Février 2003

 

Chers et fidèles défenseurs de la vie,

 

            Avez-vous senti le tremblement de terre ? je parle de celui de USAID ?

 

            À la conférence de presse du 7 janvier, Andrew Natsios, administrateur de l’agence de coopération bilatérale du gouvernement des États-Unis chargée de gérer l’assistance américaine pour le développement international (USAID), a révélé qu’il pourrait se produire un changement d’orientation majeur dans la politique de USAID, qui cesserait de considérer la baisse du taux de natalité comme une priorité dans le développement international.

 

            Un rapport intitulé Aide étrangère dans l'intérêt national, déclarait :

 

     Déjà au milieu des années quatre-vingt, on signalait que les facteurs démographiques comme la baisse de la fertilité et la croissance démographique jouent un rôle dans le développement économique – mais qu’un bon gouvernement, des ressources adéquates, de saines politiques économiques et l’absence de corruption étaient également importants ... la conclusion est donc que de bonnes politiques économiques font plus pour réduire la pauvreté que la fertilité et des programmes de planification familiale [voir notre Friday Fax du 10 janvier]

 

Combattre la pauvreté, non les pauvres gens  USAID, la principale agence d’aide à l’étranger des États-Unis, envoie quelque 10 milliards de dollars par année à l’étranger, et ce document pourrait donc être le signal de changements historiques dans les priorités américaines pour le financement.

 

            La plupart des pays en voie de développement, nous dit le rapport, devraient étendre leurs programmes de soins de santé au-delà d’une mentalité « contrôle des naissances et avortement » afin d’aider tous les membres de la famille.

 

            Le rapport explique que « les programmes mondiaux de santé devraient se concentrer maintenant sur la famille entière plutôt que sur les femmes en âge de reproduction et les enfants de moins de cinq ans ».  Cela est essentiel pour maintenir le développement car, « si les personnes à charge vieillissantes et les soutiens de famille souffrent de maladies chroniques, l’avenir d’une telle famille est sombre.  D’où l’importance de stratégies de la santé qui favorisent la croissance économique ».

 

            « Le défi à très court terme, conclut le rapport, est d’apprendre à mieux connaître les familles – leurs problèmes, leurs aspirations, et à voir comment elles s’adaptent à des conditions changeantes d’existence et de santé.  Comment allouent-elles leurs ressources pour faire face à des demandes qui évoluent, et comment l’aide étrangère peut-elle les aider en la matière ? »

 

            Ce document reflète les principes généraux de la Maison blanche du Président Bush concernant l’aide à  l’étranger tels que développés dans son « Compte du millénaire ».  Par exemple, le document demande une augmentation du financement des États-Unis pour les pays qui ont accompli d’authentiques réformes politiques et économiques.  L’idée est de rendre l’aide américaine plus efficace, de permettre des réformes permanentes et d’encourager les pays à entreprendre leurs propres changements de politique.

 

            « Le montant de l'aide extérieure, dit le rapport, doit être clairement lié au développement réalisé et à la démonstration d’une volonté politique de se doter d'un gouvernement responsable. Il faut récompenser de façon tangible ceux qui obtiennent de bons résultats. » En conséquence, « là où il n’y a pas d’engagement politique en faveur de réformes démocratiques et gouvernementales, les États-Unis devraient suspendre leur aide et travailler avec des acteurs non gouvernementaux ».

 

            La liste des bénéficiaires de USAID comporte encore des noms qui sont un héritage de l’époque Clinton, et qui pourront ne pas aimer ces changements de politique.  Mais jusqu’à présent, l’équipe du Président est restée fidèle à ses principes fondamentaux dans les affaires internationales.

 

Des squelettes dans les placards du FNUAP  Des milliers de condoms défectueux distribués ... des millions de dollars disparus ... des pratiques comptables douteuses ... des avortements secrets. Un document choc, The United Nations Population Fund: Assault on the World’s People,  nous révèle maintenant ces horreurs parmi bien d’autres 

 

            Ce rapport d’enquête, publié par C-FAM et l’International Organizations Research Group (IORG), est l’examen le plus complet jamais publié sur le Fonds des Nations unies pour le Développement (FNUAP).  Il est le résultat de six mois d’enquête approfondie par le directeur de recherche de C-FAM et le directeur d’IORG, Doug Sylva, qui est même parvenu à analyser des documents internes du FNUAP.

 

     Comme l’a révélé notre Friday Fax du 3 janvier, ce deuxième numéro de la Série Livre blanc de C-FAM a mis au jour de nombreux cas de mauvaise gestion financière dans les programmes du FNUAP. Un audit interne des Nations unies montre que le FNUAP ne vérifie pas la qualité des produits contraceptifs qu’il envoie dans les pays pauvres, et que le FNUAP est incapable de rendre compte de la moitié de son financement pour 1998 and 1999.

 

            Le FNUAP est la plus importante agence onusienne à faire la promotion de l’avortement et du dépeuplement, et elle a déjà été vivement critiquée par les États-Unis, une de ses principales sources de financement. Après que Washington eut accusé le FNUAP d’être impliqué dans les avortements et les stérilisations forcés en Chine communiste, l’agence à perdu 34 millions de dollars américains en financement.

 

            Qui plus est, des membres appartenant aux deux Chambres du Parlement britannique veulent couper tout financement au FNUAP.  Notre nouveau rapport d’enquête contribuera au mouvement international en vue de tarir les sources de financement de l’agence, qui ont déjà diminué de près de 200 millions de dollars au cours des dix dernières années.

 

Les avortements illégaux des Nations unies visent les pauvres  Among Doug a découvert entre autres un rapport signalant que le FNUAP a envoyé en Tanzanie, un pays ravagé par le sida, 10 millions de condoms que les Tanzaniens ont dit être défectueux.  Il a également trouvé des rapports indiquant que le FNUAP était incapable de retracer des fonds parce que ses livres de comptabilité ne sont pas tenus correctement.

 

            Les vérificateurs de l’ONU ont trouvé que 75 pour cent des programmes du FNUAP « ne faisaient pas mention de tous leurs extrants prévus », et que 25 pour cent « étaient considérablement en dessous des prévisions ».  Au siège de l’agence et dans une multitude de bureaux de comté du FNUAP, les vérificateurs ont découvert de nombreux cas de fraudes et de fréquentes violations des règles de financement des Nations unies.  Les vérificateurs ont déclaré que l’administration est de plus en plus mauvaise avec le temps.

 

            Plus grave encore, le FNUAP promeut secrètement l’avortement.  Il distribue des appareils rudimentaires appelés « aspirateurs manuels » que les ONG (organisations non gouvernementales) de l’agence utilisent pour commettre des avortements illégaux dans tous les pays pauvres du monde. De plus, le FNUAP coordonne ses activités avec des ONG qui font la promotion de l’avortement,  comme International Planned Parenthood (IPPF) que le FNUAP aide à étendre l’accès à l’avortement.

 

            Notre nouveau Livre blanc corrobore des rapports sur la complicité du FNUAP dans les campagnes brutales contre les bébés en Chine communiste, au Viêt-nam et au Pérou.  C-FAM a obtenu des documents écrits par un des alliés du FNUAP dans le dépeuplement, qui montrent que cette agence onusienne a fourni une expertise démographique essentielle aux dirigeants communistes de Pékin.  Le FNUAP a même établi un centre de recherche démographique relié à la Commission de Planning Familial, une agence communiste qui oblige les Chinoises à subir des avortements, et les Chinois des deux sexes à se faire stériliser.

 

Des mensonges et encore des mensonges à Bangkok  Un missionnaire pro-vie, le père Paul Marx, a déjà lancé avec humour : « La vérité vous rendra libre, mais elle ne vous fera pas faire des amis. » Les représentants américains à la conférence de Bangkok sur la population peuvent en témoigner.

 

            Un représentant du Département d’État américain rapportait que la délégation a dû faire face à une « épouvantable » campagne de mensonges concernant sa position et ses motifs pro-vie (voir notre Friday Fax du 27 décembre).  Le secrétaire adjoint du Bureau of Population, Refugees and Migration a déclaré, « Je trouve inquiétante cette campagne de désinformation perpétrée par quelques participants à cette conférence ».

 

            La plupart des critiques de l’administration Bush disent que les États-Unis s’efforcent de défaire le consensus mondial obtenu en 1994 à la Conférence internationale du Caire sur la Population et le Développement (ICPD).  Steven Sinding, directeur général d’IPPF a exprimé son mécontentement en déclarant qu’il était « profondément frustré qu’un seul pays puisse briser un consensus en réaffirmant un engagement international fondamental envers la santé des femmes [sic] ».

 

            Dewey a rapporté que ces commentaires répandent « le mensonge que les États-Unis tentent de retenir ou de renverser le programme d’action de l’ICPD.  Cela est absolument faux ».  À Bangkok, Washington a secondé les nombreuses et sérieuses réserves que les pays pro-vie – craignant qu’un certain langage utilisé soit pro-avortement – avaient formulées à propos du document original de l’ICPD.  Les États-Unis soutiennent une partie de l’ICPD, y compris le principe que tous les programmes de limitation des naissances doivent être volontaires.

 

Les ennemis de la vie montrent leur vrai visage  De nombreux ennemis de la vie prétendent que la Maison blanche craint à tort que des termes comme « soins de santé reproductive » signifient en fait l’avortement.  Mme Thoraya Obaid, directrice du FNUAP, a affirmé que cette expression « n’est pas un code pour la promotion ou le soutien de ‘services d’avortement’ ».

 

            Chose bizarre, cependant – lorsque les États-Unis ont tenté d’inclure cette clarification dans la déclaration finale de la conférence de Bangkok, les délégués ont rejeté cette proposition. Et même si Sinding affirme que l’ICPD « ne fait pas la promotion de l’avortement », il a admis « qu’il est réconfortant d’apprendre que 17 pays dans cette région ont révisé leurs lois sur l’avortement » afin que leurs citoyens puissent commettre « des avortements légaux et sans risques ».

 

     Un observateur présent aux négociations de Bangkok nous dit que la Fifth Asian and Pacific Conference semble avoir été préparée par le FNUAP, ses principales troupes d’ONG et quelques délégués, dans le but d’embarrasser les États-Unis et de les dépeindre comme des ennemis de la femme. Frances Kissling, de Catholiques [sic] pour le Libre Choix, a fait paraître une annonce dans les journaux en Europe, en Asie et aux États-Unis dans laquelle on voyait une mère et son bébé avec, en dessous : « L’administration Bush a choisi sa nouvelle cible. »

 

            La délégation américaine ne s’est pas découragée.  Elle a affirmé que l’enseignement de l’abstinence était une façon de freiner l’épidémie de sida ;  elle a appuyé la demande de quelques pays pour une régulation naturelle des naissances ; elle s’est opposée à l’emploi du mot adolescents lorsqu’il est question de « droits reproductifs » et a tenté de faire ajouter au document de la conférence une solide « réserve générale » dénonçant fermement l’avortement.

 

            Un des plus beaux moments de la délégation a peut-être été celui où Dewey a déclaré, « Les États-Unis défendent le caractère sacré de la vie humaine depuis le moment de la conception jusqu’à la mort naturelle », reprenant ainsi des commentaires récents du Président Bush – et les paroles mêmes du Pape Jean-Paul II.  Deo gratias !

 

Récentes activités de C-FAM  C-FAM commence la nouvelle année d’un bon pas...

 

·         Doug Sylva, directeur de recherche à C-FAM, et moi-même, venons de faire une rapide tournée à Washington D.C. afin de briefer les décideurs politiques à propos de notre Livre blanc dénonçant le FNUAP.  Nous l’avons présenté à plus de 120 personnes au Wednesday Group, une assemblée hebdomadaire des principaux leaders conservateurs. Notre présentation suivait celle de Don Evans, Secrétaire au Commerce, qui présentait le nouveau plan économique du Président Bush.  Un des hommes du Président nous a demandé une copie de notre rapport.

 

·         Une heure plus tard, à l’autre extrémité de la ville, nous avons fait une présentation à plus de 100 personnes à l’occasion d’un déjeuner offert par Paul Weyrich, héros pro-vie/famille et fondateur de la Free Congress Foundation.  Ici encore, nous faisions suite au Secrétaire Evans.

 

·         Nous avons également fait la présentation sur la Colline du Capitole devant 40 personnes de la Value Action Team, une coalition de groupes pro-vie qui fait du lobbying au Congrès.  Le président de cette réunion était notre bon ami Joe Pitts, député de la Pennsylvanie.  Il a été question que le rapport C-FAM puisse donner lieu à une législation.

 

·         Doug a ensuite pris l’avion pour présenter notre travail aux membres du Parlement européen à Strasbourg.  Il est ensuite parti pour Londres afin de faire la présentation au Parlement britannique. La recherche, la rédaction, l’impression et la présentation de ce document aux décideurs politiques des États-Unis et du monde entier ont été directement rendus possibles grâce à votre contribution financière.

 

            Chers amis, vous pouvez vous congratuler ! Grâce à vous, nous avons pu publier notre nouveau rapport d’enquête dénonçant les méfaits du FNUAP.  Nous allons maintenant le distribuer aux journalistes, animateurs de talk-shows, diplomates américains, représentants officiels des gouvernements, et autres.  Votre sacrifice pourrait bien avoir pour effet que divers gouvernements retirent encore des millions des coffres du FNUAP.

 

            Mais les ennemis de la vie n’abandonnent jamais. Enhardis par leur succès anti-vie à Bangkok, ils vont tenter d’étendre leur coalition internationale et de contrecarrer le programme de l’administration Bush en faveur des bébés, de la famille et de la chasteté. 

 

            Vous pouvez également vous attendre à ce que l’Union européenne (UE), « Catholiques » pour le Libre Choix, Planned Parenthood, Hillary Clinton et tous les suspects habituels multiplient leurs efforts pour promouvoir l’avortement universel, « les droits sexuels » pour les enfants, l’homosexualité, les « droits » à l’avortement dans des nations catholiques comme l’Irlande, et accentuent leur lutte contre le Vatican aux Nations unies.

 

            Thomas Jefferson nous prévenu que « l’éternelle vigilance est le prix de la liberté » ;  que la responsabilité n’a jamais pesé aussi lourdement sur nos épaules qu’à l’heure actuelle.  Je suis convaincu que Dieu, sa Mère, ses Anges et ses Saints comptent sur notre « petit reste » pour les aider à défendre la Vie, la Foi et la Famille dans ces terribles batailles qui se livrent aux Nations unies.

 

            C-FAM EN CRISE

 

            Nous traversons des temps très difficiles à C-FAM.  À cause des conditions économiques, les dons ont considérablement diminué, même si nos dépenses continuent de grimper (et les partisans de l’avortement ne dorment jamais).  Rappelez-vous que C-FAM fonctionne avec un budget réduit et n’existe pratiquement que grâce à votre soutien financier.

 

     J’ai sur mon bureau une pile de factures dont le montant total se monte à plus de 20.000 $.  Pouvez-vous m’aider à régler ces factures ?  Imprimer, louer, téléphoner, copier, tout ce que nous faisons pour protéger les enfants à naître et la famille coûte de l’argent. Les autres sont appuyés par de riches fondations.  Moi, c’est sur vous que je compte.  C’est vous que je préfère avoir de mon côté, mais aujourd’hui, j’ai besoin de vous plus que jamais.

 

            Je vous prie de bien vouloir envoyer à C-FAM un don de 50$, 100$, 250$, 500$, 1.000$, 5.000$, ou de tout autre montant.  Votre offrande nous aidera à sortir de cette crise financière et produira de précieux résultats sur la ligne de front.

 

            Que le Seigneur vous bénisse pour votre participation avec C-FAM à son œuvre essentielle.  Rappelez-vous que vous êtes quotidiennement dans nos prières avec tous ceux qui vous sont chers.  Gardez-nous aussi, chers amis, dans vos Messes, vos Rosaires et toutes vos prières.

 

                                                                       Votre dévoué pour la Vie, la Foi et la Famille,

 

 

 

                                                                       Austin Ruse, président

 

P.-S.    Les ennemis de la vie sont encore furieux que l’administration Bush ait diminué de 34 millions de dollars l’argent des contribuables versé au FNUAP – une victoire qui a été remportée grâce à vous par le lobbying de C-FAM

 

            Deux femmes, Jane Roberts et Lois Abraham, sont en train d’essayer de réunir 34 millions de dollars dans le privé pour que le FNUAP puisse continuer à promouvoir ses programmes anti-vie dans les pays pauvres.  Elles parviennent chaque jour à obtenir plus de 2.000$ pour le FNUAP (San Francisco Chronicle, 29 décembre 2002)

 

            Ne les laissez pas défaire ce que vous avez si durement acquis.  Ne laissez pas le FNUAP traiter les hommes et les femmes des pays pauvres comme s’ils étaient du bétail qu’on peut châtrer. Votre soutien régulier à C-FAM nous permettra de sortir encore plus de millions des comptes de banque du FNUAP. Que Dieu vous bénisse pour votre aide et votre bienveillance !



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