Sainte Philomène et le rayon de lumière

Le portrait de Sainte Philomène

 

            En 1924, un Père capucin franciscain, aumônier du Couvent Saint Clare, à Pantasaph, dans le Nord du pays de Galles, et qui était aussi un artiste, demanda un jour la permission de peindre un portrait de Sainte Philomène sur le mur d’une pièce attenante à la buanderie.  La chose était plutôt surprenante puisque la dévotion du Père envers la Sainte Philomène n’était pas très grande, sinon inexistante.  Le Père obtint facilement la permission et il se mit à reproduire sur le mur la petite image qui y était accrochée.  La chose ne manque pas d’intérêt car de toute évidence, la Sainte petite Enfant avait bien l’intention de rester où elle était.

 

            Il fut plus tard question de déplacer ce portrait, mais comme il était peint sur le mur lui-même, et non sur une toile, la chose s’avéra impossible ! Lorsque l’artiste en fut informé, il se contenta de sourire en disant, « C’est là, parmi les pauvres, que Sainte Philomène veut demeurer ! »  Ce qui, je suppose, a dû la faire glousser de bonheur !

 

            Avant de décrire ce portrait et le développement du sanctuaire, il nous faut examiner comment la petite Sainte elle-même a participé au tableau en corrigeant l’artiste qui avait fait une erreur. 

 

            Le Père avait terminé sa peinture et assistait la Messe de huit heures dans l’église du monastère, après avoir dit sa propre Messe à 6 h 30 dans le couvent où il avait peint l’image.  Au cours de la Messe, le prêtre fut soudainement distrait par une voix d’enfant qui disait :

 

« Le rayon de lumière qui illuminait mon visage ne venait pas de la fenêtre – il était céleste ! »

 

            La voix d’enfant répéta par trois fois ces paroles !  Stupéfait, le prêtre se retourna pour voir qui était l’enfant qui parlait durant la Messe, mais il n’y avait pas d’enfants dans l’église !  Seuls quelques fidèles se tenaient assez loin derrière lui.  Constatant qu’aucun enfant n’était présent dans l’église, le Père comprit qu’il s’agissait d’un message à propos du tableau et, aussitôt après la Messe, il partit examiner la peinture.  Arrivé devant son œuvre, il s’aperçut qu’il avait peint une petite fenêtre dont semblait sortir un rayon de lumière, ce qui n’était pas exact.  Il s’arrangea immédiatement pour faire disparaître la fenêtre et donner l’impression d’un rayon qui descendait dans la cellule, mais sans venir d’une fenêtre.

 

            Bien que, comme nous l’avons dit, l’artiste n’avait pas une très grande dévotion pour Sainte Philomène, il lui était maintenant gagné et devint un de ses plus fidèles dévots après avoir compris que c’est la petite Sainte elle-même qui lui avait fait corriger une importante erreur dans le tableau.

 

            Sainte Philomène est représentée dans sa prison avec un rai de lumière céleste illuminant son visage.  Elle est entourée de ses instruments de torture – une ancre, les flèches et une lance. La petite Philomène a le visage tourné vers le Ciel comme pour demander le courage dont elle a eu un si grand besoin et que Dieu lui a donné en abondance.  Sous le tableau, l’artiste a peint les trois briques portant l’inscription LUMENA PAX TECUM FI, comme on les a trouvées sur sa tombe dans les catacombes. L’œuvre couvre le mur tout entier et mesure 2 m 60 sur 2 m 30.  Comme elle est peinte sur le mur lui-même et non sur une toile, il est impossible de la déplacer sans détruire ou dégrader le mur.

 

            En 1924, la peinture a été bénite un Samedi Saint et le prêtre a demandé à Sainte Philomène de secourir tous ceux qui rechercheraient son aide en ce lieu, et de leur accorder leur demande pourvu qu’elle soit conforme à la sainte Volonté de Dieu.

 

Tiré de How Saint Philomena came to Wales, par L. F. Harvey MA. Ter. O.S.M., 1952.

 

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On vous a peut-être dit...

 

Que Sainte Philomène n’était plus Sainte... 

            Lorsqu’une personne a été déclarée Sainte, il n’est plus possible pour l’Église de lui retirer cette qualité.  Le 13 janvier 1837, le Pape Grégoire XVI a élevé Sainte Philomène aux honneurs de l’autel et confirmé le rescrit de la Congrégation des Rites par un décret solennel.  Elle est Sainte pour toute éternité.

 

Que Sainte Philomène a été retirée du Martyrologe romain...

            Sainte Philomène n’a jamais figuré au Martyrologe romain, lequel est une liste de Saints martyrs et non la liste de tous les Saints.

 

Qu’elle a été retirée du Calendrier...

            La Sacrée Congrégation des Rites a rayé la fête de Sainte Philomène (11 août) du Calendrier, supprimant ainsi l’Office propre avec Messe décrété le 11 janvier 1855 par le Pape Pie IX.  Comme pour tous les autres Saints martyrs, on peut toujours vénérer Sainte Philomène par une Messe pour le Commun des Martyrs en tout lieu où il existe une dévotion à la Sainte.

 

Armons-nous contre la confusion semée par le Malin

en proclamant la VÉRITÉ !

 

           


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