Mars 2003

Joyeuses fêtes de la Saint Patrick

et de Saint Joseph

 

Chers lobbyistes par correspondance,

 

            La condition d’ennemi de la vie doit être extrêmement éprouvante pour les nerfs. Vous ne savez jamais à quel moment la vérité va percer un autre trou dans votre idéologie.

 

            La dernière en date de ces brèches est une étude publiée dans International Journal of STD and AIDS par la Royal Society of Medicine.  Cette étude nous apprend que la cause de la pandémie de sida en Afrique n’est pas les relations hétérosexuelles – que les ennemis de la vie ont toujours tenues pour responsables – mais la réutilisation d’aiguilles contaminées par le personnel des soins de santé.

 

Les faits ont la tête dure  Comme nous l’avons rapporté dans notre Friday Fax du 28 février, cette étude prétend que l’establishment du sida est tellement obsédé par le condom qu’il interprète de façon grossièrement erronée les données sur la propagation du sida en Afrique. La plupart des cas de sida sur ce continent, nous disent les auteurs de l’étude, ne sont pas dus à la fornication ou à l’adultère, mais à des aiguilles contaminées – que les drogués ne s’échangent pas entre eux, mais qui sont utilisées par un personnel soignant sans formation adéquate et qui manque de matériel.

 

            Ainsi, vouloir inonder l’Afrique de condoms – ce qui a constitué l’élément essentiel de la lutte contre le sida en Afrique par la communauté mondiale depuis 20 ans – est une action vouée à l’échec non seulement parce qu’elle se trompe de cible mais parce qu’elle est contre-productive et mortelle.

 

            « En 1988, nous disent les auteurs, « d’importantes organisations et des experts bien en vue ont fait circuler une information attribuant à des contacts hétérosexuels environ 90 pour cent des cas d’infections au VIH chez les Africains adultes. Ces chiffres ont augmenté légèrement depuis. Selon le Rapport 2002 sur la Santé dans le Monde de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) [des Nations unies], les estimations courantes suggèrent qu’en Afrique, 99 pour cent des infections au VIH en 2001 sont attribuables à des relations sexuelles non protégées’. »

 

            Cependant, déclarent les auteurs, « nous avons été incapables de retrouver un document quelconque – des années quatre-vingt jusqu’à aujourd’hui », qui viendrait confirmer les assertions des lobbies du sida. Au contraire, nous disent ces auteurs, toutes les données nous montrent que jusqu’à 70 pour cent des infections au VIH sont causées par la mauvaise qualité des soins de santé, spécialement la réutilisation d’aiguilles.

 

Le « gays » rendent les hétérosexuels responsables du sida  Le plus choquant, ce sont les questions que les auteurs se posent quant aux motifs des chercheurs sur les causes du sida. « Pourquoi cette méconnaissance des faits ?  On dit que les gens ne voient souvent que ce qu’ils veulent bien voir... »

 

            Ils suggèrent que le lobby du sida est sous l’influence d’éléments favorables à l’homosexualité et au contrôle démographique. « Premièrement, il était dans l’intérêt des chercheurs sur le sida dans les pays industrialisés – où le VIH semblait décidément limité aux MSM [hommes commettant des actes sexuels avec des hommes] ... de présenter le sida en Afrique comme une épidémie hétérosexuelle ... Deuxièmement, il a pu exister une tendance à insister sur la transmission sexuelle comme argument pour la promotion du condom, coïncidant avec des programmes antérieurs et une action destinée à freiner la croissance démographique rapide de l’Afrique... »

 

            L’OMS et International Planned Parenthood (IPPF) n’ont pas tardé à contester ces conclusions. IPPF affirme que « ces nouveaux résultats de recherches ... ont été rejetés par les experts médicaux ».

 

            Les auteurs de l’étude soutiennent que leur travail « devrait avoir des conséquences majeures sur les programmes actuels et futurs de contrôle du VIH ». « Les Africains, affirment-ils, ont droit à une information scientifique sûre concernant les déterminants épidémiologiques de leur désastreuse épidémie de sida. »

 

            L’administration Bush va maintenant décider comment dépenser les 15 milliards de dollars de sa nouvelle campagne contre le sida en Afrique et dans les Caraïbes. IPPF, ainsi que d’autres agences internationales et groupes privés promouvant l’usage du condom et le « sexe sans risques », veulent mettre la main sur une bonne partie de cet argent. Entre-temps, des millions de personnes vont mourir parce que ces ennemis de la vie gaspillent l’argent sur des condoms au lieu de fournir des aiguilles propres et de promouvoir une hygiène médicale de base.

 

Bonn est d’accord à cent pour cent avec les pro-vie sur le clonage  Nous avions déjà parlé de la délégation allemande à l’ONU qui s’opposait à l’action des États-Unis et d’autres pays pour décréter une interdiction mondiale de tous les types de clonages humains, y compris pour de prétendues « recherches médicales ». Mais le Parlement allemand a récemment voté massivement pour que le gouvernement de cette nation soutienne une interdiction totale (Friday Fax du 21 février).

 

            Ouvertement en désaccord avec le chancelier Schroeder, le Bundestag a demandé à son gouvernement de modifier sa position aux Nations unies. Il a même suggéré que le gouvernement collabore avec les États-Unis pour obtenir une interdiction complète. La mesure n’est pas juridiquement contraignante, mais il serait difficile pour Schroeder de ne pas en tenir compte. Ce vote à la quasi-unanimité a vu tous les membres des principaux partis politiques – chrétiens-démocrates, verts, et les propres sociaux-démocrates de Schroeder – ont exigé une interdiction sans exceptions. Une importante couverture médiatique a encore augmenté la pression sur le chancelier.

 

            Un employé au Parlement a confié à Friday Fax que « c’était le plus fort message que le Parlement puisse envoyer au gouvernement. La grande majorité des parlementaires veulent une interdiction totale et désirent que leur gouvernement reflète cette position aux Nations unies. Ils attendent vivement du gouvernement qu’il réponde à leur souhait. »

 

Nein pour « cloner et tuer »  La France et l’Allemagne ont amené la question du clonage aux Nations unies en 2001 et l’Assemblée générale n’a pas cessé d’en débattre depuis. Les deux pays ont milité en faveur d’un traité mondial interdisant le clonage devant mener à des naissances vivantes, mais qui permettrait le clonage d’êtres humains (et leur destruction) en vue de la « recherche ».  Les États-Unis, l’Espagne, les Philippines, l’Italie et de nombreux autres États s’opposent à ce subterfuge pour « cloner et tuer », et exigent une interdiction totale.

 

            Le clonage est une atteinte à la dignité humaine, précise la déclaration du Bundestag, affirmant qu’il n’y a pas de différence du point de vue moral entre les types de clonages puisque tout clonage produit un embryon humain. Pour cette raison, « l’objectif de la politique allemande doit être une interdiction  internationale sur tout clonage ».

 

            La déclaration appelant le gouvernement à s’allier aux États-Unis embarrasse Schroeder. La délégation allemande aux Nations unies a sévèrement critiqué les États-Unis tout au long des débats. En octobre dernier, le conseiller juridique de la délégation allemande avait déclaré à une agence de presse allemande que la position de Washington était « moralement discutable ».

 

            Nous ne savons quelle forme prendra la position allemande lorsque le débat reprendra aux Nations unies en septembre prochain. Mais le Parlement aura l’œil sur sa délégation. Maria Böhmer, leader démocrate-chrétien, s’attend à ce que la France et l’Allemagne se rallient à la position américaine. « Avec la France, les États-Unis et beaucoup d’autres nations, croit-elle, nous pouvons former une alliance sur cette question importante pour notre avenir. » Si les événements lui donnent raison, les États favorables au « cloner pour tuer » comme le Royaume uni se trouveront isolés, ce qui favorisera la campagne en vue d’une interdiction totale.

 

            Vous avez vous-mêmes joué un rôle majeur dans cette nouvelle tournure des événements en Allemagne. C’est notre Friday Fax qui a alerté le Bundestag et l’opinion publique concernant l’action de leur gouvernement aux Nations unies. En fait, le Friday Fax a été à la fois loué et critiqué dans l’enceinte du Bundestag.

 

Les vautours pro-avortement sont avides des fonds pour le sida  À peine la Maison blanche eut-elle annoncé son projet de dépenser 15 millions de dollars pour combattre le sida en Afrique que les groupes pro-avortement comme le Population Council ont commencé à tournoyer autour du projet comme des vautours. (Il semble que, d’un jour à l’autre, ces partisans de l’avortement soient devenus des experts en matière de traitement et de prévention du VIH/sida.)

 

            Ils ont été plus rapaces que de coutume depuis que l’administration Bush leur a refusé 34 millions de dollars en fonds de dépopulation dans le budget d’aide à l’étranger des États-Unis. Reniflant l’odeur de l’argent, ils fondent maintenant sur ce nouveau programme d’aide pour le sida.

 

            Vous rappelez-vous la première journée de George Bush dans le Bureau Ovale ? Il a réinstauré la Politique de Mexico City du président Reagan, qui interdit aux « organisations non gouvernementales » (ONG) qui reçoivent des fonds du fédéral de commettre des avortements ou de promouvoir activement l’avortement. Parce qu’ils refusent de ne plus avorter des bébés et de cesser de favoriser l’avortement, des groupes comme IPPF ont été privés d’une partie importante de l’argent des contribuables américains. Mais la Politique de Mexico City ne couvre que les programmes de dépopulation, non les programmes de lutte contre le sida. C’est ce qui a fourni aux ennemis de la vie une ouverture.

 

            L’année dernière, par exemple, le National Institute of Health (NIH) a peu à peu versé une subvention de 3,2 millions de dollars au Dr James McIntyre pour un projet de recherche sur le sida en Afrique du Sud. Il est vice-président de la Planned Parenthood Association d’Afrique du Sud (PPASA) et fait la promotion de la « régulation menstruelle », un nom qui cache une méthode d’avortement précoce au moyen d’une pompe aspirante actionnée manuellement.

 

Les fonds américains aboutissent dans la poche des partisans de l’avortement  Qui plus est, le Population Council, financé par la fondation Rockefeller et dont le siège social est à New York, vient de recevoir 65 millions de $ de l’agence de coopération bilatérale du gouvernement des États-Unis (USAID) en vue d’un projet de lutte contre sida, bien que ce groupe fasse la promotion de l’avortement. Population Council est même détenteur du brevet pour le remède abortif RU-486.

 

            Le Population Council affirmait dans une récente annonce qu’il « développe et évalue des stratégies innovatrices pour venir en aide aux enfants atteints du sida ». Et qu’il « poursuit des recherches dans le domaine biomédical, de la santé publique et des sciences sociales au niveau mondial, y compris ... le VIH/sida ». En janvier, un communiqué d’IPPF mentionnait la possibilité de fonds supplémentaires en ajoutant que « les informations sur la façon dont les fonds seraient utilisés sont peu détaillées ». Mais le gouvernement sait fort bien que les groupes pro-vie et pro-famille ne veulent pas que les fonds destinés à la lutte contre le sida soient détournés au profit de partisans de l’avortement, et ces groupes semblent décidés à obturer les brèches existantes dans la Politique de Mexico City.

 

            Interrogé sur ces questions, le secrétaire d’État Colin Powell a dit, « Dans un avenir rapproché, nous nous réunirons avec l’administration pour discuter des différents nouveaux programmes ... mais spécialement de la nouvelle initiative mondiale [sida], que nous examinerons à la lumière de politiques comme celle de Mexico City afin de nous assurer qu’elle est compatible avec les autres actions de notre administration. Nous savons que cette question vous préoccupe et nous nous réunirons à ce sujet dans les jours qui viennent. »

 

            Les conservateurs pro-vie, dont l’appui est important pour le président Bush, ont accordé un soutien conditionnel au programme de lutte contre le sida. Mais les représentants officiels de la Maison blanche ne pourront pas compter sur cet appui si ce programme devient une source de financement pour le lobby mondial de l’avortement.

 

Quelques activités récentes de C-FAM  La grande tempête de neige de 2003 n’a pas ralenti C-FAM.  Au cours des dernières semaines...

 

·         J’ai participé à la plus grande assemblée religieuse mondiale organisée par l’archidiocèse de Los Angeles. Ce mégacongrès réunit chaque année plus de 25.000 enseignants religieux venus d’Amérique du Nord (et d’ailleurs). Il a la réputation d’être un peu farfelu mais il s’y trouve toujours quelques conférenciers conservateurs. J’ai donné deux conférences, une sur « Les attaques contre la vie, la foi et la famille aux Nations unies » et l’autre sur « L’anticatholicisme aux Nations unies ». Plus de 200 personnes y ont assisté et la période de questions a duré 45 minutes. Quelques religieuses de gauche n’ont PAS apprécié ma présence !

 

·         Toujours à Los Angeles, j’ai eu aussi l’honneur de prendre la parole à l’assemblée annuelle de Legatus, le groupe catholique CEO fondé par le milliardaire Tom Monagham, de Domino Pizza.  Environ 350 personnes ont suivi attentivement ma conférence. Étaient présents le père Marx et mon ami et mentor Steve Mosher. J’ai signalé leur présence et ils ont tous deux été chaleureusement applaudis.

 

·         De retour à Washington, la Conservative Political Action Conference m’a également invité à prendre la parole et j’ai dénoncé l’action des Nations unies devant plus de 500 personnes. Tous les principaux conservateurs des États-Unis, du Canada et du monde entier assistent à cet événement. Cette invitation a été un honneur pour C-FAM (et pour vous).

 

            Chers amis, nous avons tous à remercier Dieu et sa Mère pour ce mois .

 

            La démystification du mythe de la lutte contre le sida en Afrique par la Royal Society of Medicine est un coup important porté contre le lobby mondial de l’avortement, de la dépopulation et de la lutte contre le sida, qui vide depuis des décennies les poches des contribuables du monde entier pour promouvoir son programme funeste et immoral. Et il y a eu, à Bonn, le vote du Parlement pour que les représentants du gouvernement allemand aux Nations unies appuient l’interdiction totale de tout clonage humain, ce pourquoi C-FAM travaille depuis des mois.

 

            Mais il nous reste encore de durs combats à entreprendre cette année – ici au siège des Nations unies, sur la Colline du Capitole à Washington, dans l’Union européenne à Strasbourg, et dans les capitales du monde entier.

 

            Les ennemis de la vie s’acharnent à discréditer l’administration Bush et son programme en faveur des enfants à naître, de la famille et de l’abstinence. Ils sont déterminés à remplacer le président Bush aux prochaines élections (oui, déjà) par quelqu’un qui sera pour l’avortement, l’homosexualité, l’activité sexuelle chez les adolescents, la pornographie et contre le Vatican. Vous pouvez imaginer qu’elle sera la situation aux Nations unies si cela devait arriver.

 

            C’est pourquoi nous devons « battre le fer pendant qu’il est chaud ». Nous devons remporter toutes les victoires possibles pendant qu’il est encore temps et que nous avons à Washington une administration qui donne devant le monde entier aux Nations unies l’exemple d’un solide leadership pro-famille et pro-vie.

 

            Mais C-FAM traverse une crise financière. Notre budget mensuel tourne autour de 30.000 $. C’est bien moins que nos ennemis richement financés qui dépensent des millions, mais c’est beaucoup d’argent à trouver chaque mois pour notre modeste C-FAM – et nous n’avons que quelques amis tels que vous.

 

            Je me retrouve donc chaque mois devant mon bureau à regarder nos factures en pensant à tous les enfants à naître qui attendent notre protection partout dans le monde.

 

            N’oubliez pas que C-FAM est le SEUL groupe qui combat à plein temps les éléments radicaux ennemis de la famille aux Nations unies. Certes, les grands groupes pro-famille de Washington et d’Ottawa s’intéressent de temps à autre aux affaires onusiennes, mais C-FAM est seul à être ici sur place tous les jours de l’année.

 

            J’ai en ce moment devant moi une pile de factures pour le loyer, l’imprimerie, la poste, le téléphone, les fournitures de bureau, les voyages à Washington pour briefer les représentants officiels, etc. Mais je ne me décourage pas. Je vous fais confiance et je sais que vous aimez le bon combat ! Je sais que vous nous aiderez à régler nos factures.

 

            C’est pourquoi je vous demande, chers amis, de sortir votre carnet de chèques ou votre carte de crédit et d’envoyer à C-FAM un don de 50$, 100$, 250$, 500$, 1.000$, 5.000$, 10.000$, ou de tout autre montant. Votre offrande rendra possibles de nouveaux succès, « pendant que le fer est chaud ».

 

            Merci pour votre fidélité à l’œuvre de C-FAM. Chaque jour, nous prions le Seigneur et sa Mère immaculée de vous récompenser et de bénir ceux que vous aimez. Et soyez assurés que nous chérissons vos prières pour notre petite équipe et notre travail sur le champ de bataille des Nations unies.

 

                                               Votre dévoué pour la défense de la Vie, de la Foi et de la Famille,

 

 

                                                                                              Austin Ruse, président

 

 

P.-S.    L’UNION EUROPÉENNE (UE)VOUDRAIT IMPOSER LE « MARIAGE » HOMOSEXUEL AUX PAYS CATHOLIQUES  Le Parlement de l’Union européenne a voté en faveur d’une « recommandation » aux États membres pour reconnaître le « mariage » entre personnes de même sexe, le « partenariat enregistré de personnes de même sexe » et des personnes hétérosexuelles qui vivent dans le péché.

 

            L’UE. fait pression sur l’Irlande catholique, l’Italie, l’Espagne, le Luxembourg, l’Autriche et la Grèce orthodoxe pour que ces pays accordent leur bénédiction officielle à ceux qui se moquent des Commandements de Dieu. Tous ces pays ne reconnaissent pas actuellement ces modes de vie immoraux.

 

            L’UE veut que tous les pays membres reconnaissent ces péchés afin que, par exemple, un ou une « partenaire » puisse recevoir un permis de résidence si son ou sa « partenaire » déménage dans un autre pays. Si l’UE obtient ce qu’elle demande, les contribuables seront tenus d’offrir des avantages financiers pour subventionner la sodomie et la fornication – peu importe s’ils piétinent ainsi leurs croyances religieuses.

 

            C-FAM est une faible mais efficace voix contre l’immoralité que l’UE et l’ONU cherchent à imposer aux familles du monde entier. Nous vous demandons de nous aider à continuer le combat pour elles.

 

 



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