Janvier 2003

Bonne et heureuse année!

 

 

Chers et fidèles amis,

 

            Rien n’égale, semble-t-il, la foi d’un croyant dans les vertus du condom.  Il demeure totalement imperméable aux faits.

 

            Un dernier exemple nous vient de l’Ouganda. Alors que l’Afrique entière est ravagée par le sida, cette nation est la seule du continent africain qui connaisse quelque succès.  Pour éviter l’infection, des millions de ses citoyens ont adopté la fidélité et l’abstinence en dehors du mariage (voir notre Friday Fax du 13 décembre). Malgré cela, les adeptes du Culte du Condom, fidèles à leur dieu latex, refusent de promouvoir ailleurs la stratégie éprouvée de l’Ouganda.

 

            L’agence de coopération bilatérale du gouvernement des États-Unis chargée de gérer l’assistance américaine pour le développement international (USAID) révèle que « [en Ouganda] ...le taux d’infection au VIH se situait aux environs de 15% en 1991 et qu’il avait baissé à 5% depuis 2001.  Cette diminution étonnante est unique dans le monde ... » « La cause la plus importante de cette réduction du taux de VIH, note USAID, semble être une diminution des relations sexuelles avec des partenaires multiples. »

 

            Comparés aux autres Africains, ajoute l’USAID, « les Ougandais étaient moins portés à avoir des relations sexuelles  ... plus favorables au mariage et aux relations à l’intérieur du mariage, et moins susceptibles d’avoir des partenaires multiples ».  En conclusion,

 

     ... l’effet de la prévention du VIH en Ouganda (particulièrement la réduction du nombre des partenaires) au cours de la dernière décennie semble avoir eu un impact comparable à celui d’une vaccination médicale efficace à 80% ... Une stratégie basée sur un changement de comportement ... est peut-être l’approche préventive la plus efficace.

 

L’Oncle Sam découvre la chasteté  Le gouvernement américain a finalement découvert le « médicament miracle » pour la prévention du sida – la maîtrise de soi !  Mais y a-t-il quelqu’un pour conseiller au monde de suivre la voie de l’Ouganda ?  Certains observateurs croient que l’idéologie anti-vie y est pour quelque chose.  En fait, plus cette bonne nouvelle de l’Ouganda se répand, plus les partisans de l’utilisation du condom se font entendre.

 

            Par exemple, les agitateurs internationaux de AIDS ont intensifié leurs attaques contre l’administration Bush qui tente actuellement d’inclure une préparation à l’abstinence dans le programme américain mondial de prévention du sida.  Amy Cohen, président de Population Action International, déclarait récemment que,

 

     ... on ne saurait surestimer l’importance du condom ...  Pourtant, ici aux États-Unis, on assiste à un recul de la part du gouvernement et un mur du silence entoure maintenant l’utilisation du condom ... L’utilité du condom est incontestable.

 

            Marie Cocco, déplore dans Newsday que,

 

     Le président Bush a commencé à nommer des critiques du condom dans une commission présidentielle consultative sur le sida.  On retrouve parmi eux des conservateurs sociaux qui remettent en question le consensus international scientifique sur la grande efficacité du condom pour la prévention du sida.

 

            En dépit de l’accumulation des preuves que l’usage du condom n’a pas réussi à enrayer la progression du sida, la Grande Croisade du Condom se poursuit.  L’Afrique du Sud, par exemple, sous la direction de Nelson Mandela, a embrassé l’idéologie du « sexe sans risques » et l’utilisation du condom est à la hausse.  Mais ce pays détient toujours le record (si l’on peut dire) mondial de l’infection au VIH avec 11,4% de sa population porteuse de ce virus.

 

            Le mouvement mondial contre le sida semble obsédé par la recherche d’un remède technologique au lieu d’enseigner aux populations les genres de comportements en train de freiner l’épidémie qui faisait rage en Ouganda. Le Miami Mercury News du 10 décembre rapportait que la Bill & Melinda Gates Foundation dépensera 28 millions de dollars pour étudier jusqu’à quel point l’usage des diaphragmes contraceptifs pourrait prévenir la propagation du sida en Afrique.  Le document admettait cependant que « le fondement scientifique de l’efficacité des diaphragmes pour la prévention du sida est plus théorique que clinique ».

 

            Bill Gates ferait peut-être mieux d’engager des villageois ougandais pour venir enseigner aux Nord-Américains comment éviter les maladies vénériennes.

 

La pilule ne va pas vous enrichir  Il y a des années qu’on nous dit que les bébés causent la pauvreté et qu’en abaissant le taux de natalité on fera croître l’économie dans les pays en développement.  Mais voilà que les ennemis de la vie du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) viennent de publier un rapport qui présente une vision bien différente de la situation. 

 

            Comme l’a révélé notre Friday Fax du 6 décembre, la publication du FNUAP ne peut citer que quelques pays où il est possible d’affirmer que la baisse de la fécondité a été partiellement responsable d’une croissance économique, même si les ennemis de la vie ont entraîné dans la plupart des pays du monde une baisse inouïe de la fécondité.  De plus, ces nations elles-mêmes connaissent maintenant un important ralentissement de leur économie.

 

            Ce rapport, État de la population mondiale 2002– Population, pauvreté et potentialités, cite en particulier les économies du Brésil et des « Tigres » asiatiques comme exemples de nations qui ont bénéficié de la diminution des naissances.  « La réduction de la fécondité aide à réduire la pauvreté à long terme », affirme le rapport. « Les changements démographiques intervenus au Brésil au cours des 50 dernières années équivalaient à un supplément de 0,4 à 0,5 % de la croissance annuelle du revenu  par habitant. »

 

            De tels « succès » pourraient être reproduits ailleurs, affirme le FNUAP, qui pense que plus les nations sont pauvres, plus elles profiteraient d’une baisse de la fécondité. « Plus pauvre est un pays et plus élevée est la fécondité quand elle commence à baisser, plus grande est la contribution de la baisse de la fécondité à la réduction de la pauvreté. »  L’agence déclare que la communauté mondiale devrait continuer à financer largement les portions des budgets de développement internationaux affectés à la réduction de la fécondité.

 

Les soins de santé ou la contraception  Il est intéressant, et ironique, que le document du FNUAP sorte au moment où les Nations unies s’inquiètent de plus en plus de la rapidité du déclin de la fécondité dans le monde.  Le bureau des statistiques des Nations unies, Division de la population, a souvent prévenu qu’une « pénurie des naissances » entraînerait la stagnation économique, l’instabilité politique et une migration massive des populations.

 

            La Division de la population doute qu’on puisse prouver que la baisse de la fécondité apporte la croissance économique...

 

     Il existe bien des voies par lesquelles le facteur démographique pourrait avoir des effets positifs ou négatifs sur le développement.  Empiriquement ... il a été difficile d’isoler les effets des facteurs démographiques des nombreuses autres causes des changements économiques et environnementaux.

 

            Dennis Ahlburg, démographe bien connu, affirme que le meilleur moyen de s’attaquer à la pauvreté endémique dans les pays en développement est de réduire le taux de mortalité, et non celui des naissances. Sa thèse suggère que les Nations unies devraient plutôt augmenter le financement des soins de santé traditionnels, et non de la contraception et de la stérilisation.  Nombre de ces questions ont fait l’objet de discussion lors d’une conférence mondiale sur la population à Bangkok, à la mi-décembre.

 

Bush ramènerait les femmes à « l’Âge des ténèbres » ?  Les ennemis de la vie viennent nous dire à nous, pro-vie, de « baisser le ton ».  Ils devraient suivre leur propre conseil.  Leurs divagations contre l’administration Bush ne cessent de s’intensifier.

 

            Ce qui agace les partisans internationaux de l’avortement et de la dépopulation, naturellement, c’est que la Maison Blanche a pris fermement position en faveur de la vie et de la famille (voir notre Friday Fax du 29 novembre).  Michele Landsberg, par exemple, épouse de Stephen Lewis, ancien directeur des relations extérieures à l’UNICEF, dans un article du Toronto Star du 16 novembre, fulmine contre le Président et sa politique.

 

            Elle rage à propos de « cet ignorant qu’on acclame maintenant comme un politicien ‘astucieux’ parce qu’il a remporté les élections sur le dos des victimes du World Trade Center ». Bush « fait la guerre aux femmes aux femmes du monde entier », nous dit-elle, et « se prépare à prendre le contrôle de l’utérus des femmes partout dans le monde ... » Pis encore, « l’Amérique, naguère flambeau des réalisations féministes, va devenir le redoutable exemple de ce que qui se produit lorsque la religion et la politique s’unissent pour nous ramener à l’Âge des ténèbres ».

 

Planned Parenthood renchérit  Steven Sinding, directeur général de l’International Planned Parenthood Federation (IPPF), ne voulait pas être en reste...

 

     ... l’administration Bush menace de nous faire revenir 40 ans en arrière pour ce qui concerne l’accès aux soins de santé et à l’éducation des femmes.  J’en appelle aux partenaires d’IPPF et aux membres d’IPPF dans plus de 150 pays pour réagir devant ce scandale pour l’amour de femmes du monde entier.  Mobilisez vos gouvernements et vos décideurs politiques ;  faites entendre votre inquiétude ;  nous ne pouvons rester inactifs devant des actions aussi destructrices, cyniques et rétrogrades.

 

            Les ennemis de la vie sont en colère parce que l’administration Bush a pris plusieurs mesures pour contrecarrer l’appui de Bill Clinton à l’avortement mondial.  Par exemple, l’équipe du Président a réussi à empêcher que l’expression « soins de santé reproductive » figure dans le document final des Nations unies sur le Sommet de l’Enfant après qu’un délégué canadien eut admis que cette expression trompeuse incluait l’avortement.

 

            Plus récemment, l’administration a déclaré qu’elle suspendait l’appui des États-Unis à la Conférence internationale sur la Population et le Développement de 1994 parce que l’expression « services de santé reproductive » était explicitement reliée à l’avortement. Mais le plus grand péché de l’équipe Bush, selon les ennemis de la vie, a été de réduire de 34 millions de dollars l’aide américaine au FNUAP après qu’une enquête eut révélé que cette agence était toujours impliquée dans les avortements forcés en Chine.

 

            Les défenseurs de la vie se rallient pour défendre la Maison Blanche.  William Saunders, un membre important du Family Research Council, a confié à Friday Fax : « Il n’existe aucune raison au monde pour qu’une administration Bush  pro-famille et pro-vie se sente liée par les compromis moraux de l’ère Clinton. »

 

            « La tragédie est qu’aux Nations unies, les mots servent plus à masquer qu’à éclairer », a déclaré Saunders. « L’administration Bush demande simplement aux membres des Nations unies d’être clairs, de dire exactement ce qu’ils veulent et de cesser de se cacher derrière des euphémismes. » Il se réjouit de voir que l’administration dénonce résolument la stratégie pro-avortement utilisée à l’ONU.

 

Quelques activités de C-FAM  Malgré les vacances, C-FAM n’a pas manqué de travail au cours du dernier mois.  Voici quelques exemples de notre emploi du temps...

 

·         J’ai pris part à une petite conférence privée au Army-Navy Club de Washington, D.C., organisée par nos bons amis du Faith and Reason Institute.  Le thème était la laïcité dans le monde.  Ce fut pour moi un grand honneur de côtoyer des sommités comme l’auteur Russell Shaw, le célèbre intellectuel catholique David Schindler, le merveilleux journaliste J. Bottum, et bien d’autres.  Notre hôte était Robert Royal, membre du conseil d’administration de C-FAM et président du Faith and Reason Institute.

 

·         J’ai participé à la très populaire émission télévisée « Hardball » de MSNBC avec Chris Matthews.  Il m’a interrogé sur les problèmes actuels de l’Église catholique.  J’avais devant moi ce fanatique journaliste de Boston, Mike Barnicle.  J’ai dit que la crise reflétait principalement le manque de discipline et une atmosphère générale de dissidence parmi le clergé et les laïcs.  Barnicle s’est presque étouffé en réclamant la tête de la hiérarchie.  Matthews m’a  demandé de revenir.

 

·         C-FAM a joué avec succès un rôle d’arrière-plan pour empêcher qu’une certaine agence internationale soit financée par le Vatican.  Je ne peux pas vous en dire plus, mais ce fut un très grand jour pour C-FAM.

 

·         J’ai signé, avec des sommités pro-vie comme Phyllis Schlafly, Kenneth Connor (président du Family Research Council) et Charles Colson, une lettre au Président Bush le félicitant de sa prise de position en faveur de la vie aux Nations unies.  C’était un honneur pour C-FAM de se retrouver en aussi bonne compagnie.

 

            Je remercie Dieu pour le mois de janvier ! N’est-ce pas le temps des résolutions du Jour de l’An, des nouveaux départs, de l’optimisme et des possibilités ?  C’est exactement le stimulant dont vous avez besoin en considérant ce que nous préparent les ennemis de la vie cette année.

 

            Vous pouvez vous attendre à des attaques sans merci du parti des ennemis de la vie pour prendre le contrôle du Sénat et forcer l’adoption du traité ultra-féministe et pro-avortement de CEDAW aux Nations unies ainsi que d’autres sinistres lois.  De plus, semblables à un essaim de frelons chassés hors du nid, ces frénétiques ennemis de la vie vont intensifier leurs pressions anti-vie ici au siège des Nations unies et durant les conférences de l’ONU.

 

            L’Union européenne (UE), l’organisation anticatholique de Frances Kissling « Catholiques » pour le Libre Choix et Planned Parenthood International vont coopérer étroitement avec les diplomates et les bureaucrates favorables à l’avortement.  Ils chercheront à imposer les « droits reproductifs » partout dans le monde, à accorder aux enfants des « droits sexuels », à subvertir la souveraineté individuelle des nations et à neutraliser les actions pro-vie des États-Unis, du Vatican et des autres États défenseurs de la famille.

 

            Ceci pour dire que l’administration Bush aura besoin de tout le soutien que C-FAM pourra lui apporter en 2003 pour sa prise de position en faveur de la vie et de la famille sur la colline du Capitole et ici aux Nations unies.

 

            Mais en faisant aujourd’hui un don à C-FAM, vous nous aiderez à prendre un bon départ en cette nouvelle année.  Nous avons besoin de votre aide pour réaliser d’importants projets ...

 

     Douglas A. Sylva, directeur de la recherche à C-FAM, est invité à donner aux  législateurs européens un briefing concernant notre Livre blanc sur le FNUAP publié récemment (et grâce à vous).  Doug rencontrera des membres du Parlement européen à Strasbourg et des parlementaires britanniques à Londres.

 

     Ce voyage coûtera environ 5.000 $ pour les billets d’avion, l’hôtel, les repas et les déplacements. Pouvez-vous nous aider à défrayer ce coût ?  Ce voyage de Doug est d’une importance vitale et il témoigne par ailleurs de l’importance croissante et rapide de votre C-FAM sur la scène internationale.

 

            Je vous en prie, faites dès aujourd’hui un don de 50 $, 100 $, 250 $, 500 $, 1.000 $, ou de tout autre montant en faveur de ce projet et de tous les objectifs de C-FAM en 2003.  Votre offrande sera grandement appréciée et nous nous mettrons à l’œuvre immédiatement.  

 

            Merci encore, chers amis, d’avoir rendu possibles toutes les réalisations de C-FAM en 2002.  Nous prions le Seigneur et sa Mère immaculée afin qu’ils vous récompensent abondamment tous les jours de l’an 2003 pour vos généreux sacrifices en faveur de C-FAM.

 

                                                                                              Votre dévoué pour la Vie, la Foi et la Famille,

 

                                                                                              Austin Ruse, Président

 

P.-S.    Nous vous disions le mois dernier que l’UE voulait contraindre les contribuables des pays membres, y compris l’Irlande catholique, à payer pour les « services reproductifs » (avortement, stérilisation et contraception) dans les pays pauvres.  De fait, l’UE vient d’annoncer récemment une contribution de près de 35 millions de dollars aux Nations unies et à Planned Parenthood pour des « soins de santé reproductive » dans 22 pays.

 

            Mais comme nous l’avons annoncé, la chanteuse irlandaise Dana (Dana Rosemay Scallon), qui représente le Connacht/Ulster au Parlement européen, s’est vigoureusement élevée contre cette injustice.  Elle a également annoncé qu’elle pourrait intenter une action en cour suprême si le gouvernement irlandais refuse de protéger les droits constitutionnels des contribuables irlandais de ne pas financer le meurtre des bébés.

 

            Avec Dana, le Friday Fax de C-FAM a contribué à prévenir le monde entier que l’UE tentait de bafouer la conscience d’une nation catholique. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres pour montrer comment votre soutien à C-FAM aide à placer des obstacles sur la voie des ennemis de la vie dans le monde.  Que le Seigneur vous bénisse pour votre aide !



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