Notre-Dame d’Amérique a promis qu’une statue en son honneur

dans le Sanctuaire national

serait « une protection spéciale pour notre pays »

 

 

 

 

Description : Notre-Dame d'Amérique

 

Notre-Dame d’Amérique, priez pour nous !


Le plan de paix de Notre-Dame d’Amérique

Prière urgente aux Évêques des États-Unis

 

L’Écriture nous assure que « le Seigneur Yahvé ne fait rien qu’il n'en ait révélé le secret à ses serviteurs les prophètes » (Amos 3.7). Cependant, une fois seulement dans l’histoire américaine un successeur des apôtres a-t-il approuvé un message prophétique adressé à l’Église aux États-Unis. Entre 1945 et 1972, l’archevêque Paul Leibold a été le directeur spirituel d’une religieuse, sœur Mildred Mary Neuzil, qui a reçu durant de nombreuses décennies des instructions de Jésus, de saint Joseph et de la bienheureuse Vierge Marie - sous le titre de Notre-Dame d’Amérique - concernant la crise actuelle de la foi, et sa solution. Avant sa mort, Mgr Leibold, alors archevêque de Cincinnati, a déclaré qu’il avait la conviction absolue que ce message prophétique était d’origine divine et qu’il s’accomplirait après sa mort. Le but de cet article est de contribuer à cet accomplissement.

 

Sœur Mildred Mary Neuzil

Description : http://www.michaeljournal.org/images/Neuzil.jpg

Bien que sa mort soit si récente que sa cause de béatification n’ait pas encore été introduite, les témoignages abondent pour montrer que sœur Mildred Mary Neuzil mérite de compter parmi les amis intimes de Jésus Christ. Sœur Millie a non seulement consacré son existence à vivre et à proclamer la plénitude de son union intime avec Jésus, elle a aussi reçu de Notre-Dame le mandat d’appeler les jeunes des États-Unis à mener leur nation et le monde vers de nouveaux sommets de sainteté.

 

Sœur Mildred Mary Neuzil est née le 2 août 1918 à Brooklyn, New York, quelques années seulement après que le Pape saint Pie X, prévoyant les horreurs de la Première Guerre mondiale, eut prophétisé une restauration de l’Église durant un temps de paix. Il avait écrit :

 

Au moment précis où l’homme, sous l’illusion de son triomphe, brisera le crâne de ses ennemis, tous connaîtront alors que Dieu est Roi de toute la terre. Lorsque le respect humain sera banni et que seront dissipés les préjudices et les doutes, un grand nombre se convertiront au Christ. Ils [ces convertis] deviendront à leur tour des propagateurs de Sa connaissance et de Son amour, de la voie qui conduit à un bonheur véritable et durable. Lorsque, dans chaque ville et chaque village, la loi de Dieu sera fidèlement observée, que les choses sacrées seront révérées, les sacrements fréquentés et les ordonnances d’une vie chrétienne observées, alors… nous n’aurons plus à œuvrer pour le rétablissement de toutes choses dans le Christ…

 

Comme beaucoup d’autres modèles de « l’imitation intérieure du Christ », sœur Millie s’est consacrée à Dieu dès l’enfance. Entrée au couvent à l’âge de treize ans, elle a prononcé ses vœux à dix-sept ans[1]. En 1938, elle commença à avoir des expériences mystiques et se confia au père Paul Leibold, futur archevêque de Cincinnati, qui fut son directeur spirituel de 1940 à sa mort, en 1972.

 

Elle reçut au cours de cette période le Mariage mystique et commença à rapporter dans son journal spirituel les visites qu’elle eut de Jésus, de Notre-Dame, de saint Joseph et de plusieurs anges et saints. Plusieurs thèmes prédominaient dans leurs communications :

1)      La crise de la foi et la détérioration imminente de la vie religieuse, sociale et familiale.

 

2)      L’importance de l’imitation intérieure de Jésus, Marie et Joseph pour le renouveau de l’Église et de la société.

 

3)      L’avènement d’une ère nouvelle d’intimité entre Dieu et l’humanité, au cours de laquelle l’harmonie entre les deux sera considérablement restaurée.

 

En janvier 1957, Notre-Dame a parlé de « l’heure la plus sombre » :

 

Il se fait tard. La patience de mon Fils ne durera pas éternellement. Aidez-moi à retenir sa colère qui est près de s’abattre sur les hommes pécheurs et ingrats. L’humanité est sur le point de connaître une souffrance et une angoisse sans précédent. C’est l’heure la plus sombre. Mais si les hommes veulent venir à moi, mon Cœur Immaculé la rendra brillante à nouveau de la miséricorde que mon Fils fera pleuvoir par mes mains. Aidez-moi à sauver ceux qui ne veulent pas se sauver eux-mêmes. Aidez-moi à ramener une fois de plus le soleil de la paix de Dieu sur le monde[2].

 

Bien avant que les médias ne révèlent les scandales sexuels auxquels étaient mêlés des prêtres et des religieux, Jésus en avait parlé à sœur Millie :

 

Bien des actes contre nature sont commis au nom de l’amour. Ce mal est déguisé et toléré comme un droit intrinsèque semblable à n’importe quel autre. Certains même de mes prêtres et de mes vierges consacrées se laissent prendre dans ce filet du mal, inconscients de ses terribles conséquences[3].

 

Depuis le début, la bienheureuse Mère a montré à sœur Millie que seul le renouveau intérieur de l’Église pouvait triompher du mal de cette « heure la plus sombre ». Elle lui a demandé de parler à son directeur spirituel du :

 

Grand désir de mon Cœur immaculé d’établir le règne de mon divin Fils dans le cœur des hommes, et de les sauver ainsi du fléau du Ciel, en cette vie et dans l’autre[4] (c’est nous qui soulignons).

 

Ce « règne de Jésus dans les cœurs » n’était pas simplement l’absence de tout péché mortel, mais une transformation totale des cœurs par une identification au Cœur Immaculé de Marie.

 

Le 3 février 1956, Notre-Dame apparut à sœur Millie et lui dit :

 

Pour que vos cœurs deviennent de plus en plus semblables au Cœur du Fils, vous devez aller à la Mère, dont le Cœur ressemble le plus au Sien. De ce Cœur pur et immaculé, vous apprendrez tout ce qui vous rendra plus agréables au divin Cœur du Fils de Dieu. La Sainte Trinité pose avec un délice infini son regard sur ces âmes, et en fait son Ciel sur la terre[5].

 

Description : ÉlisabethL’idéal de la vie du ciel sur la terre dans le journal spirituel de sœur Millie était un thème qui revenait continuellement dans les écrits d’autres saints modernes comme les bienheureuses Élisabeth de la Trinité et Dina Bélanger, et la servante de Dieu Marthe Robin. En vérité, ce n’était pas une sainteté ordinaire, mais la sainteté même de Jésus et de Marie à laquelle Notre-Dame l’appelait. Elle explique :

 

Je suis la mère de l’humanité sacrée et c’est mon œuvre spéciale à titre de co-rédemptrice de la race humaine d’aider les âmes à parvenir à la sainteté du Père dans une union éternelle, en montrant aux hommes la manière de revêtir le Christ, d’absorber son Esprit et de devenir ainsi un avec Lui.

 

Par ces mots, la bienheureuse Mère résumait les principes de la vie intérieure de Jésus tels que vécus et exprimés dans les écrits des saints mystiques modernes. Comme eux, sœur Millie apprit à se concentrer sur le premier principe de la vie intérieure de Jésus - la Volonté de son Père éternel. « La Volonté du Père doit vous être plus chère que toute autre chose », lui dit la bienheureuse Mère. Comme eux, elle s’abandonna à la Volonté du Père, à travers le règne de l’Esprit Saint. Et, comme eux, elle permit à l’Esprit Saint et à Notre-Dame de l’unir à Jésus à chaque instant, de sorte qu’Il pensait dans sa pensée, parlait dans ses paroles et agissait dans ses actions. Notre-Dame décrivait cet état comme la plénitude de la Présence Divine, et c’est ce qu’elle vivait :

 

Toujours parfaitement consciente de Sa présence, sans oublier jamais que toute sa grandeur venait de l’intérieur, de Celui qui demeurait en elle, œuvrant, aimant et faisant le bien à travers elle[6].

 

Comme les autres saints modernes mentionnés plus haut, sœur Millie annonçait dans ses écrits une transformation radicale du monde par la Présence Divine dans les âmes. Saint Michel Archange lui dit qu’il venait « annoncer la venue du royaume, le royaume de paix… afin que le Roi puisse établir son Royaume en vous[7]. »

 

Description : Marthe RobinSaint Louis-Marie Grignion de Montfort avait parlé de ces jours où le Saint-Esprit et Notre-Dame susciteraient de grands saints qui « surpasseront autant en sainteté la plupart des autres saints, que les cèdres du Liban surpassent les petits arbrisseaux ». La servante de Dieu Marthe Robin avait identifié les temps modernes à ceux des cèdres du Liban. De la même façon, dans le journal de sœur Millie, la bienheureuse Mère parlait des miracles de l’âme, miracles spirituels plus grands dans l’ordre spirituel que les miracles physiques de Lourdes et de Fatima :

 

Je suis heureuse, mon enfant, de l’amour et de l’honneur que me donnent mes enfants d’Amérique, spécialement par mon unique et glorieux privilège de l’Immaculée Conception. Je promets de récompenser leur amour en opérant par la puissance du Cœur de mon Fils et de mon Cœur immaculé des miracles de grâce parmi eux. Je ne promets pas des miracles du corps, mais de l’âme[8].

 

Apparaissant en Notre-Dame de Lourdes, la bienheureuse Vierge promit que « des miracles plus grands que ceux de Lourdes et de Fatima seraient accordés ici en Amérique, aux États-Unis en particulier, si nous répondions à ses désirs[9] ». Les miracles spirituels prédits à sœur Millie promettaient un retour à la sainteté originelle de l’homme avant la Chute - sainteté qui régnait dans la Sainte Maison de Nazareth. Là, disait-elle :

 

La Sainte Trinité demeurait avec nous d’une manière qui surpassait tout ce que nous pourrions jamais imaginer. Car nous avions le paradis terrestre où Dieu marchait à nouveau parmi les hommes[10].

 

Selon la bienheureuse Mère, ce n’est rien moins qu’une restauration du paradis qui serait accordée à ceux qui s’abandonneront complètement à la Sainte Trinité :

 

Tout comme on ne pouvait trouver aucun péché dans notre petit foyer, c’est le désir du Cœur de mon Fils et de mon Cœur Immaculé que le péché soit, autant qu’il est possible, inconnu dans les foyers de nos enfants.

 

La Divine Trinité ne demeurera parmi qu’autant que vous serez fidèles dans la pratique des vertus de notre vie à Nazareth. Alors, à votre tour, mes enfants, vous deviendrez vous aussi un autre paradis. Dieu marchera parmi vous et vous aurez la paix (c’est nous qui soulignons)[11].

 

Description : Dina BélangerDescription : ConchitaPar ses prières et ses sacrifices pour la restauration de la sainteté originelle de Dieu, sœur Millie faisait écho à la prière de la bienheureuse Dina Bélanger du Canada, qui offrait ses pensées, ses paroles et ses actions avec Jésus pour « la restauration de la parfaite harmonie de tout être avec votre sainte volonté[12] ». Ses paroles rappellent également celles de la vénérable Conchita de Armida à qui Jésus parla de son attente ardente des « saints ouvriers » qui allaient « tout restaurer et réaliser l’union des cœurs dans l’unité de la Trinité[13] ».           

 

 

 

 

 

 

Les États-Unis d’Amérique et le temps de paix

 

Description : FaustineLes vies de sainte Faustine et de sœur Millie présentent de nombreux parallèles. Toutes deux ont vu la place spéciale de leur nation respective dans les plans de la Divine Providence. Jésus dit à sainte Faustine que de Pologne « sortira l’étincelle qui préparera le monde à mon ultime venue » - une déclaration que beaucoup ont interprétée comme une allusion au Pape Jean-Paul II. Dans le journal spirituel de sœur Millie, la bienheureuse Mère désigne les États-Unis comme une nation ayant le singulier destin divin de conduire le monde à Dieu. Elle expliquait :

 

Ce sont les États-Unis qui doivent mener le monde à la paix, la paix du Christ, la paix qu’Il a apportée avec Lui du Ciel par sa naissance comme homme dans la petite ville de Bethléem. Le Seigneur n’est pas venu pour entrer dans le monde dans une grande ville, mais dans un petit village semblable à beaucoup d’autres. Ma chère enfant, à moins que les États-Unis n’acceptent et n’accomplissent fidèlement le mandat que le Ciel leur a donné de mener le monde à la paix, il viendra sur eux et sur toutes les nations de grands ravages de guerre et d’incroyables souffrances. Cependant, si les États-Unis accomplissent fidèlement le mandat venu du Ciel, mais sont incapables d’apporter la paix parce que le reste du monde refuse d’accepter ou de coopérer, les États-Unis n’auront pas alors à souffrir de ce qui s’en vient[14] (c’est nous qui soulignons).

 

Sœur Millie craignait que les États-Unis ne soient incapables de porter le fardeau d’une aussi lourde responsabilité, mais :

 

Notre-Dame m’a assurée que Michel et l’armée entière des esprits bienheureux apporteraient leur aide en tout temps[15].

 

À travers ses rencontres avec Jésus, la bienheureuse Mère et saint Joseph, sœur Millie apprit que le renouveau de la nation dépendait de la sanctification individuelle de catholiques, particulièrement les jeunes, et, à travers eux, des familles chrétiennes. Elle écrivait :

 

Notre-Dame me fit savoir qu’elle était particulièrement intéressée aux jeunes de notre nation. Ce sont eux qui seront les leaders de ce mouvement de renouveau sur toute la terre. Leurs rangs seront grossis des jeunes des autres nations que Notre-Dame appelle également à la réalisation de ce grand renouveau.

 

Mais les jeunes doit être préparés et cela doit être fait en leur inculquant la connaissance de la Divine Présence ; mais ils doivent également l’étudier et la vivre de telle sorte que la Divine Présence fasse, pour ainsi dire, partie intime et nécessaire de leur vie quotidienne. Il en émanera alors un grand amour, une conflagration qui enveloppera le monde dans les flammes de la Divine Charité. C’est à cela que travaille Notre-Dame, car tel est le grand désir de son divin Fils et c’est à la jeunesse de l’Amérique qu’elle présente ce défi[16].

 

Saint Joseph et la Sainte Famille

 

Description : http://tbn0.google.com/images?q=tbn:OpAWCgvrFUkzOM:http://homepages.vvm.com/~stmary/men%2520of%2520joseph/images/st-joseph-masthead2.jpgDans la vie et les écrits de sœur Millie et d’autres saints mystiques modernes, l’imitation intérieure de Jésus et de Marie reflète toujours la nature Trinitaire de Dieu. Comme la bienheureuse Mère, ils se sont abandonnés à la Volonté du Père, par le Saint-Esprit, et Lui ont permis de les unir à Jésus à chaque instant - réalisant ainsi en eux la plénitude de la Divine Présence. De la même manière, sœur Millie apprit à représenter la famille comme une image de la Divine Trinité - où le père est roi, la mère reine, et les enfants princes et princesses du petit royaume domestique de Dieu.

 

Après Jésus et la bienheureuse Mère, le plus grand maître concernant la sainteté de la vie familiale fut saint Joseph. Il lui apparut souvent en se présentant comme le « Protecteur de l’Église et du foyer, puisqu’il était le protecteur du Christ et de Sa Mère durant leur vie sur terre[17] ». Comme s’il prévoyait la crise de la paternité qui devait se manifester ouvertement en 1958, il lui disait :

 

Moi seul j’eus le privilège d’être choisi par Dieu pour être le Père virginal de son Fils, et aucun honneur, hormis celui qui fut accordé à ma sainte Épouse, ne fut jamais, et ne sera jamais aussi sublime et aussi élevé que celui-là.

 

La Sainte Trinité désire ainsi m’honorer afin que dans mon unique paternité puisse être bénie toute paternité.

 

Chère enfant, j’étais roi de la petite maison de Nazareth, car j’y abritais le Prince de la Paix et la Reine du Ciel. Ils comptaient sur moi pour les protéger et les nourrir, et je n’ai pas failli à ma tâche.

 

Je les ai reçus avec la vénération et l’amour les plus profonds, car ils voyaient en moi Celui dont je prenais la place.

 

Car le chef de famille doit être aimé, obéi et respecté, et il sera en retour un vrai père et protecteur pour ceux qui sont sous sa garde[18].

 

En plus de sa propre formation personnelle dans l’imitation intérieure de Jésus, sainte Faustine reçut une image (de la Divine Miséricorde), une fête (Fête de la Divine Miséricorde), et une prière (le Chapelet de la Divine Miséricorde) pour accomplir sa mission de miséricorde. Après bien des tribulations et de terribles épreuves, l’image et le chapelet ont été répandus dans le monde entier, et le Pape Jean-Paul II a fait de la Fête de la Divine Miséricorde une fête universelle.

 

Notre-Dame, au cours de ses apparitions à sœur Millie, a souligné l’importance de la vie intérieure, mais elle parlait également de certaines mesures concrètes qui pourraient obtenir la grâce de la vie intérieure pour la nation, notamment une médaille, une statue et une prière. Sœur Millie a écrit :

 

Notre-Dame a demandé que soient fabriquées une médaille qui sera leur bouclier contre le mal, une image ou une statue de Notre-Dame pour la protection du foyer, et une statue dans le sanctuaire de Washington, D.C., comme protection spéciale pour notre pays[19].

 

En ce qui concerne la médaille que demandait Notre-Dame, sœur Millie ajoutait :

 

La médaille pouvait avoir la forme que l’on voulait pourvu que ce soit celle d’un bouclier. Le 26 septembre 1956, Notre-Dame demandait que ces mots soient gravés autour de son image : « Par votre sainte et immaculée Conception, ô Marie, délivrez-nous du mal. » Ceux qui la porteront avec une grande foi et une dévotion fervente à Notre-Dame recevront la grâce d’une intense pureté de cœur et l’amour particulier de la Sainte Vierge et de son divin Fils. Les pécheurs recevront la grâce de repentance et la force spirituelle de vivre en vrais fils de Marie. Dans la vie comme dans la mort, cette médaille bénite sera un bouclier qui les protégera contre les mauvais esprits, et saint Michel Archange sera à leur côté pour apaiser leurs craintes à leur dernière heure[20].

 

Le 1er mai 1961, le directeur spirituel de sœur Millie, l’évêque auxiliaire de Cincinnati Paul Leibold, donna son imprimatur au dessin de la médaille. Elle montrait d’un côté l’image de la bienheureuse Mère comme elle était apparue sous le titre de Notre-Dame de l’Amérique, entourée par l’inscription : « Par votre sainte et immaculée Conception, ô Marie, délivrez-nous du mal ». L’autre côté présentait les armoiries de la famille chrétienne ainsi qu’une représentation de la Présence Divine. Le 25 janvier 1963, Mgr Leibold donnait son imprimatur à la prière « À l’Immaculée Conception, patronne des États-Unis », une prière qui avait été donnée à sœur Millie par la bienheureuse Mère sept ans plus tôt. Après l’approbation de la médaille et de la prière par Mgr Leibold, il restait une mesure concrète à prendre.

 

Notre-Dame a d’abord demandé à sœur Millie de dessiner une image la montrant telle qu’elle apparut sous le titre de « Notre-Dame d’Amérique ».

 

Description : http://image26.webshots.com/27/9/78/88/2160978880017392430twhkeT_fs.jpgElle demanda également qu’une statue soit faite selon cette image et placée, après une procession solennelle, dans le Sanctuaire de l’Immaculée Conception, à Washington, D.C. Notre-Dame désire être honorée de façon spéciale comme Notre-Dame d’Amérique, la Vierge Immaculée… La statue du Sanctuaire de Washington D.C. sera une protection spéciale pour notre pays (c’est nous qui soulignons)[21].

 

Bien qu’il soit devenu archevêque de Cincinnati, l’archevêque Leibold n’a pas réussi à réaliser le désir de Notre-Dame concernant la statue avant sa mort en 1972. Il avait eu cependant le fort pressentiment que « quelqu’un » se ferait un jour le champion de cette cause - et il promit avant sa mort d’aider à l’achèvement de l’œuvre divine du haut du ciel. Depuis, la nécessité d’une « protection spéciale » pour notre pays se fait de plus en plus évidente. Mais jusqu’à présent, nous n’avons pas encore répondu à la demande de Notre-Dame.

 

 

La puissance de l’obéissance aux divins commandements

 

On compte, dans l’histoire de l’Église, de nombreux exemples de saints qui ont sauvé leur nation par leur obéissance aux commandements prophétiques. Le Ciel dit à Jeanne d’Arc que la France serait sauvée si le Dauphin était couronné dans la cathédrale de Reims. En dépit d’obstacles apparemment insurmontables, elle réussit à le faire sacrer roi et la France fut libérée. Au début du vingtième siècle, Notre-Dame dit aux enfants de Fatima, au Portugal, de demander au Pape de consacrer la Russie au Cœur immaculé de Marie. Ils lui ont non seulement obéi, mais ont inspiré la hiérarchie du Portugal à faire sa propre consécration nationale au Cœur immaculé de Marie. Par la suite, le Portugal fut le seul - de tous les pays européens - à échapper à la révolution communiste et à ne pas être impliqué dans la Guerre d’Espagne et la Seconde Guerre mondiale. Deux ans après la consécration, un cardinal portugais écrivait :

 

Une bénédiction spéciale de Dieu est descendue sur la terre de Portugal… spécialement si nous examinons les deux années écoulées depuis notre vœu, on ne peut manquer de reconnaître que la main invisible de Dieu a protégé le Portugal, lui épargnant le fléau de la guerre et la lèpre du communisme athée[22].

 

Avant la reconnaissance du message prophétique de l’évêque Leibold, il ne semble pas y avoir eu un seul exemple dans l’histoire des États-Unis d’une approbation semblable par un évêque américain. Cela en soi pourrait justifier que l’on prenne au sérieux la requête de la Mère de Dieu. Mais il existe d’autres raisons plus impérieuses pour ce faire : premièrement, il y a l’exactitude de l’analyse de la bienheureuse Mère sur l’imminence de la crise de la foi et de la famille, y compris sa conscience des déviations sexuelles d’une partie du clergé et des religieux, deux décennies avant que ces maux ne soient généralement connus. Deuxièmement, il y a le fait extraordinaire que le sanctuaire national des États-Unis n’abrite pas encore une statue de Notre-Dame sous le titre particulier à notre nation ! Finalement, on notera la concordance frappante entre la vie et les écrits de sœur Millie, et la vie et les écrits de nombreux saints, bienheureux, vénérables, servantes et serviteurs de Dieu modernes qui ont été présentés comme des modèles par le Pape actuel.

 

Naaman le syrien

 

L’histoire du message de Notre-Dame d’Amérique et sa réception rappelle le récit biblique du prophète Élisée et du général syrien, le lépreux Naaman (Rois, chap. V). Dans les temps bibliques, aucune maladie n’inspirait plus d’horreur que la lèpre qui détruisait souvent la sensation dans les membres des victimes, entraînait la douloureuse désintégration du corps et la séparation totale de la société humaine. Dans le Livre des Rois, Naaman le syrien alla trouver le prophète Élisée pour qu’il demande au Seigneur de guérir sa lèpre. Lorsque Élisée lui dit d’aller se laver sept fois dans le Jourdain, Naaman réagit avec colère. La solution lui semblait d’une simplicité absurde - et il refusa d’obéir. Ce n’est que lorsque ses serviteurs lui firent remarquer qu’il serait prêt à faire quelque chose de difficile pour être guéri que Naaman reconnut l’illogisme de sa réaction. À contrecœur, il obéit au prophète et fut totalement et instantanément guéri de sa lèpre.

 

Aux États-Unis, on pourrait dire aujourd’hui que les catholiques comme les non-catholiques souffrent d’une sorte de lèpre spirituelle. Dans l’Évangile de Matthieu, Jésus parle d’un temps où, « Par suite de l'iniquité croissante, l'amour se refroidira chez le grand nombre » (Mat. 24.12). Suite à la multiplication du sacrilège, du blasphème, de l’avortement, de la pornographie, de la pédophilie, de l’homosexualité, de la contraception et du divorce - trop d’âmes ont été désensibilisées, leur conscience endormie, leur compassion endurcie. Comme Naaman, les âmes cherchent une guérison à leur lèpre spirituelle, convaincues, comme lui, que toute solution viable ne peut être que compliquée à l’extrême.

 

Mais Dieu - « qui ne fait rien qu'il n’en ait révélé le secret à ses serviteurs les prophètes » - a promis un remède à notre lèpre spirituelle - si nous voulons obéir aux simples requêtes qu’Il a faites par sa prophétesse sœur Millie, approuvées par son représentant, l’archevêque Leibold. Est-il possible qu’en plaçant notre espérance dans les remèdes compliqués proposés par des comités prestigieux, nous ayons écarté - comme Naaman - ce simple et divin remède ? Et avons-nous encore quelque chose de plus à perdre, en obéissant à la Mère de Dieu, que Naaman en se lavant sept fois dans le Jourdain ?

 

Jésus a maintes fois répété à sœur Millie qu’en répondant aux demandes de Notre-Dame nous obtiendrions la grâce certaine de protection divine pour la nation. Un jour, l’Ange gardien des États-Unis dit à sœur Millie :

 

Si les gens de ce pays exécutent fidèlement les instructions et les requêtes du Seigneur Jésus et de la bienheureuse Mère, ils me suivront alors vers l’heure de paix. Avec cette épée de la divine flamme blanche d’Amour et les éclairs de son infinie Justice, Dieu frappera ses ennemis et guérira le pécheur repentant.  La Nation et tous ceux qui suivront dans la poursuite de la paix connaîtront la protection de Dieu et la destruction de ceux qui les combattent et cherchent à les détruire par les pouvoirs mauvais des esprits infernaux de ténèbres et de haine[23] (c’est nous qui soulignons).

 

Inévitablement, on objectera qu’il sera « impossible » de persuader plus qu’un petit nombre de gens de prendre Notre-Dame au sérieux - et que si même ce petit nombre devait réussir à accomplir le vœu de Notre-Dame, le reste du monde ne répondrait pas. Mais Notre-Dame a prévu ces objections, et lorsque sœur lui a parlé de la possibilité d’une guerre nucléaire, elle a répondu :

 

Ce qui arrive dans le monde dépend de ceux qui y vivent. Il doit y avoir beaucoup plus de bien que de mal pour empêcher l’holocauste qui s’en vient si rapidement.

 

Cependant, ma fille, même s’il fallait que se produise une telle destruction parce que trop peu d’âmes ont pris mon avertissement au sérieux, il demeurera un reste - à l’abri du chaos, et qui, ayant été fidèle à me suivre et à répandre mes avertissements, repeuplera graduellement la terre à nouveau de leurs vies saintes et consacrées.

 

Ils renouvelleront la terre dans la puissance et la lumière de l’Esprit Saint. Ces enfants restés fidèles seront sous ma protection et celle des Saints Anges, et ils participeront de la vie de la Divine Trinité d’une manière très remarquable[24].

 

À la lumière de telles promesses de notre Mère du Ciel, pouvons-nous tarder plus longtemps ? Avec la Sainte Famille et les Saints Anges à nos côtés, avons-nous autre chose à craindre que notre propre indifférence ?

 

Hugh Owen

The Torchbearers of the Queen

Fêtes de saint Joseph

19 mars 2005

 

Traduction : Jean-Claude Lemyze

 

La mission des Torchbearers of the Queen est de vivre et de proclamer le message de Notre-Dame d’Amérique par les jeunes de l’Amérique aux jeunes de l’Amérique, de travailler et de prier pour l’accomplissement des demandes de Notre-Dame - spécialement en plaçant une statue de Notre-Dame d’Amérique dans le Sanctuaire national. Nous avons un besoin urgent de prières et de travailleurs bénévoles dans chaque diocèse des États-Unis. Nous cherchons particulièrement des jeunes gens et des jeunes filles dévoués âgés entre 17 à 25 ans, pour agir comme coordinateurs de la jeunesse pour les Torchbearers au niveau de la paroisse et du diocèse.

 

Description : http://thesanctuaryoftheholyfamily.org/Divine%20Mercy.gifSi vous êtes intéressés à aider les Torchbearers, veuillez communiquer avec Hugh Owen :

 

JP II ICS

P.O. Box 798

Woodstock, VA 22664

 

E-mail: howen@shentel.net

 

Pour une commande de livres, de médailles et de cartes de prière, contactez:

 

Our Lady of America Center

P.O. Box 445, Fostoria, OH 44830

(419-435-3838)



[1] Sœur Mildred et un petit groupe de religieuses ont formé, avec l’approbation papale,  les Contemplative Sisters of the Indwelling Trinity.

[2] Sister Mildred Mary Neuzil, Our Lady of America (Fostoria, OH : Our Lady of America Center, 1993) p. 15.

[3] Ibid., p. 40.

[4] Ibid., p. 15.

[5]Ibid., p. 16.

[6] Ibid., p. 18.

[7] Ibid., p. 17.

[8] Ibid., p. 10.

[9] Ibid., p. 9.

[10] Ibid., p. 8.

[11] Ibid.

[12] Sr. Irene Leger, Courage of Love, pp. 137-138.

[13] Venerable Conception Cabrera de Armida, To My Priests, p. 100.

[14] Sister Mildred Mary Neuzil, Ibid., p. 38.

[15] Ibid., p. 38.

[16] Ibid., p. 24-25.

[17] Ibid., p. 31.

[18] Ibid., p. 28-29.

[19] Ibid., p. 25.

[20] Ibid., p. 25-26.

[21] Ibid., p. 14, 25.

[22] In The Devil’s Final Battle, Fr. Paul Kramer, pp. 23-24 (Terryville, CT : The Missionary Association, 2008).

[23] Ibid., p. 41.

[24] Ibid., p. 45.