Mort de la modestie
À notre époque de
grossière indécence, les remarques qui suivent sont tout aussi opportunes
qu’elles le furent naguère, en des temps révolus.
L’histoire nous
apprend que chaque génération s’est rendue célèbre pour quelque dépravation ou
flagrant péché. Nous savons qu’Adam nous a transmis une nature faible et
déchue, de sorte que l’homme est assuré de suivre des chemins de rébellion
contre les commandements de Dieu et de désobéissance à ses lois.
Pour profiter de cette
propension naturelle au mal inscrite dans le cœur de l’homme, le diable utilise
bien des moyens et bien des techniques pour mener l’homme à pécher. Tout au long des
six mille ans de l’histoire de l’homme, le diable a mis au point une liste
impressionnante de ruses pour amener les hommes à enfreindre la loi divine.
Certaines de ces tentations étaient taillées sur mesure pour une certaine
période ou pour un peuple en particulier.
Par ailleurs,
certaines choses particulièrement fascinantes et séduisantes ont toujours servi
d’appât mortel dans tous les âges de l’humanité. Satan s’est toujours servi
avec beaucoup de succès des émotions de la personne pour obscurcir ou éliminer
complètement sa capacité de raisonner convenablement.
La « nouvelle morale » - laquelle n’est rien d’autre que la
vieille immoralité - ce terrible fléau qui balaie actuellement la terre, montre ce que peut accomplir le diable lorsqu’il se rend maître des
émotions et des sentiments de l’homme et qu'il réussit à lui faire négliger ou perdre
totalement sa capacité de penser, de raisonner et de juger. Ce qui
naturellement n’est pas nouveau ; depuis le commencement des temps, chaque
chapitre de l’histoire nous en fait le récit. Le tout premier Livre de la Bible
est rempli de la perversion morale des hommes et des femmes qui ont vécu en ces
temps les plus rapprochés de la création de l’homme.
Le diable a commencé à
utiliser les charmes puissants de la nature sexuelle de l’homme dès sa première
désobéissance à Dieu. Le Christ dit que le grand péché du monde avant le Déluge
était ses excès et son abandon déréglé aux plaisirs de la chair. Le Christ a
dit également, « Comme il advint aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il encore
aux jours du Fils de l'homme ». Et comme il semble y avoir de nos jours
tant d’autres signes de la fin des temps, nous ne devrions pas être surpris de
voir le monde se livrer à un grand carnaval de plaisirs luxurieux et coupables.
Saint Paul a
prophétisé que dans les derniers temps les hommes seront amis des plaisirs
plutôt qu’amis de Dieu. Où que nous regardions aujourd’hui, nous voyons les
mêmes maux qui ont marqué les jours où Dieu a détruit le monde par le déluge.
L’indécence, l’immoralité, les perversions sexuelles les plus honteuses et les
plus inimaginables envahissent tous les espaces de notre société avec une
incroyable audace.
Beaucoup
d’auteurs modernes sont d’avis que nous avons pratiquement atteint le point de
saturation, qu’il faut que quelque changement se produise et que les choses
doivent maintenant repartir dans l’autre direction. Même les non-chrétiens
sont inquiets en voyant jusqu'où l’abandon des principes nous a amenés. Qu’est-ce qui
a déclenché cette marée de maux ? Comment la sexualité est-elle devenue
une obsession pour les gens – particulièrement en Amérique du Nord ?
On trouve
maintenant une allusion au sexe dans presque toutes les publicités. La sexualité est
partout, à la télévision, dans les magazines, les journaux, etc. et assurément dans
la mode et les habitudes vestimentaires des femmes comme des hommes. De jeunes
hommes aux cheveux longs et portant des jeans ajustés parcourent les rues de
toutes les villes nord-américaines. Des femmes et des jeunes filles habillées
presque comme des hommes composent 75 à 80 pour cent de la clientèle des
supermarchés et des promeneuses dans les rues. Il y a sûrement quelque chose
qui ne va pas pour produire une telle confusion. C’est le signe de
quelque chose de très, très inhabituel et perverti.
Saint Jean
Chrysostome a dit des femmes qui s’habillent de façon impudique :
« Vous transportez partout vos pièges et lancez vos filets en tous lieux.
Vous prétendez ne jamais inviter les autres au péché. Vous ne l’avez certes pas
fait par vos paroles, mais vous l’avez fait par vos vêtements et votre tenue.
Et de façon bien plus efficace que par votre voix. Lorsque vous avez amené
quelqu’un à pécher dans son cœur, comment pouvez-vous être innocentes ?
Dites-moi qui ce monde condamne-t-il ? Qui les juges du tribunal vont-ils
condamner ? Ceux qui absorbent le poison ou ceux qui préparent et administrent
le fatal breuvage ? Vous avez préparé la coupe abominable. Vous avez
offert la boisson mortelle. Vous êtes plus criminelles que ceux qui
empoisonnent le corps. Vous ne tuez pas le corps mais l’âme ; et ce n’est
pas à des ennemis que vous faites cela, et vous n’y êtes pas non plus poussées
par une nécessité imaginaire ni provoquées par des blessures. Vous faites cela
par sotte vanité et par amour-propre. »