Le sens profond de la confession

 

Voici le témoignage du Père Xavier P., jeune prêtre de passage à Medjugorje

 

            L’autre jour, il m’a été donné de vraiment comprendre le sacrement de réconciliation : il ne s’agit pas seulement d’y confesser ses péchés, mais d’y confesser la miséricorde de Dieu et de l’accueillir.

 

            En effet, je suis allé faire le point avec mon Père spirituel, et je lui dis : « Je serais très content de me confesser, mais je l’ai déjà fait hier lors d’un week-end de prière. Je n’ai donc pas de péché à dire et j’ai l’impression que me confesser à nouveau serait de la gourmandise spirituelle. »

 

            Mon Père spirituel, pressentant chez moi une mauvaise perception de ce sacrement, me dit une chose que je garderai toute ma vie : « On n’a pas besoin d’avoir quelque chose à dire, car la confession, c’est d’abord se mettre au pied de la Croix de Jésus pour accueillir la miséricorde qui coule de son Cœur. »

 

            Alors j’osai lui demander de me confesser, même si je ne savais pas quoi dire. « Si tu en ressens le besoin, pourquoi pas ? » me dit-il. J’étais heureux de pouvoir le faire sans avoir préparé une liste de péché, et, me mettant à genoux, je pressentais que j’allais vivre quelque chose de fort. Je dis : « Seigneur, je viens au pied de la Croix, je te demande pardon pour tous mes péchés, je viens accueillir ta miséricorde ! »

 

            Je fus alors saisi par l’Amour de Dieu au plus profond de moi-même et me suis entendu dire une chose à laquelle je n’avais jamais pensé : « Je te demande pardon pour mon manque de confiance en toi. »  En disant cela, j’ai connu vraiment ce qui blessait le plus le Cœur de Dieu dans ma vie.

 

            D’habitude, j’alignais soigneusement mes péchés les uns derrière les autres, mais là, comme je n’avais rien à dire, tout à coup monta dans mon cœur ce qui blessait le Cœur de Dieu. Et voilà ce qui le blessait : je ne lui faisais pas vraiment confiance ! Ce jour-là, j’ai expérimenté ce que l’on appelle la contrition, c’est-à-dire le fait de souffrir d’avoir blessé le Cœur de Dieu. J’ai découvert mon péché le plus profond. Cela fut sans doute la meilleure confession de ma vie.

 

            Pour me montrer mon péché, Jésus m’a invité près de sa Croix, là même où mon péché l’a transpercé, là même où Il répand son Pardon.

 

(Extrait des Nouvelles de Medjugorje, mai 1999)


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