoup moins de Purgatoire à faire. Voilà ce que vous pouvez et devez faire. Celui qui ne ferait pas tout ce qu'il peut pour ces pauvres âmes du Purgatoire, ne serait qu'un fou, un sot, un individu sans cœur, un paresseux.

Les sept saints Archanges

Michel - Gabriel - Raphaël - Uriel - Jehudiel - Sealtiel - Barachiel

On trouve dans la Bible deux passages qui nous parlent déjà des sept Archanges:

1. Dans l'Ancien Testament, cela se trouve dans le Livre de Tobie (XII 15): "Moi, je suis Raphaël, un des sept Anges qui se tiennent et entrent devant la GLOIRE du Seigneur."

2. Dans le Nouveau Testament, Saint Jean écrit dans son Apocalypse (1.4): "A vous grâce et paix de la part de Celui qui est, qui était et qui vient, de la part des SEPT ESPRITS qui sont devant son trône."

Les sept saints Anges ont déjà été invoqués et honorés dans l'Église primitive et en particulier les saints Archanges: Michel, Gabriel et Raphaël qui sont mentionnés par leur nom dans l'Évangile. Les autres saints Anges furent également connus par leur nom grâce à des révélations privées, et ils furent aussi honorés dans l'Église.

Les sept saints Anges ont le privilège particulier de se tenir devant le trône de Dieu. Par leur profonde humilité et leur grande fidélité dans l'accomplissement de la volonté divine, ils ont gagné ce privilège grâce à leur victoire personnelle lors de l'épreuve qu'ils ont dû subir. Ils étaient et sont encore toujours ceux qui commandent aux Armées célestes, fidèles exécutrices des volontés divines, et ce sont eux qui les commanderont encore lors du combat final. Saint Michel, qui est à leur tête, ainsi que Gabriel, Raphaël, Uriel, Jehudiel, Sealtiel et Barachiel dirigent leurs légions contre les puissances infernales et combattent pour Marie, qui est leur Reine. Ils combattent particulièrement les sept grands démons qui, depuis le commencement, répandent parmi les hommes, les vices et les sept péchés capitaux, à savoir: l'orgueil, l'avarice, l'envie, la colère, la gourmandise, la luxure et la paresse. L'invocation faite aux sept saints Archanges et à leurs légions apporte une bénédiction particulièrement grande, et il est d'autant plus nécessaire d'avoir recours à eux en cette époque de fin des temps qui est la nôtre.

SAINT MICHEL ARCHANGE, (Quis ut Deus ?) (Qui est comme Dieu ?) C'est lui qui combat l'esprit d'orgueil, de superbe, héritage du péché originel, l'esprit du Lucifer. Par l'humilité, nous abattons l'orgueil et la superbe. L'humilité est un abaissement de soi-même, que l'on fait volontairement, à partir du moment où nous reconnaissons notre faiblesse extérieure (St Bonaventure).
Alors que les Anges étaient encore indécis dans le choix qu'ils devaient faire, on entendit retentir le cri de St Michel: "Qui est comme Dieu ?" Dans sa foi inébranlable dans les promesses de Dieu, il se précipita sur Lucifer, il exhorta à la réflexion les Anges qui faisaient toujours confiance à Dieu et il sépara les deux camps: Ici le camp de Dieu, Là-bas celui de Lucifer. Ce n'est pas avec sa propre force mais avec celle de Dieu qu'il se lança dans le combat. Puisant toute sa force d'origine divine dans l'amour de Dieu, il se jeta sur Lucifer et le transforma en un serpent, en un effroyable dragon, et rempli de force et d'amour divins, il précipita dans l'Abîme le dragon, l'antique serpent qui y restera jusqu'à la fin des temps où St Michel le précipitera alors sur l'ordre de Marie, sa Reine, en un endroit qui soit le plus éloigné de Dieu. Il était déjà présent au début du combat qui eut lieu au sein de la création et il participera jusqu'à la fin au combat qui se déroule sur la terre. C'est ainsi qu'il est aussi le patron des soldats et des agonisants. Il accompagne les âmes au Tribunal de Dieu et il est aussi le patron du sacrement de l'Extrême Onction.
De même qu'il fut le protecteur des Israélites, St Michel Archange est aujourd'hui le protecteur de la Sainte Église. Le pape Léon XIII eut la vision du déchaînement que le diable allait susciter dans tous les pays contre l'Église à la fin des temps et il vit ensuite St Michel Archange précipiter à nouveau le diable et tous ses complices dans les Abîmes de l'Enfer. Voilà pourquoi le pape composa lui-même une prière à St Michel Archange et ordonna qu'elle soit récitée à la fin de la Messe. Aussi, ce n'est pas par hasard, si la destruction de l'Église et de la sainte Messe réussirent pleinement après la suppression de cette prière, ainsi que l'élimination de St Michel des paroles du Confiteor (Je confesse à Dieu). En guise de symboles, il tient une balance dans sa main gauche et un glaive de feu dans sa main droite. On célèbre sa fête le 29 septembre.
St Michel Archange, viens à notre secours avec tous tes saints Anges !
Apprends-nous à garder la Foi en ces temps de ténèbres !
Apprends-nous à combattre avec ton humilité !
Apprends-nous à vaincre dans le silence et l'obéissance à Dieu !
Apprends-nous à aimer et à être fidèle comme Marie ! Amen.

SAINT GABRIEL ARCHANGE, "La puissance de Dieu", combat Mammon, l'esprit de l'avarice et de l'appétit du gain (Mt 6.19, 7-34; Lc 16.1-17). C'est en étant généreux, par amour pour DIEU, qu'il est possible d'extirper un tel vice. "Car Dieu aime celui qui donne avec joie." (Pr 11.24; 229; 2 Cor 9.6 et sq.) "Car c'est avec la mesure que vous employez qu'en retour on mesurera pour vous." (Lc 6.38) "I1 y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir." (Actes des Apôtres 20.33)
St Gabriel est le messager de DIEU. Il lui confia le plus grand message de joie que l'humanité ait jamais eu à recevoir, le message de l'Espérance. En cet instant de plénitude, à ce moment le plus crucial de l'histoire de la création, il fut le messager de Dieu, celui auquel Dieu confia la bonne exécution de son plan. Il lui confia la mission d'apporter à Marie, la servante du Seigneur la plus pure et la plus humble de toute l'humanité, le message de l'Incarnation du FILS DE DIEU, qui est Lui-même DIEU, le FILS Bien-aimé du PÈRE. Il entra chez Marie et dit: "Je vous salue Marie, pleine de Grâces, le SEIGNEUR est avec vous." Mais, à ces mots, Marie fut bouleversée (Lc 1.28 et sq.). C'est lui qui, le premier, adora le FILS DE DIEU qui venait de prendre chair en la Vierge Marie, et le grand messager de DIEU s'agenouilla. Mais c'est Zacharie qui devait faire l'expérience de sa force et de sa puissance. Quand il douta de ses paroles lui prédisant la naissance de St Jean-Baptiste, l'Archange le rendit muet (Lc 1,18 et sq.). Il est le fidèle messager et le bienfaiteur des prêtres, des consacrés, des serviteurs et des servantes de DIEU. Il tient dans sa main gauche la rose sans épine qu'il apporta à Marie et qui se mit à s'épanouir dans sa maison. On célèbre sa fête le 24 mars.
St Gabriel Archange, viens à notre secours avec tes légions d'Anges !
Aide-nous à devenir de bons serviteurs et servantes du Seigneur.
Aide-nous à devenir purs et disponibles.
Fais en sorte que nos âmes deviennent des havres de paix, où Notre-Seigneur et Notre Dame aiment à venir se reposer. Amen.

SAINT RAPHAËL ARCHANGE, "Le médecin de DIEU", "Celui qui soigne DIEU",
"Flèche d'amour de DIEU", combat l'esprit de l'impureté, de l'immoralité et de l'indiscipline. Déjà à La Salette, en 1846, la Mère de DIEU avait dit: "De nombreux couvents ne sont plus des maisons de DIEU, mais des pâturages d'Asmodée." En dirigeant notre regard vers l'Immaculée, en implorant sa protection et son aide, nous serons purs de corps et d'esprit et nous triompherons du vice de l'impureté. St Raphaël est l'Ange de l'amour, de la consolation, de la guérison et du discernement. C'est une ancre de salut. Tout comme son amour, notre cœur doit monter comme une flèche jusqu'au cœur de DIEU, s'y plonger et y rester à jamais solidement ancré. St Raphaël nous aide à distinguer le véritable amour et celui d'ici-bas, qui n'est pas éternel. Le véritable amour enveloppe tout dans la douceur, "Elle (la Charité) croit tout, espère tout, supporte tout, elle ne passera jamais (1 Cor 13,7 et sq.). Elle se réjouit toujours dans le Seigneur." Il accompagna le jeune Tobie dans son voyage. Il est le patron des voyageurs, des médecins, des jeunes, des époux et des prêtres. Il communique le don de la sagesse, de l'intelligence, de la science, du conseil, de la force, de la piété et de la crainte de DIEU. Il doit être invoqué quand de grandes décisions doivent être prises, quand on voyage, quand on doit subir une opération, quand on a pris une mauvaise décision, quand on a consommé des aliments ou des médicaments empoisonnés, quand on a des peines de cœur. Il tient dans sa main droite le bâton du voyageur et dans sa gauche une ampoule de baume. On célèbre sa fête le 24 octobre.
St Raphaël Archange, viens à notre aide avec tes Anges, les bienfaisants serviteurs !
Fais grandir en nous ta force et ton amour.
Fais en sorte que l'amour de Dieu et de l'Immaculée règnent dans nos cœurs, et triomphent de la haine et de l'impureté répandues dans le monde. Amen.

SAINT URIEL ARCHANGE, "Le feu de DIEU", "La lumière de DIEU", combat l'esprit de la colère, de la haine et de l'impatience. Par la douceur et la patience, nous vaincrons ce grave défaut. Il est doux et patient celui qui, par amour pour DIEU, ne s'énerve pas quand il est victime d'une injustice, ne cherche pas à se venger et supporte avec patience et docilité les contrariétés de la vie. "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du soulagement pour votre âme" (Matth. 11,29).
En nous entourant de sa couronne de feu, St Uriel nous comble d'amour, de patience et de bonté. Il protège tous les lieux de grâces et d'apparitions. Dans l'un de ses messages, Jésus affirma: "Lorsque les armées rouges arriveront, elles ne franchiront qu'au prix de leur vie, la couronne de feu que formeront les divers lieux de la terre où ma Mère est apparue." Dès le IVe siècle, il est mentionné dans le martyrologe, il tient dans la main gauche une couronne de feu, une torche brûlante, symbolisant l'ardent brasier de l'Amour de Dieu.
St Uriel communique-nous la chaleur de ta couronne de feu.
Viens à notre secours avec tes légions célestes et apprends-nous à agir comme Jésus lorsqu'il était sur la terre parmi les hommes. Amen.

SAINT JEHUDIEL ARCHANGE, "La louange de DIEU", combat l'esprit de la jalousie et de l'envie, qui en succombant à la jalousie, se révolta de voir la préférence que DIEU accordait à Marie, sur toute autre créature, puisque c'est par Elle que devait se produire l'Incarnation de la deuxième Personne Divine. Sa jalousie l'entraîna jusqu'à la haine des décrets de DIEU. Dans plusieurs exorcismes, le démon s'est fait connaître comme étant l'adversaire privilégié de Jehudiel.
Le vice de la jalousie nous fait envier le bien du voisin. Jadis, dans l'Ancien Testament, les frères de Joseph, poussés par la jalousie, ont voulu l'assassiner parce qu'il était le fils préféré de Jacob. C'est la jalousie qui aveugla et empêcha les Pharisiens de reconnaître la sainteté et la puissance surnaturelle du FILS DE DIEU. Leur jalousie se transforma en haine du Seigneur et les amena à Le livrer à mort. Avec l'amour de DIEU, de ses commandements et notre bienveillance envers notre prochain en l'acceptant et en le reconnaissant comme tel, nous triomphons de la jalousie, de la haine et du fanatisme.
L'Archange St Jehudiel est notre meilleur guide et notre plus grand bienfaiteur. Son acceptation inconditionnelle des décrets divins et son zèle à exécuter les ordres du TRÈS-HAUT scellèrent son alliance éternelle avec DIEU. Ainsi glorifie-t-il DIEU depuis toute éternité et personnifie-t-il, dans la charité, la vivante louange de DIEU. Le peuple élu a brisé et rejeté l'ancienne alliance. Dans le Nouveau Testament, nous sommes tous appelés à recevoir la couronne, celle que Jehudiel tient dans sa main droite, symbole de la récompense de ceux qui auront été fidèles à DIEU et de ceux qui auront adoré DIEU. Comme St Paul l'écrit à Timothée: "Désormais m'est réservée la couronne de justice. Le Seigneur me la remettra en ce jour-là, Lui le Juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront attendu sa venue avec amour" (2 Tm. 4.8).
St Jehudiel Archange, toi, l'Ange puissant et le redoutable adversaire de Belzébuth,
Viens à notre aide avec toutes tes légions d'Anges ! Accompagne-nous dans le combat contre les terribles attaques de l'Enfer, qui menacent d'anéantir l'Église.
Éloigne toute jalousie de nos cœurs et fais en sorte que chacun de nous, par l'accomplissement de la volonté divine, devienne une vivante louange à la gloire de Dieu. Amen.

SAINT SEALTIEL ARCHANGE, "La prière de DIEU", combat l'esprit de l'intempérance et de l'ivrognerie. L'intempérance conduit à tous les vices et à tous les crimes. Le Sauveur nous adresse cette exhortation avec ces paroles de l'Écriture: "Tenez-vous sur vos gardes: que vos cœurs ne s'alourdissent pas dans la débauche, l'ivrognerie, et les soucis matériels, et que ce jour-là ne tombe pas sur vous à l'improviste" (Lc 21.34). Les vertus de tempérance et d'abstinence nous permettent de combattre ce vice. Elles éclairent notre intelligence, affermissent notre volonté, nous procurent d'autres vertus, ainsi que le pardon des offenses, la réalisation de nos prières, des grâces extraordinaires et pour finir la récompense éternelle.
Dans les pays de mission, des régions entières ont été libérées de ce vice de l'ivrognerie, grâce à son intercession. Un missionnaire est parvenu à ce résultat dans les régions où il a fait connaître ce grand Archange et imploré son aide. En tant que porteur et distributeur des grâces divines, il tient dans sa main droite une corbeille de fleurs, symbole de la joie, de la vie en DIEU. Jésus a dit à Sœur Josefa Menendez: "La joie en DIEU est la clef de toutes les grâces" (d'après le livre: "Un appel à l'Amour").
St Sealtiel Archange, viens à notre secours avec tes Anges ! Apprends-nous à prier comme le Seigneur a prié et comme il nous l'a enseigné. Amen.

SAINT BARACHIEL ARCHANGE, "La bénédiction de DIEU", combat l'esprit de la paresse, de l'indifférence et de la tiédeur religieuses. C'est par notre zèle pour le bien, et en nous attachant le plus possible à réaliser notre sanctification personnelle, que nous pouvons écarter ce vice. Le zèle pour le bien est nécessaire pour la béatitude, car le "Royaume des Cieux est l'objet de violence, et ce sont les violents qui s'en emparent" (Mt. 11.12). Ailleurs, Jésus dit encore: "Ce ne sont pas ceux qui me diront: Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le Royaume des Cieux; mais celui qui fera la volonté de mon PÈRE qui est dans les Cieux" (Mt 7.21).
Les âmes tièdes sont, aux yeux du Seigneur, pires que les âmes froides. Il dit encore: "Ainsi, puisque tu es tiède, et ni chaud ni froid, je vais te vomir de ma bouche" (Apoc. 3,16). On doit l'invoquer pour les prêtres, afin qu'il y ait de nouveau beaucoup de saints prêtres, "car tout est attaché à la bénédiction de Dieu" (Ps. 127,1). Il tient dans sa main droite le rituel, symbole de la bénédiction du Seigneur, car "c'est la bénédiction du Seigneur qui procure la richesse" (Pr 10.22).
St Barachiel Archange, viens avec tes Anges nous tirer de notre torpeur ! Aide-nous à faire le bien et à croître dans l'amour de DIEU et de Marie. Amen.

Lorsque nous avons quelque chose d'important à faire, nous pouvons aussi expérimenter, en ayant recours à elle, la puissance des sept Archanges, que nous n'invoquerons jamais assez. Celui qui vénère les Anges, vénère aussi leur Reine, Marie, et reçoit un secours efficace dans le combat contre les sept péchés capitaux. Pour honorer les sept Archanges, prenons la résolution de dire, le plus souvent possible, sept Notre Père, Ave Maria et Gloria en ajoutant:
Vous, les saints Anges, venez à nous avec vos légions et toute votre puissance, montrez-nous, à nous, ainsi qu'à tous les hommes, votre aide et votre force, pour la seule gloire de DIEU et de Marie, votre Reine, et pour le salut éternel de toutes nos âmes. Amen.


Extrait de démonologie
D'après la doctrine de St Psellius ( † 1050). Cette doctrine est celle sur laquelle s'appuie l'Église Catholique en la matière. St Psellius classe les démons en six catégories:
1. Les démons du feu. 2. Les démons de l'air. 3. Les démons de la terre. 4. Les démons de l'eau. 5. Les démons souterrains. 6. Les démons de la nuit.

1. Les démons du feu ont leur domaine d'action situé dans les planètes et les étoiles et se servent des radiations de ces astres pour nuire aux hommes. Toutes ces mauvaises influences que produisent les démons ne se font que dans les limites voulues par Dieu seul, mais dont l'ampleur exacte nous reste toujours inconnue. Sous l'influence de ces démons, on trouve les adeptes de la magie noire, les astrologues, les cartomanciennes, ceux qui font des horoscopes, les spirites aux pratiques les plus diverses, tous ces gens-là nient l'exercice du libre arbitre de chacun.
Aveu d'un démon: "Cela nous est bien égal si ces pratiques sont faites à titre d'objet d'étude, par curiosité, ou pour s'amuser, etc. Pour nous, ce qui est capital, c'est que ces actions engagent la volonté de ceux qui les font, car nous avons, alors, une brèche pour nous introduire dans leur esprit. "

2. Les démons de l'air. Ils se servent des éléments déchaînés de la nature: la foudre, la grêle, le vent, la tempête, la tornade, etc. pour nuire aux hommes ou pour qu'ils y périssent. Dans son Epître aux Éphésiens (6.12) St Paul écrit: "Il ne s'agit pas pour nous, en effet, de lutter contre des hommes de chair et de sang, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Souverains de ce monde de Ténèbres, contre les esprits mauvais qui sont dans les airs." C'est pourquoi ce fut une pratique constante dans l'Église Catholique, en cas de tempête, d'orage, de faire sonner les cloches bénites, de procéder à des bénédictions et d'utiliser des cierges bénits pour que le temps soit favorable, et surtout d'employer de l'eau bénite, dont l'usage remonte aux temps des Apôtres.

3. Les démons de la terre. Ils exercent leurs méfaits dans certaines contrées, forêts, grottes, et de nos jours, ils agissent aussi dans la circulation automobile, afin que les hommes s'égarent et soient attaqués par des animaux sauvages ou venimeux. Selon le témoignage rapporté par un missionnaire en Équateur, là où il y a tant de serpents venimeux, aucun homme portant sur lui la médaille bénite de St Benoît, ou plus exactement la médaille de la Ste Croix, ne fut mordu par un serpent venimeux. Jésus dit un jour à une âme privilégiée: "Malheur à ceux qui ne portent pas d'objets religieux bénis sur eux. " Un démon dut nous révéler lors d'un exorcisme: "Si les hommes, en ce moment, invoquaient davantage les Anges gardiens, qui ont pourtant une si grande puissance sur nous, il se produirait moins d'accidents car nous sommes toujours près des lieux d'accidents."
On ne recommandera jamais assez le port des médailles bénites de St Benoît, qu'on appelle aussi médailles de la Ste Croix, car lorsqu'elles sont bénites, elles reçoivent un exorcisme spécial.

4. Les démons de l'eau poursuivent les hommes dans les cours d'eau, les lacs et les mers, en provoquant des noyades, des naufrages de navires, ou encore en excitant les requins à les dévorer, etc. Dans la forêt vierge de l'Équateur, on a pu voir des chiens noirs qui couraient sur la surface de l'eau et même, dit-on, des cavaliers noirs.

5. Les démons souterrains tentent plus spécialement les chercheurs d'or, les mineurs, etc. Ils les excitent beaucoup à blasphémer. En 1937, il s'est produit dans la région de la Ruhr, une catastrophe minière qui tua 120 mineurs, et qu'une voyante, Mère Hibbeln, avait prédite. Le plus dramatique, assura-t-elle, c'est que la plupart des tués furent damnés, parce qu'ils descendaient au fond de la mine en blasphémant, continuaient de blasphémer pendant leur travail, et blasphémaient encore lorsqu'il quittaient la mine.

6. Les démons de la nuit entraînent les hommes à commettre tous ces nombreux péchés et crimes qui se produisent surtout la nuit. Nous devons invoquer et vénérer spécialement l'Ange St Orphar, l'Ange de la nuit, pour qu'il nous aide et nous défende contre ces ennemis.
Le Rituel romain contient environ 150 bénédictions et consécrations. Au moyen de toutes ces bénédictions et consécrations, l'Église, par la force de Notre-Seigneur Jésus-Christ, neutralise la faculté que possèdent les mauvais esprits de se servir de ces objets bénis et consacrés dans le but de nuire aux hommes.

Ce court extrait de démonologie nous montre bien l'importance que nous devons accorder à l'invocation des saints Anges.

INRI - Prière. Une prière très efficace que Jésus Lui-même a recommandé de réciter le plus souvent possible en ces temps très durs que nous vivons:
"Jésus de Nazareth, Roi souverainement juste, Roi de justice et de tous les justes, par la force et la puissance de ce titre de victoire - préserve-nous de tout danger, et protège-nous contre tout ennemi visible et invisible. Amen."

Prière pour les défunts
"Je Vous offre, ô Père, pour tel défunt, la fidélité du Cœur de Jésus. Seigneur, daignez accepter les mérites de tous vos saints pour suppléer à ce qui manque aux mérites de (...) . Seigneur, je Vous offre pour lui tout le bien que votre tendresse a daigné opérer en moi ou accomplir par moi. Par un effet de votre pieuse libéralité, daignez y ajouter encore, accueillir de bonne grâce cette offrande dont la valeur sera ainsi doublée, et lui en appliquer le mérite pour sa récompense éternelle." (Ste Gertrude)

Des sept Messes grégoriennes pour les âmes du Purgatoire
La tradition de nos anciens assure que cette pratique a été révélé au pape St Grégoire. Elle est d'une étonnante efficacité et vertu pour délivrer de leurs peines les âmes du Purgatoire, sans doute parce qu'elle s'appuie principalement sur les mérites du Christ, grâce auxquels toute leur dette se trouve acquittée.
Si on le peut, qu'on allume à l'heure de ces Messes, sept lampes (ou cierges), en l'honneur de la Passion du Christ. Que l'on dise pendant 7 jours: 75 Pater et Ave Maria; que l'on fasse 7 aumônes chaque jour et que l'on dise, chaque jour aussi, un Nocturne de l'Office des défunts.

La première Messe est Domine, ne longe, avec la Passion en entier, comme au jour des Rameaux. On implore en même temps le Seigneur, en faisant mémoire de sa captivité: car Il s'est livré spontanément aux mains des pécheurs, afin de libérer cette âme de captivité, et du châtiment qu'elle a mérité par sa propre volonté.

La deuxième Messe est celle du mardi après les Rameaux: Nos autem gloriari, avec la Passion. Cette fois on supplie le Seigneur par son injuste condamnation à la mort; par cette Messe Il délivre l'âme du juste jugement qu'elle a mérité en se rendant coupable par sa libre volonté.

La troisième Messe est du mercredi après les Rameaux: In nomine Domini, avec la Passion. On implore le Seigneur en lui rappelant comment Il fut attaché et pendu à la croix si douloureusement, afin de libérer cette âme qui s'est comme volontairement attachée à la peine qu'elle subit maintenant.

La quatrième est encore la Messe: Nos autem gloriari, mais avec la Passion Egressus Jesus, comme au Vendredi Saint. On demande, ici, au Seigneur, par sa mort très amère et son cœur transpercé, qu'Il veuille bien guérir cette âme des peines et blessures qu'elle a librement contractées par ses péchés.

La cinquième Messe est celle du Requiem eternam. On y demande au Seigneur, au nom de sa sépulture sainte (car Lui, Créateur du ciel et de la terre, a daigné reposer au sein de la terre), d'arracher cette âme à la fosse dans laquelle, volontairement, ses péchés l'ont fait tomber.

La sixième est la Messe Résurrection. On demande au Seigneur, par la gloire de sa très joyeuse Résurrection, qu'Il daigne purifier l'âme de toutes les souillures du péché, et la faire participer à sa gloire.

La septième enfin est la Messe Gaudeamus, comme au jour de l'Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie. On implore le Seigneur Jésus et Sa Mère par la joie que ressentit, au jour de son Assomption, la Mère de miséricorde, afin que Dieu accorde à cette âme, grâce aux prières et aux mérites de la glorieuse Vierge, d'être déchargée de tout ce qui la retient encore, et heureusement unie à son époux céleste.

Si vous faites cela pour le prochain à l'heure de sa mort, votre prière retournera vers vous, avec une efficacité plus grande encore. Si vous le faites pour vous-même pendant votre vie, ces suffrages vous seront bien plus profitables que si vous comptiez sur les autres pour vous les appliquer après votre mort. Quant au Seigneur toujours fidèle et qui ne cherche que l'occasion de nous faire du bien, il en conservera le souvenir et vous le réservera pour le temps qu'il a choisi. (Ste Gertrude)

La dévotion la plus connue est le trentain grégorien: une âme du Purgatoire pour laquelle on fait dire un trentain de Messes est libérée. D'ailleurs dans certains ordres un trentain de Messes est dit dans ce but à chaque décès d'un membre de l'ordre, avec une intention de remplacement au cas où le défunt ne serait pas ou plus au Purgatoire, par exemple en l'honneur de la Sainte Vierge ou pour l'âme la plus mal placée au Purgatoire.

Prières aux saints Anges
Les courtes prières qui suivent ont été recommandées par le Ciel pour obtenir beaucoup de grâces et de secours pour l'humanité, l'Église et les âmes du Purgatoire:
Saint Ange du jour N.N (étant donné qu'il n'est pas connu, on doit dire: ton nom, Dieu le connaît, ainsi que mon Ange gardien), Saint du jour N.N et tous les autres saints du jour, obtenez-nous toutes les grâces que nous pouvons implorer pour nous, l'Église et l'humanité. Mais demandez aussi à tous les autres Anges et saints de nous obtenir des grâces toutes spéciales en ce jour où l'on célèbre votre fête. Amen

Après la sainte communion:

O Seigneur, j'ai eu la joie de Te recevoir en ce jour. C'est tout le Ciel qui s'est ainsi rapproché de moi. Je n'en suis pas digne. J'offre cette sainte communion pour tous les hommes, chacun en particulier, et pour la Sainte Église. Mais souviens-Toi aussi tout spécialement des âmes du Purgatoire, de celle que je Te recommande en particulier, et de toutes celles qui sont les plus délaissées et auxquelles plus personne ne pense. Amen.

L'ancre de salut pour ceux qui sont dans le désespoir, pour ceux qui cherchent à se suicider, pour ceux qui sont victimes de la drogue, pour les futures mamans en détresse, etc,

C'est SAINT LECHITIEL, l'Ange du Mont des Oliviers !

O Saint Lechitiel, toi le puissant Ange du Mont des Oliviers, toi qui étais aux côtés du Christ durant sa terrible agonie au Mont des Oliviers - Viens! - Reste près de moi. Donne-moi le courage de me relever, et réconforte-moi dans cette situation désespérée où je me trouve. Préserve du suicide le grand nombre des désespérés et délivre de l'esclavage de la drogue tant de pauvres victimes, afin que, réconfortés par toi, ils retrouvent le courage de vivre et qu'ils acceptent de porter la croix que Dieu leur a envoyée. Amen. (composée par le Père E. F.)


Le "Notre Père" de Ste Mechtilde pour les âmes du Purgatoire


Le récit suivant, qui raconte ce qui arriva à une dame, une âme privilégiée, le 2 février 1968, jour de la Chandeleur, nous montre la très grande valeur et l'abondant usage que l'on peut faire du "Notre Père" composé par Ste Mechtilde pour le soulagement des âmes du Purgatoire.
Cela se passa en Suisse, à Einsiedeln, un lieu de pèlerinage marial; c'était en hiver, un jour de semaine, et l'église était presque vide, pendant que Mme Aloisia y priait avec ses parents. En regardant vers l'autel privilégié, elle remarqua la présence d'une religieuse très âgée, habillée d'un costume religieux fort ancien, datant d'une époque lointaine. Elle alla vers elle, et cette religieuse lui remit un feuillet de prières qu'elle mit machinalement dans sa poche. Et il se produisit alors quelque chose d'étrange: la porte d'entrée s'ouvrit soudain et, elle vit entrer une immense foule de pèlerins, tous pauvrement vêtus et qui marchaient à pas feutrés, comme des fantômes: un flot de pèlerins d'une longueur presque interminable pénétraient dans l'église, un prêtre se tenait là et leur montrait le chemin. La paysanne se demandait avec étonnement comment cette foule immense allait-elle trouver assez de place dans l'église. Elle se tourna ensuite sur le côté, pendant un court instant, pour allumer un cierge, et, lorsqu'elle regarda derrière elle, l'église était à nouveau aussi vide qu'au début. Remplie de stupéfaction, elle demanda à ses parents où donc tous ces gens étaient passés. Pourtant aucun de ceux qui l'accompagnaient n'avait remarqué le défilé des pèlerins et personne non plus n'avait aperçu la religieuse. N'en croyant pas ses yeux, elle chercha dans sa poche le feuillet qu'on lui avait donné et ce feuillet qu'elle tenait dans ses mains lui prouvait bien qu'elle n'avait pas du tout rêvé. Il contenait le texte d'une prière que jadis Notre-Seigneur avait enseignée à Ste Mechtilde, lors d'une apparition. C'était le "Notre Père" de Ste Mechtilde pour les âmes du Purgatoire. A chaque fois que Ste Mechtilde récitait cette prière, elle voyait des légions d'âmes du Purgatoire monter au Ciel.

Notre Père qui êtes aux cieux
Je Vous en prie, ô Père Céleste, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles ne Vous ont pas aimé ni rendu tout l'honneur qui Vous est dû, à Vous, leur Seigneur et Père, qui par pure grâce, les avez adoptées comme vos enfants; mais au contraire, elles Vous ont, à cause de leurs péchés, chassé de leur cœur où Vous vouliez pourtant habiter toujours. En réparation de ces fautes, je Vous offre l'amour et la vénération que votre Fils incarné Vous a témoignés tout au long de sa vie terrestre, et je Vous offre toutes les actions de pénitence et de satisfaction qu'Il a accomplies et par lesquelles Il a effacé et expié les péché des hommes. Ainsi soit-il.

Que votre Nom soit sanctifié
Je Vous supplie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours honoré dignement votre saint nom, mais elles l'ont souvent prononcé en vain et elles se sont rendues indignes du nom de chrétien par leur vie de péchés. En réparation de ces fautes qu'elles ont commises, je Vous offre tout l'honneur que votre Fils bien-aimé a rendu à votre nom par ses paroles et par ses actes, tout au long de sa vie terrestre. Ainsi soit-il.

Que votre Règne arrive
Je Vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours recherché ni désiré votre Royaume avec assez de ferveur et d'application, ce Royaume qui est le seul lieu où règnent le véritable repos et l'éternelle paix. En réparation de leur indifférence à faire le bien, je Vous offre le très saint désir de votre divin Fils par lequel il souhaite ardemment qu'elles deviennent, elles aussi, héritières de Son Royaume. Ainsi soit-il.

Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel
Je Vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours soumis leur volonté à la vôtre, elles n'ont pas cherché à accomplir votre volonté en toute chose, et même elles ont souvent vécu et agi en ne faisant que leur volonté. En réparation de leur désobéissance, je Vous offre la parfaite conformité du cœur plein d'amour de votre divin Fils avec votre sainte volonté et la soumission la plus profonde qu'Il Vous témoigna en Vous obéissant jusqu'à sa mort sur la croix. Ainsi soit-il.

Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien<BR> Je Vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car elles n'ont pas toujours reçu le saint Sacrement de l'Eucharistie avec assez de désir, mais elles l'ont souvent reçu sans recueillement ni amour, ou même indignement, ou encore elles ont même négligé de le recevoir. En réparation de toutes ces fautes qu'elles ont commises, je Vous offre l'éminente sainteté et le grand recueillement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, votre divin Fils, ainsi que l'ardent amour avec lesquels Il nous a fait cet incomparable don. Ainsi soit-il.

Pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés
Je Vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire toutes les fautes dont elles se sont rendu coupables en succombant aux sept péchés capitaux, et aussi en n'ayant pas voulu, ni aimer, ni pardonner à leurs ennemis. En réparation de tous ces péchés, je Vous offre la prière pleine d'amour que votre divin Fils Vous a adressée en faveur de ses ennemis lorsqu'il était sur la croix. Ainsi soit-il.

Et ne nous laissez pas succomber à la tentation
Je Vous en prie, ô Père très bon, pardonnez aux âmes du Purgatoire, car trop souvent elles n'ont pas résisté aux tentations et aux passions, mais elles ont suivi l'ennemi de tout bien et se sont abandonnées aux convoitises de la chair. En réparation de tous ces péchés aux multiples formes, dont elles se sont rendu coupables, je Vous offre la glorieuse victoire que Notre-Seigneur Jésus-Christ a remportée sur le monde ainsi que sa vie très sainte, son travail et ses peines, sa souffrance et sa mort très cruelles. Ainsi soit-il.

Mais délivrez-nous du mal
et de tous châtiments en vertu des mérites de votre Fils bien-aimé et conduisez-nous, ainsi que les âmes du Purgatoire, dans votre Royaume de gloire éternelle qui s'identifie à Vous. Ainsi soit-il.

Imprimatur
Albertus Onyembo Lomandjo, Episcopus Kinduensis
Notre Dame du Mont Carmel, 16 Juillet 1996

ŒUVRES MARIALES CH-4632 TRIMBACH - Quatrième édition - Août 1996



Prière en l’honneur de la plaise de l’épaule de Notre-Seigneur | Offrande de ma journée | Au Calvaire | Petite clef d’or de la

Prière en l’honneur de la plaise de l’épaule de Notre-Seigneur | Offrande de ma journée | Au Calvaire | Petite clef d’or de la contrition parfaite | L’union de charité | Prière pour les âmes du Purgatoire |

 

 

PRIÈRE EN L’HONNEUR DE LA PLAIE DE L’ÉPAULE DE NOTRE-SEIGNEUR

 

Très Aimé Seigneur Jésus-Christ, très doux Agneau de Dieu, moi pauvre pécheur, j'adore et vénère la très Sainte Plaie que Vous avez reçue à l’Épaule, en portant au Calvaire la très lourde Croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une im­mense douleur. Je vous supplie, en vertu des mérites de ladite Plaie, d'avoir pitié de moi en me pardonnant tous mes péchés mortels et véniels, de m'assister à l'heure de ma mort et de me conduire dans votre heureux Royaume. Ainsi soit-il.

 

Révélation faite à saint Bernard, de la plaie inconnue de l’Épaule sacrée de N.-S. Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix.

 

               Saint Bernard, Abbé de Chiaravalle,      demanda dans la prière à N.-S. quelle fut la plus grande douleur subie dans son corps pendant sa Passion. Notre Seigneur lui répondit: « J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette Plaie qui n'est pas connue des hommes, m'a occa­sionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. »

 

Mais révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle m’honoreront chaque jour par 3 Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels, je ne me souviendrai plus des mortels, ils ne mourront pas de mort imprévue, à l'heure de leur mort ils seront visités par la Bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde.

 

Le Pape Eugène III, sur demande de sainte Bernarde, accorda des indulgences à ceux qui propageront cette prière et la porteront toujours avec eux; à ceux qui réciteront 5 Pater, Ave et Gloria et recevront les Saints Sacrements en priant pour le Souverain Pontife.

ABRESCH F. - S. Giovonni Ratonda (Foggia)

 

***

 

OFFRANDE DE MA JOURNÉE

 

Père Céleste, je me place sur la patène avec tout mon être, mon âme, mon corps, avec mon intelligence et ma volonté, car je vous offre toute ma personne.

 

Je place aussi sur cette patène, toutes mes joies, mes peines d'aujourd'hui, mon travail avec ses fatigues, mes croix avec leur amer­tume.

 

Je place sur. la patène, tous ceux que j'aime, ceux qui me font du bien et qui m'en ont fait, tous ceux qui se sont recommandés à mes prières.

 

Par le Cœur Immaculé  de Marie

 

J'unis tout cela à l'offrande de Jésus en holocauste d'amour pour le salut et la sancti­fication des âmes religieuses et sacerdotales et pour ma propre sanctification.

 

Uni au Christ

 

O mon Dieu, permettez que je jette en Jésus-Christ, dans le Calice, avec la goutte d'eau qui me représente, tous et chacun des instants de ma vie humaine afin que tout soit sanctifié, divinisé, passe par le sang du Christ et par Lui à l'adorable Trinité.

 

Je jette aussi dans le Calice et je vous offre la vie et les souffrances de tous ceux qui ne les offrent pas, pour que ces vies et ces souffrances soient unies à celles du Christ qui a souffert comme eux et qui est mort pour eux.


Dans toutes les Messes

 

O Jésus, je m'unis à toutes les Messes qui se célèbrent aujourd'hui à travers le monde, avec les intentions de votre Sacré-Cœur. Je vous supplie de me réserver de chacune de ces Messes une goutte de votre Précieux Sang en expiation de mes péchés.

 

O Divin Cœur de Jésus, donnez au monde de nombreux et saints prêtres pour continuer l’œuvre de votre Rédemption. Ainsi soit-il.

 

Prions pour les mourants

 

Aujourd'hui, environ 150,000 personnes vont mourir.

Aujourd'hui, les prêtres de l'univers célébreront 400,000 messes.

 

Combien d'agonisants pourraient être sauvés si nous offrions pour eux les mérites de notre vie, en particulier le Saint Sacri­fice de la messe.

 

Mon Dieu, je vous offre toutes les messes qui se célèbrent aujourd'hui dans le monde entier, pour les pécheurs qui sont à l'agonie et qui doi­vent mourir aujourd'hui.

Que le Sang précieux de Jésus Rédempteur leur obtienne miséricorde.

300 j. d'ind. P.P.O. No 669

 

O Saint Joseph, véritable Époux de la Vierge Marie et Père nourricier de Jésus-Christ, priez pour nous et pour les agonisants de ce jour.

300 j. d'ind. P.P.O. No 669

 

***

 

AU CALVAIRE

 

               Nous sommes sur le Calvaire !…. L’outrage au divin Crucifié ne connaît plus de bornes.  On n’entend, de toutes parts, que ricanements impies et blasphèmes de démons.

 

               Chrétiens, à genoux au pied de la Croix profanée !  C’est l’heure de l’amour, de la pénitence, de la réparation.

 

Le Crucifix!... Pour qui sait le comprendre, c'est tout l'Évangile. « Je ne sais qu'une chose, disait saint Paul, c'est Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié. » Ce qu'il savait, le grand apôtre 1'a prêché au monde, et le monde s'est épris d'une sainte et ardente passion pour la Croix...

Or, voici que vient d'éclater un rugissement de haine qui glace les âmes d 'horreur et d'épouvante: « Nous ne voulons plus que Celui-ci règne sur nous ».

Chrétien, élève la ferveur de tes adorations au-dessus des profanations sataniques; prends ton crucifix entre tes mains, contemple-le en si­lence avec toute ta foi; et puis, laisse ton cœur se livrer aux effusions qui suivent:

 

0 Christ Jésus, Fils du Dieu vivant, vous étiez venu apporter au monde coupable et malheureux la paix, la grâce, le salut !... Et le monde que vous avez fait de vos mains, le monde vous a méconnu, repoussé, cloué au bois d'infamie...

 

0 Sauveur, ô Victime! Nos iniquités vous ont sillonné de plaies, et vos plaies sont autant de bouches qui im­plorent notre pardon... Tant d'a­mour ne brisera-t-il pas nos cœurs de repentir et de reconnaissance ?... Ah ! souffrez que moi, du moins, peut-être le plus misérable de vos bourreaux, j'étreigne votre Croix sanglante, que je l'adore, et que je la couvre de mes baisers et de mes larmes !... Désormais elle sera, dans mon foyer, à la place d 'honneur; elle ne cessera de reposer sur ma poitrine; elle recevra mon dernier soupir, et m'accompagnera jusque dans la. tombe, comme le gage de mes im­mortelles espérances. Notre Père…

 

Tête de mon Dieu crucifié, je vous adore ! Vous que les anges et les élus contemplent au ciel, dans le ravissement de 1'extase, vous n'aviez pas, en ce monde, une pierre où vous reposer, et, sur la Croix, vous n'aviez d'autre appui que les épines de votre couronne !...

0 divins Yeux, de quelle enivrante douceur vous inondiez l'âme de votre très sainte Mère et de votre si bon Père nourricier, de vos heureux dis­ciples et des foules qui ne se rassa­siaient pas de vous voir ! Comme vous vous arrêtiez compatissants sur les pauvres pécheurs, et quels pleurs amers vous arrachait leur immense infortune ! Et voici, ô Jésus que vos Yeux sont éteints ! et leurs dernières larmes se sont figées sur votre Face bénie, pour me redire à jamais ce qu'il vous en a coûté pour expier les péchés de mes yeux...

 

0 Lèvres adorées, vous avez charmé de vos premiers sourires Marie et Joseph. Vous vous êtes ouvertes pour bénir, enseigner la voie du ciel et commander aux miracles. Jamais lèvres humaines n'ont parlé comme vous avez parlé ! Pour laquelle de vos paroles avez-vous donc été si brutale­ment froissé au prétoire ? Et sur la Croix, lorsque vous frémissiez, enfiévré de la soif des âmes, pourquoi les âmes n'ont-elles su vous abreuver que de fiel et de vinaigre ?... Chrétien, tu ne sauras jamais la souffrance cau­sée à ton Sauveur par les péchés de ta langue et de tes lèvres.

 

Tête sacrée de mon Dieu, flétrie par d 'infâmes soufflets, souillée d'immondes crachats, encore une fois, je vous adore!  Et tandis que vous vous inclinez, inerte et livide, sous le poids de la céleste Justice, moi aussi j 'in­cline la tête pour recevoir le pardon que m 'a obtenu votre dernier soupir !

Notre Père…

 

Mains de mon Sauveur crucifié, je vous adore !... Mains puissantes, vous avez fait jaillir du néant le ciel et la terre... Mains libérales, vous répandez partout la magnificence et la vie... Mains sacrées, vous vous êtes meurtries au rude labeur de l'ou­vrier… Mains bénissantes, vous vous reposiez avec tendresse sur la tête des petits enfants; vous guérissiez toute langueur et toute infirmité; vous rap­peliez les morts du tombeau...  Mains saintes et vénérables, vous veniez de nous donner le Pain eucharistique et de sacrer vos premiers prêtres. Pour­quoi donc êtes-vous attachées à la Croix ? Ah ! c'est que les mains des hommes se sont livrées à des œuvres maudites; et vous avez voulu, ô Jésus, expier toutes leurs abominations. Laissez-moi donc baiser vos mains rédemptrices, et puiser dans leurs plaies la grâce de ne plus commettre d'actions coupables.

Notre Père…

 

Pieds de mon Sauveur crucifié, je vous adore !... Vous n'avez cessé de courir après les brebis perdues. Com­bien vous vous êtes fatigués par les chemins de Palestine, sur les rives du lac, à travers les brûlantes solitudes, parmi les rochers des montagnes !... Qu'ils étaient beaux les pieds de Ce­lui qui évangélisait la paix, qui an­nonçait à tous le bonheur !... Et les voilà maintenant arrêtés, fixés à la Croix !... Hélas ! mes pieds se sont aussi fatigués, mais dans les voies ténébreuses de la perdition. C 'est pour expier leurs criminels égarements que vos pieds, ô Jésus, se sont laissés broyer et crucifier. Par ces cruelles blessures que je presse de mes lèvres émues, donnez-moi de comprendre que vous êtes ma Voie, et de marcher sur vos traces jusqu'au seuil de la bienheureuse éternité.

Notre Père…

 

Divin Cœur de mon Jésus cruci­fié, je vous adore !... Qu'ils étaient doux vos battements sur le Cœur très pur de votre Mère !... Qu'ils étaient adorables, lorsqu'ils se précipitaient sous l'excès du travail de l'atelier ou des fatigues de l'apostolat !... Qu'ils étaient aimants, lorsqu'ils répondaient aux effusions du disciple vierge, le soir de sa première communion ! Qu'ils étaient angoissés et mortellement douloureux, sous les oliviers de Gethsémani; haletants à la montée du Calvaire; languissants et triomphants, à mesure qu'approchait la consommation du sacrifice !... Et puis, ils se sont arrêtés sous la froide étreinte de la mort...

 

() Jésus! Jésus ! est-ce que tout est fini ? Votre cœur épuisé de vie serait-il épuisé d'amour ?... Épuisé d'a­mour ? Oh ! jamais !... « Jésus m'a aimé et il s'est livré pour moi. » Toujours il m'aime et toujours il se livre. Son amour est un feu qui brûle sans cesse et ne dit jamais: C 'est assez !... Lance du soldat, ouvre-nous le taber­nacle de l'infinie charité, et révèle-nous ses richesses !... Et voici que s'écoulent, par la plaie béante, quelques gouttes d'eau et de sang. Ah ! qu'il vienne celui qui a soif et qu'il boive ! C'est l'eau sainte qui symbo­lise toutes les grâces et jaillir pour la vie éternelle; c'est le Sang précieux qui régénère et divinise les âmes. Le Sang et l'Eau du Sacré-Cœur, don suprême, dernière et irrésistible sol­licitation de l'amour !

 

Cœur sacré de Jésus, vous êtes ouvert pour donner, et vous donnez tout...; vous êtes ouvert aussi pour recevoir, et vous voulez tout !... Prenez donc mon cœur, et mettez-le dans le vôtre !... Il est affligé, vous le consolerez; il est souillé, vous le purifierez; il est pauvre, vous l'enrichirez; il est froid, vous le réchaufferez; il est aveugle, vous l'éclairerez et le guiderez; il est faible, vous le fortifierez; il est étroit, vous le dilaterez, vous l’élèverez, vous le transfigurerez! Ainsi soit-il.

Notre Père…

 

( Extrait des dévotions évangéliques: « De Gethsémani au Golgotha, » par le Chanoine A. Weber. )

 

MONASTÈRE PROVINCIAL DU BON-PASTEUR 104, RUE SIHERBROOKE EST~ MONTRÉAL

 

***

 

PETITE CLEF D’OR DE LA CONTRITION PARFAITE

 

Beaucoup de gens se damnent quand ils n'auraient qu'à tourner une petite clef pour s'ouvrir le ciel; mais personne ne leur offre cette clef ou personne ne leur a appris à s'en servir. Cette petite clef, c'est un tout petit acte de contrition parfaite.

 

Idée exacte de la contrition parfaire

 

Définitions. -- La contrition est le regret de son péché et la vo­lonté de ne plus le commettre.

 

La contrition imparfaite est le regret de son péché parce qu'il nous vaut le châtiment de Dieu soit en enfer, soit au purgatoire.

 

La contrition parfaite est le regret de sa faute parce que ce péché offense Dieu qui est si bon, si aimable.

 

On la croit difficile: ER­REUR ! Si elle l'était, il faudrait damner les 9/10 du monde. Comment alors croire que Dieu soit le BON Dieu ? Avant Jésus, elle était le seul moyen de salut; après Lui, elle est encore le seul moyen de sa­lut pour les 2/3 de l'univers. Donc..

 

Cette méconnaissance de la contrition parfaite provient, d'une triple erreur.

 

Erreur due d'abord à la confu­sion entre la contrition parfaite et la parfaite contrition. L'on oublie – ou l'on ignore – que la contrition parfaite a trois degrés: haine du péché mortel, haine du péché véniel, haine de toute imperfection.

 

Le premier degré est absolument nécessaire pour se sauver, mais il suffit à lui seul. C'est une haine du péché telle que « quand on m'offrirait tous les biens de ce monde, quand on me menacerait de m'enlever la vie, je n'envisagerais pas même la possibilité de con­sentir à un péché mortel » (S. Ignace, Ex. Sp. no 165, 1er degré d'humilité)

 

Cette haine peut coexister a­vec une attache au péché véniel; ce n'est pas l'idéal, certes; c'est même une attitude dangereuse que de s'en tenir au refus du péché mortel; mais enfin, strictement, cela suffit pour écarter l'enfer.

 

Deuxième source d’erreur – On s'imagine parce qu'on regrette ses fautes à cause de l'en­fer qu'on ne peut en même temps les détester pour un motif plus pur. Or, la contrition imparfaite n'ex­clut pas la contrition parfaite; on peut haïr à la fois et la peine (ou mal de l'homme) et la faute elle-même (ou le mal de Dieu).

 

Enfin, une dernière source d’erreur: on confond, dans la pra­tique, contrition parfaite et contrition sentimentale.

 

Les larmes de componction sont louables, mais non indispen­sables... ni à la portée de tous ! Et tel qui n'a pas assez de cœur pour regretter ses fautes par un sentiment d'amour pour Celui qui est si bon... est cependant capa­ble de les regretter par un motif d'amour envers Celui qu'il a méprisé.

 

Il y a en effet comme deux sortes d'amour parfait: L'amour de reconnaissance et l'amour d'es­time.

 

Contrition Parfaite par Amour de Reconnaissance

 

Notre formule de contrition parfaite l'exprime en ces termes: « Mon Dieu, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment BON" Ce re­gret, c'est la peine d'avoir offensé quelqu'un qui nous a tout donné, quelqu'un qui a tant souffert pour nous.

 

Or il est facile d'éprouver ce sentiment et il suffit d'une oraison jaculatoire pour l'exprimer, par exemple, « Mon Jésus, miséricorde » ou même ce seul cri: « Jésus ! »  Que de gens font des actes de con­trition parfaite sans trop s'en apercevoir : ainsi lorsqu'ils font le Chemin de Croix.

 

Notons en passant l'excellence de cet exercice hors pair. Par l'ac­te de contrition parfaite, il nous sauve de l'enfer dès la première station; par l'indulgence plénière qu'on gagne à la fin, il peut nous ouvrir tout de suite le ciel. Seule condition requise : faire le tour des stations en pensant à la passion (aucune récitation de « Pater » ou  « Ave » n'est imposée).

 

Cher pécheur, voici un petit raisonnement du cœur facile à fai­re et facile à retenir:

 

« Mon Jésus, si j'avais moins péché, vous auriez moins souffert. PARDON ! »

 

Comme il est vrai, ce petit raisonnement du cœur :  « Le tor­rent de nos iniquités L'épouvante » (Ps. 17.5).  Il est gros, ce torrent... !  Mes péchés, ce sont les gouttes d'eau qui s'ajoutent aux gouttes d'eau des autres. Si j'avais moins péché, le torrent aurait eu moins de violence...

 

A cause de mes péchés, Jésus a souffert davantage dans son corps (tel coup de fouet, telle giffle, telle égratignure en plus, n'est-ce pas ma rançon ?) et surtout dans son cœur : cet homme de douleurs est Dieu, et, comme tel, Il a vu, ou mieux, Il voit mes infidélités et Il en souffre d'autant plus que ces infidélités viennent de l'un des siens !

 

Nous avons dit un raisonne­ment du cœur, car si c'est un appel à l'amour, à la reconnaissance, ce n'est pas nécessairement un amour fortement senti.

 

On ne saurait trop insister sur ce point.

 

Car il y a une autre sorte d'a­mour que celui de reconnaissance : il y a la contrition parfaite à base d'ESTIME ou par amour de bien­veillance.

 

Contrition Parfaite par Amour d'Estime

 

Cette sorte de contrition – qu'on néglige malheureusement trop – est pour plusieurs plus faci­le à obtenir parce que moins senti­mentale ! La formule officielle la suggère par ces mots: « Je regrette de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment AIMABLE. »

 

Ici, pur raisonnement où le cœur n'intervient presque plus. Quand j'ai péché, qu'ai-je fait ?

Ayant le choix entre deux bonheurs – un petit plaisir passager, imparfait – et Dieu, le « condensé » de tous les bonheurs possibles, Dieu, le bien suprême, – j'ai préféré la petite créature au Créateur.

 

Quel mépris pour Lui, quelle bêtise! Pensant à cela, je Lui dis: « Mon Dieu, souverain Bien, Beau­té et Bonheur infini, pardon de la bêtise de mon choix. »

 

En disant cela, je fais un acte de contrition parfaite, car je regrette la faute non à cause de la peine mais pour la laideur de ce mépris de Dieu; et parce que je rétablis Dieu dans ses droits, en re­tour Il me pardonne.

 

Horreur de la faute ou de la peine : là est toute la différence en­tre la contrition parfaite et imparfaite. Dans la contrition imparfai­te, ce qu'on déteste, c'est moins la faute que la peine (poena), le châtiment qui accompagne la faute ; – dans la contrition parfaite, c'est la faute (culpa) elle-même qui est détestée parce que l'acte posé en lui-même nous choque. Dans la contrition imparfaite, je ne pense qu'à moi: dans la contrition parfaite, je pense en plus à Lui, Dieu; je regrette d'avoir mis de côté pour une telle action un Dieu si aimable en lui-même ou si bon pour moi.

 

Pour formuler cet acte d'a­mour parfait, il suffit aussi d'une petite invocation indulgenciée. Ainsi: « Jésus, mon Dieu, je vous aime par-dessus tout » ou tout sim­plement « MON DIEU ET MON TOUT ! »

 

Abus et avantages de la petite clef

 

A trop faciliter la contrition, ne risque-t-on pas d'encourager au mal ?

 

Pour saisir la portée d'un moyen de salut si commode, il faut bien comprendre que le salut est tou­jours le résultat d'une amitié : cel­le de notre âme avec Dieu; et que de la part de Dieu cette amitié est toujours offerte, même au plus grand des pécheurs. Mais Dieu ne nous sauvera pas sans nous : Il ne nous aimera pas si on ne veut pas de Lui !

 

Si l'on passe de la théorie à la pratique, cela veut dire que l'âme déjà affectionnée au péché, qui est l'ennemi de Dieu, doit d'abord être décidée de quitter son péché pour pouvoir se retourner vers Dieu.

 

Ce retour peut être motivé par la crainte de l'enfer ou du pur­gatoire: alors c'est la contrition imparfaite. Elle n'est pas à mépri­ser puisque avec l'aide du sacre­ment de Pénitence elle suffit pour être pardonné. Ou bien ce retour vers Dieu est motivé, comme nous l'avons vu, par la peine d'avoir of­fensé un Dieu si bon ou par le re­gret d'avoir perdu un Dieu si ai­mable : alors c'est la contrition parfaite.  Mais que la contrition soit imparfaite ou parfaite, il faut être décidé de quitter le péché, il faut le ferme propos.

 

Toute contrition suppose le ferme propos sincère! Quand même je dirais à Dieu: « Pardon de ma bêtise », si je suis décidé de la recommencer le lendemain, pour moi, ce n'est pas une « bêtise » : mon cœur dément mes lèvres .... Mon regret n'est pas sincère.

 

Le pécheur qui regrette un rendez-vous d'où il est revenu l’âme et le corps souillés, qu'il commence par renoncer à la prochaine rencontre avec celui ou celle qui l’entraîne irrésistiblement au mal !

 

Le jeune homme et la jeune fille qui reviennent d'une soirée ou d'un théâtre où leur honneur a sombré, qu'ils commencent par déchirer le billet déjà acheté pour le prochain « dancing » ou pour un autre film aussi risqué:

 

Dieu vient au-devant du pécheur prodigue; il court à lui, « ouvre la barrière, ouvre les bras: Reviens ! Reviens ! mais il exige que le prodigue revienne: Il ne le traîne pas malgré lui; Il ne
l'embrasse pas dans sa fange ». (Al. Dugré)

 

Pour prévenir tout abus de ta contrition parfaite, rappelons qu'elle suppose le désir (implicite) d'aller à confesse tôt ou tard, au plus tard avant d'aller communier, si l'on a commis un péché mortel certain.

 

Et voici un grand avantage pour éviter bien des angoisses à des âmes qui ne voient pas clair sur leur responsabilité et qui ce­pendant désirent ne pas se priver de leur communion. C'est précisément le truc du démon de troubler une âme pour lui voler une com­munion, l'empêcher de puiser au contact du Christ la force qui la rendra plus énergique lors du pro­chain assaut infernal.

 

Quand vous doutez si vous a­vez succombé mortellement, dites: « Mon Dieu, si je Vous ai offensé, je Vous en demande pardon. Je ne voudrais pas Vous avoir offen­sé ! » et restez tranquille; vous ve­nez de faire un acte de contrition parfaite. Ou encore; pensez à tout cela en disant simplement: “Mon Dieu, je VOUS aime. »  Pour prévenir tout abus, rap­pelons une deuxième fois qu'après une faute mortelle certaine il faut s'en confesser avant d'aller communier. Ainsi le veut l’Église.

 

Lorsqu'on ne peut communier, – soit par l'impossibilité physique, soit par indignité morale – on devrait compenser par une bonne communion spirituelle. N'oublions pas qu'une âme redevenue en état de grâce par la contrition parfaite redevient aussitôt la demeure de la T. S. Trinité...

 

Signalons les autres avantages de la contrition parfaite.

Elle diminue le Purgatoire, en effaçant les fautes vénielles.

Elle augmente le bonheur du ciel en ne remettant pas au temps lointain et incertain de la prochaine confession le moment où, de nouveau, nos actes compteront pour le ciel. Car nulle bonne action faite en état de péché mortel n'est méritoire au sens strict; c’est-à-dire qu'une telle action peut obtenir des grâces de conversion mais elle n'augmente pas la Grâce, le pouvoir de jouir davantage au ciel.

En d'autres termes, un pécheur peut bien, en faisant pénitence, mériter sa conversion; il ne gagne aucun degré de gloire de plus pour le ciel: sa vie est nulle !

 

Grosse bêtise donc de rester longtemps en état de péché mortel et de gaspiller sa vie au lieu de la rendre méritoire grâce à la con­trition parfaite, « Baguette magique qui change tout en or, en or de mérites surnaturels. » (J. de Driesch)

 

La bêtise est encore plus grande si l'on songe que l’omission d'un acte de contrition parfaite peut nous précipiter en enfer: Et de nos jours, il y a tant d'accidents...

 

Si l'on veut au moment de la mort, surtout de la mort subite, faire un acte de contrition, il importe qu'auparavant on en ait pris l’habitude !

 

Mais le moyen d'être certain de prendre et de garder cette habitude? Confions cette importante affaire à la Sainte Vierge: c'est comme si nous lui demandions d'aller sûrement au ciel ... Une mère ne saurait refuser pareille demande à ses enfants.


Cher ami, je viens de vous offrir ce qu'on a appelé si bien « la clef du ciel ». Puissiez-vous

vous en servir. Mais pour qu'à l'heure du danger, vous ne vous excitiez pas, pour que vous ne
mêliez pas la serrure, il faut vous habituer à la tourner souvent. Autrement, il vous arrivera comme à cette foule prise de panique dans un incen­die d'église, et qui mourut écrasée contre les portes sans pouvoir les ouvrir. Le sacristain essaya bien de faire sortir les gens par une porte de sauvetage; mais jusqu'a­lors il n'avait jamais essayé de l’ouvrir... et on retrouva le malheureux, près de cette petite porte, la clef, serrée de rage, entre ses mâchoires calcinées !

Apprenez à tourner votre clef du ciel ! Autrement, s'il vous ar­rive un accident, j'ai bien peur que dans votre excitation, vous ne mêliez la serrure…  Chaque soir, donc, un bon acte de contrition parfaite avant de vous endormir ! Et si jamais vous retombez dans la boue.. . la belle affaire ! On ne reste pas dans la boue ! vite un acte de contrition, et debout, en route pour le ciel !

 

Quelques actes de contrition par­faite variés et courts.

 

Une âme aimante peut varier ses expressions, mais au fond, elle dit toujours la même chose.  Tout revient à cette idée qu’on L’a mis de côté, Lui si bon et si aimable !  Tantôt on Lui dira : « Votre cœur, Jésus, a eu de la peine : je le consolerai » ;  et tantôt on répétera : « Autant j’ai péché, Jésus, autant je veux Vous aimer ! » ;  ou encore ces formules déjà données : « Mon bon Jésus, si j’avais moins péché, Vous auriez moins souffert : PARDON » (contrition par amour de reconnaissance);

 

« Mon Dieu, pardon de m’être détourné de vous, le bien suprême  Je ferai mieux. » (contrition par amour d'estime.)

 

enfin cette phrase qui réunit les deux amours:

 

« Mon Dieu, bonté et beauté in­finie, pardon d'avoir préféré ce qui passe à ce qui demeure. »

 

Groupons ici certaines oraisons jaculatoires indulgenciées (300 jours) qui peuvent devenir comme de courts actes de contrition parfaite, lorsqu'on les dit en songeant à ses péchés :


Mon Jésus, miséricorde.
 
Jésus, mon Dieu, je vous aime par-dessus tout.

 

Celle-ci, semblable et encore plus courte:

 

MON DIEU, JE VOUS AIME.

 

enfin celle-ci, qui résume tout :

 

MON DIEU ET MON TOUT !

 

***

 

L’UNION DE CHARITÉ

 

Offrande

 

Père Saint, par le cœur Im­maculé de Marie, je vous offre Jésus, votre Fils bien-aimé, et je m'offre moi-même en Lui, et avec Lui, et par Lui! à toutes ses intentions, et au nom de toutes les créatures.

Le Trésor Caché

 

Offrande de Jésus

 

Comme autrefois, « la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point com­prise » (Jean 1.5)

Je suis le « Trésor » caché, la « Perle précieuse » que peu savent découvrir, et moins encore exploiter.

 

Même parmi les âmes saintes, les Prêtres, les Religieux, qui travaillent sérieusement à leur perfection, combien se donnent des peines inouïes à recueillir quelques pièces de billon tandis qu'à côté d'eux, ils ont le Trésor infini dans lequel ils n'auraient qu'à puiser pour recueillir des monceaux d'or.

 

Oh ! si l'on savait ce que c'est que Jésus : Ce que vaut une offrande de Jésus !...


               Jésus n'est venu en ce monde que pour offrir à son Père un hommage parfait, que Lui seul pouvait présenter, et lui rendre la Gloire infinie qui lui avait été ravie et, par là, procurer la rançon du monde perdu et coupable.
               Quand vous auriez en votre possession tous les actes héroïques des élus, toutes les souffrances des martyrs, les vertus et les mérites de tous les saints qui ont existé ou qui existeront jusqu'à la fin du temps, même de la Sainte Vierge, tout cela, ne serait qu'un atome, un petit grain de poussière à côté d'une seule offrande de Jésus!... et nous n'y pensons pas!... et nous demeurons là dans notre pauvreté et notre indigence... où nous nous épuisons à battre la pierre quand nous n'avons
qu'à prendre pour nous enrichir !
               La seule chose qui nous manquait c'était le petit rayon divin fixant notre regard et nous

disant : Ne cherchez plus le « Trésor est là ». Heureuse, mille fois heureuse, l'âme qui a trouvé Jésus et qui sait s'en servir : avec Jésus elle a tout. Il lui suffit.

               Mais qu’est-ce donc qu'offrir Jésus ? que s'en servir ? D'où vient donc que dans les mêmes livres on effleure seulement, pour ainsi dire, cette pensée ? Pourquoi ?... Dieu attendait peut-être aujourd'hui pour se manifester ainsi à nous.

               Offrir Jésus ! est-ce donc si difficile, pour que d'une chose qui semble toute naturelle, comme l'essence même de notre religion, on use si peu ? Rien de plus simple pourtant, mais nous avions des yeux et nous ne voyions pas ; des oreilles et nous n'entendions pas : un cœur, mais qui ne comprenait pas.

               « Offrir Jésus ! » C'est le prendre partout, partout où l'on est – en tout ce que l'on fait – en tout ce que l'on souffre – en tout ce que l'on sent pour le bien comme pour le mal, pour sanctificateur de l'un, pour répa­rateur de l'autre.

               « Offrir Jésus ! » C'est le présenter à son Père en disant : « Voyez, je ne suis rien que la faiblesse, la corruption, la misère, mais je vous offre la force, la sainteté, la pureté, les vertus de Jésus... Je suis froid : mais quand j'aurais tout l'amour des Séraphins, que vous donnerais-je qui soit digne de vous ? Père Saint, pour suppléer à ma froideur, je vous offre l'amour de Jésus !... Je viens de tomber, de me tacher, je vous offre la Passion, le Sang de Jésus, pour me purifier et pour expier... J'ai tels mauvais sentiments que je ne vou­drais pas avoir... mais pour contrepoids, je vous offre les actes contraires de Jésus. De cette manière, le mal même que nous pour­rons éprouver servira à nous enrichir puisqu'il nous fournira l'occasion de faire cette offrande infinie à laquelle peut-être nous n'eussions pas pensé si nous avions été tranquilles et que nous n'ayons rien ressenti

 

               « Se servir de Jésus ! », c'est encore L'offrir comme sanctificateur du bien, et c'est ainsi que ceux qui, non seulement viennent unir, mais fondre, pour ainsi dire, leurs moin­dres actions dans celles de Jésus, retirent transformée en or leur humble pièce de billon.

               – Par exemple, nous servant de nos obéissances comme d'une représentation pour offrir au Père éternel les obéissances de Jésus, et concentrant toute notre attention à les repro­duire, avec toute la perfection et la fidélité qui nous sera possible, pour renouveler, si l'on peut ainsi dire, ses Divines Complai­sances par ce souvenir.

 

               S'humiliant : « Père Saint, je vous offre les Humiliations de Jésus ». – Dans les souf­frances, ne pas se regarder soi, mais offrir les Souffrances de Jésus!

 

               Oh ! que nous serions riches si nous savions ainsi nous servir de Jésus !... Servons-nous en au moins pour la Sainte Communion, car Il ne se donne à nous, que pour nous enrichir, pour que nous puissions Le rendre, L'offrir a son Père. Et par cette Offrande nous pro­curer deux biens infinis : celui de pouvoir présenter à Dieu un don digne de Lui – et. en retour, d'attirer de Dieu un regard d'amour et de Divine Complaisance.

 

               Avant la Sainte Communion, Offrons tou­jours Jésus Crucifié – la Passion de Jésus au Père Éternel, afin de nous purifier – comme satisfaction pour toutes nos infidélités. – Et après ?... Oh ! offrons encore Jésus dès que nous L'avons reçu comme un trésor qu'on a peur de souiller et qu'on veut rendre intact à celui à qui il est destiné.

 

               Offrons Jésus pour rendre à Dieu toute sa Gloire, solder toutes nos dettes, attirer toutes ses complaisances et ses faveurs... Puis livrons-Lui tout – pour qu'Il sanctifie tout -- qu'Il transforme tout en nous.

 

               Que de telles Communions seraient profitables et sanctifiantes !

 

               Il n'y aurait plus alors tant de ces Com­munions, de ces oraisons pour ainsi dire per­dues, parce qu'on se sent sec, aride, impuis­sant. Quand on ne peut rien, quand on n'a rien, on peut toujours se forcer et dire : Père Saint, je Vous offre Jésus ! Ce sera sans goût, sans sentiment, qu'importe ? Le trésor qu'ap­porte l'aveugle ne perd pas sa valeur parce qu'il ne le voit pas.

 

               L'âme qui a trouvé Jésus et sait se servir de Jésus, a trouvé la paix... et plus elle se voit misérable, on peut dire plus elle s'en réjouit, car elle servira mieux ainsi à glorifier éternellement l’infinie miséricorde de son Dieu; plus nous sommes mauvais, plus Dieu se montre bon en s'abaissant ainsi jusqu'à nous. Puis, à cause de sa misère même, l'âme se sent plus de droits et peut mieux s'appro­prier la Passion de Jésus.

               Quand, après une faute, l'âme a offert Jésus à son Père, comme Réparateur, si elle se trouble encore, c'est parce qu'elle se regarde – ce n'est pas pour Dieu : c'est pour elle, puisque ce qu'elle a donné pour solder sa dette surpasse infiniment la dette même qu'elle avait contractée.

               L'âme qui a ainsi Jésus, a tout, elle ne désire plus rien... puisque dans Jésus elle trouve tout ce qu'elle voudrait donner et tout ce qui lui manque.

 

PRATIQUE: Concentrer toute son attention et tous ses soins, uniquement:

1. à connaître, étudier Jésus (lecture et méditation de l’Évangile}.

2. à reproduire Jésus (dans les moindres choses, pensées – paroles – actions).

3. à offrir incessamment Jésus (par un mouve­ment continuel du cœur, aspirations).

 

Union aux messes qui se célèbrent actuelle­ment dans le monde entier, 350.000 par jour - 4 élévations par seconde.

 

Ô JÉSUS, Prêtre HOSTIE, par MARIE. je m'offre en vous... J'ai faim de vous...Je m'unis à vous...

Faites nous "Un" en Vous

 

***

 

PRIÈRE POUR LES ÂMES DU PURGATOIRE

 

Prière enseignée à la grande sainte Gertrude par Notre-Seigneur, qui lui a dit qu’elle délivrerait 1000 âmes du purgatoire chaque fois qu’elle est dite.

 

Père Éternel, je vous offre le Très Précieux Sang de Jésus, votre divin Fils, en union avec toutes les messes qui sont dites aujourd’hui dans le monde entier, pour toutes les saintes âmes du purgatoire, pour les pécheurs en tous lieux, pour les pécheurs dans l’Église universelle, pour ceux de ma maison et de mes proches.  Amen !


Retour à la première page