Chaos catéchétique au Canada : les causes et le remède

" Nous avons un seul Maître - Jésus-Christ . " Pape Jean-Paul II

Mgr Vincent Foy

Saint Paul a exhorté les jeunes évêques Timothée et Tite à préserver " le dépôt de la foi ". Il ne leur a pas demandé de le changer ni d’y ajouter ou d’en soustraire quoi que ce soit, mais de conserver ce précieux " dépôt de la foi ", l’enseignement du Christ.

Au Canada, ce précieux " dépôt de la foi " n’est ni bien préservé ni bien transmis. Il a souvent été changé ou simplement négligé. Il est pénible de constater l’analphabétisme religieux des jeunes catholiques, au primaire comme dans les écoles secondaires. Les enfants ignorent parfois des prières aussi essentielles que le Je vous salue Marie ou leur Acte de contrition. Beaucoup ne connaissent pas la divinité du Christ ou ce qu’est la Messe ou un Sacrement. On estime que pas plus de dix à quinze pour cent des élèves des écoles catholiques assistent à la Messe dominicale et fréquentent les Sacrements.

La récente querelle entre l’OECTA (Ontario English Catholic Teachers’ Association) et l’OCSTA (Ontario Catholic Schools Trustees Association) symbolise le chaos catéchétique qui afflige nos écoles. La Teachers’ Association défend ceux qui sont en dissidence avec la doctrine catholique et s’oppose aux qualifications fondamentales requises pour les enseignants telles que l’exige la loi de l’Église.

J’ai appris récemment qu’un sacrilège choquant s’est produit dans une école secondaire catholique. Un petit groupe d’élèves s’est livré à un rituel satanique au cours duquel une Hostie consacrée a été placée au centre d’un pentacle et piétinée. Cette atrocité symbolise la fumée de Satan qui s’est infiltrée dans les écoles catholiques du Canada. Cette situation peut être qualifiée à juste titre de chaos catéchétique.

Le Christ est notre seul Maître

Dans son Exhortation apostolique du 16 octobre 1979, Catechesi tradendae, sur la catéchèse en notre temps, le Pape Jean-Paul II stipule que toute catéchèse authentique est christocentrique.

La catéchèse est christocentrique de trois façons principales. La Personne du Christ est au cœur de toute bonne catéchèse. Il est " la Voie, la Vérité et la Vie " (Jean 14 6). L’intention de l’enseignant doit être de transmettre non pas sa propre opinion mais l’enseignement du Christ. Enfin, une catéchèse authentique doit avoir l’autorité du Christ de la manière dont Il l’a ordonné. Il a ordonné qu’elle soit faite par l’Église hiérarchique, à travers Pierre et ses successeurs, à travers les Apôtres et leurs successeurs en union avec Pierre. Faute de quoi cela devient une trahison du Christ, de son Église, des parents, des enseignants et des enfants.

Le Christ a dit à ses apôtres, " Celui qui vous écoute, m’écoute ". Il n’a pas dit, " Celui qui écoute les théologiens, les experts, les psychologues, les sexologues, les bureaucrates et les syndicats, m’écoute ". Si la catéchèse n’est pas en harmonie avec la législation et les directives données par l’Église, laquelle agit avec l’autorité du Christ, nous avons le chaos catéchétique. Et c’est ce que nous constatons au Canada aujourd’hui. Examinons en quoi consiste une authentique catéchèse catholique afin de voir où cette calamité prend ses racines.

Représentants du Christ : les parents

L’Exhortation apostolique Catechesi tradendae (n. 68) et le Directoire général pour la catéchèse (nn. 226-7) ainsi que de nombreux autres documents définissent la suprématie des parents dans la catéchèse. Le Code de droit canonique déclare simplement : " Les parents, ainsi que ceux qui en tiennent lieu, sont astreints par l'obligation et ont le droit d'éduquer leurs enfants; (Can. 793 - § 1).

En résumé, on peut dire que la catéchèse familiale précède, accompagne et enrichit toute autre forme de catéchèse. Par le Sacrement du mariage, les parents reçoivent " la grâce et le ministère de l'éducation chrétienne de leurs enfants " (Pape Jean-Paul II, Christifideles Laici).

Les parents qui attachent de l’importance à la vertu de leurs enfants sont bien avisés de les retirer des cours d’éducation sexuelle contraires à l’enseignement de l’Église. C’est le cas de cet abominable programme Fully Alive. Lorsque les droits élémentaires des parents ne sont pas respectés, nous avons le chaos catéchétique.

Représentant du Christ : l’évêque

C’est par décret divin que l’évêque détient l’office d’enseignant. Comme on peut le lire dans Vatican II : " (...) l'ordre des évêques, qui succède au collège des Apôtres dans le magistère et le gouvernement pastoral " (Lumen gentium, n. 22). Le Directoire général pour la catéchèse nous dit que l'évêque est " (...) premier responsable de la catéchèse dans l’Église particulière " (n. 222) et que " L'organisation de la pastorale catéchétique a comme point de référence l'évêque et le diocèse " (n. 265).

C’est l’évêque qui a la responsabilité de déterminer l’aptitude et les qualifications des maîtres : " L'Ordinaire du lieu veillera à ce que les maîtres affectés à l'enseignement de la religion dans les écoles, même non catholiques, se distinguent par la rectitude de la doctrine, le témoignage d'une vie chrétienne et leur compétence pédagogique " (Can. 804 - § 2.).

Tout comme pour les qualifications, la révocation est sujette à l’autorité de l’évêque et non à celle de la commission scolaire ou du principal : " L'Ordinaire du lieu a le droit pour son diocèse de nommer ou d'approuver les maîtres qui enseignent la religion, et de même, si une raison de religion ou de mœurs le requiert, de les révoquer ou d'exiger leur révocation " (Can. 805).

L’autorité de l’évêque n’est pas limitée par les degrés inférieurs de l’échelle hiérarchique, mais par les échelons supérieurs. Dans sa direction de la catéchèse, l’évêque est soumis à l’autorité du Siège Apostolique (Can. 775 - § 1.). Il a l’obligation de mettre en œuvre la législation et l’enseignement de l’Église dans tous les domaines de l’éducation catholique.

C’est lorsque les directives du Siège Apostolique ne sont pas observées que la catéchèse dégénère. Les commissions scolaires ont pris la place de l’évêque à la direction de l'éducation religieuse dans bien des régions du Canada. En Ontario, au mois d’octobre 1997, l’Ontario School Trustee Association (OCSTA) a publié un livre, Witnesses to Faith. Tout en reconnaissant l’autorité finale de l’évêque, on peut y lire : C’est aux administrateurs qu’incombe la responsabilité ultime pour la direction et l’administration des écoles catholiques " (p. 20). Ils revendiquent en cela une autorité qu’ils ne possèdent pas. Leur fonction consiste à mettre en œuvre et à appliquer les programmes et les politiques établis par l’évêque, soit directement ou par l’intermédiaire de l’Office catéchistique.

Lorsque l’évêque abandonne toute autorité sur la catéchèse ou lorsqu’il n’applique pas les directives du Siège Apostolique, nous avons le chaos catéchétique.

Représentant du Christ : l’Office catéchistique

L’Office catéchistique est l’institution ecclésiale qui aide l’évêque à assurer sa responsabilité de la catéchèse. Cet office a été mandaté dans chaque diocèse par le décret Provida sane de 1935.

Le Directoire général de la catéchèse de 1971 nous dit que la fonction du secrétariat diocésain de la catéchèse est de superviser l’ensemble de l’organisation catéchétique - " L’Office catéchistique est l'organisme par lequel l'évêque, responsable de la communauté et maître de doctrine, dirige et conduit l'ensemble des activités catéchétiques du diocèse. Aucun diocèse ne peut se passer d'un Office catéchistique " (n. 126).

Le Directoire général de la catéchèse de 1997 cite mot pour mot le Directoire de 1971 en réaffirmant la compétence de l’Office catéchistique. Il va plus loin et énumère en détail ses obligations (n. 266). Sous l’évêque, l’Office catéchistique a pleine autorité en ce qui concerne les qualifications des maîtres, les textes et les programmes.

Dans une grande partie du Canada d’aujourd’hui, les commissions scolaires ont soit été autorisées à remplacer l’Office catéchistique ou elles en ont usurpé l’autorité. Celui-ci a souvent été réduit au rôle de fournisseur de ressources.

Lorsque l’Office catéchistique a été dépouillé de son autorité et de sa fonction comme délégué de l’évêque, nous avons le chaos catéchétique.

Représentants du Christ : les pasteurs

Bien que tous les membres de l’Église aient le devoir de participer à l’œuvre de la catéchèse, " C'est le devoir propre et grave des pasteurs, surtout de ceux qui ont charge d'âmes, d'assurer la catéchèse du peuple chrétien " (Can. 773). Une grande partie de la législation spéciale canadienne a insisté sur ce devoir et ce droit des pasteurs. Le Deuxième Concile provincial de Toronto (1938) décrétait que les pasteurs, et les associés placés sous la direction des pasteurs, devaient fréquemment visiter les écoles, inspecter et superviser chaque partie de l’école au moins deux fois par mois (n. 20). Le Premier Synode du Diocèse de London, en Ontario (1956), décrétait que : " Dans les écoles catholiques, le pasteur ou le vicaire doit autant que possible visiter chaque classe régulièrement pour superviser et compléter l’instruction religieuse donnée par les maîtres. Cela est particulièrement nécessaire dans le cas des maîtres laïcs " (Statut 236 n. 1).

Au Canada, dans la foulée du Canadian Catechism (qui a précédé l’actuelle série Born of the Spirit), est venue la diminution du rôle des pasteurs et de leurs collaborateurs dans nos écoles. Bien des prêtres de paroisse ont refusé de prendre part aux enfantillages et aux insignifiants projets pseudo-liturgiques du Canadian Catechism. Ils étaient choqués par sa pauvreté doctrinale, et les tentatives pour enseigner la doctrine catholique ont souvent été considérées importunes. Les prêtres paroissiaux, dans certains diocèses, ont été réduits au rang de personnes ressources.

La loi de l’Église confère clairement au pasteur la charge de la catéchèse dans son propre territoire et dans toutes les écoles de sa paroisse. Ses droits et ses obligations sont énumérés dans les canons 776 et 777 du nouveau Code de droit canonique.

Ne pas tenir compte du rôle d’enseignant et de superviseur du pasteur, c’est promouvoir le chaos catéchétique.

Représentants du Christ : les maîtres

Une constante immuable dans l’enseignement et la législation de l’Église veut que ceux qui enseignent la foi témoignent de la foi. Le pape saint Pie X, qui a inauguré le renouveau catéchétique du siècle, enseignait que le premier principe fondamental gouvernant l’enseignement de la catéchèse était que celui-ci soit la conséquence de la vie intérieure de la personne qui l’enseigne.

Les évêques canadiens, à leur première assemblée plénière à Québec, en 1909, demandaient que les catéchistes soient à la fois pieux et solidement établis dans la foi (décret n. 314). Ils déclaraient, dans leur lettre pastorale aux parents : " Les leçons et l’exemple des maîtres, tout comme les vôtres, donneront à l’enfant soit la vie ou la mort selon qu’ils transmettront à son âme la vérité ou l’erreur, la vertu ou le vice. "

Dans son encyclique du 31 décembre 1929 Sur l’éducation chrétienne de la jeunesse, le pape Pie XI nous a donné ce truisme, repris pas ses successeurs, que les bonnes écoles ne sont pas tant le résultat de bonnes méthodes que de bons maîtres. Dans une lettre au congrès de l’Union mondiale des enseignants catholiques, le 5 août 1957, le pape Pie XII déclarait : " Le maître est l’âme de l’école. Un enseignant catholique profondément convaincu de sa foi catholique et qui la pratique comme une seconde nature face aux jeunes qui lui ont été confiés sert le Christ et son Église aussi bien qu’il est possible de le faire dans la forme la plus élevée de l’apostolat laïc. "

Dans les orientations de la Congrégation pour l’Éducation catholique du 7 avril 1998, intitulées " The Religious Dimension of Education in a Catholic School ", on nous donne les qualifications essentielles d’un maître catholique : " Le professeur de religion est la clé, l’élément vital indispensable si l’école veut atteindre ses objectifs éducationnels. Mais l’efficacité de l’enseignement religieux est clairement reliée au témoignage personnel rendu par l’enseignant; ce témoignage est cela qui donne vie au contenu des leçons. "

D’innombrables documents du Magistère, y compris l’Exhortation apostolique Catechesi Tradendae (16 octobre 1979) et le Directoire général pour la catéchèse (7 avril 1988) demandent que les maîtres témoignent de la foi et qu’ils soient fidèles à l’enseignement de l’Église. Nous pouvons lire dans le Directoire : " Le charisme donné [au maître] par l'Esprit, une spiritualité solide, un témoignage de vie transparent, sont l'âme de toute méthode. "

La législation de l’Église est précise et concise : " L'enseignement et l'éducation dans une école catholique doivent être fondés sur les principes de la doctrine catholique; les maîtres se distingueront par la rectitude de la doctrine et la probité de leur vie " (Can. 803 - § 2).

Lorsque des dissidents et des personnes qui ne pratiquent par leur foi sont tolérées comme le montre la politique de l’OECTA, le chaos catéchétique est inévitable.

À l’appui du Christ : les instruments de la catéchèse

L’Église enseignante nous a donné de magnifiques instruments de catéchèse qui nous apprennent comment et avec quoi nous devons former en nous le Christ. Bien qu’il en existe d’autres de moindre importance, nous en avons deux en particulier : Le Directoire général pour la catéchèse et le Catéchisme de l’Église catholique. Dans son Exhortation apostolique post-synodale du 22 janvier 1999, " L’Église en Amérique ", le Pape Jean-Paul II déclare : " Je recommande vivement l'utilisation de ces deux instruments, [Directoire général pour la catéchèse et Catéchisme de l’Église catholique] de valeur universelle, à tous ceux qui se consacrent en Amérique à la catéchèse. Il est souhaitable que les deux documents soient utilisés dans la préparation et dans la vérification de tous les programmes paroissiaux et diocésains de catéchèse (...) "

Comme le signale le Directoire général, le Catéchisme et le Directoire sont deux instruments distincts mais complémentaires au service de l’Église dans son activité catéchétique. Le Catéchisme est " un exposé de la foi et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l’Écriture Sainte, la Tradition apostolique et le Magistère ecclésiastique " (n. 120). Le Directoire général nous donne les principes de théologie pastorale et les moyens par lesquels la catéchèse doit être dirigée et gouvernée.

Malheureusement, nous continuons au Canada à ne pas entendre cet appel du Pape Jean-Paul. Les instruments de catéchèse utilisés dans la plupart des régions du Canada sont mal adaptés à la transmission de la foi.

Nous sommes affligés au Canada d’une série catéchétique intitulée Born of the Spirit. Elle n’est pas en conformité avec le Catéchisme de l’Église catholique et n’a pas obtenu non plus l’approbation requise pour ces manuels de catéchèse (Directoire général pour la catéchèse, n. 285). Elle est produite par le National Office of Religious Education de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC). Ses défauts sont si graves qu’une telle série n’obtiendrait jamais cette approbation. On trouvera un exposé détaillé des raisons qui font qu’elle ne peut être un instrument convenable de catéchèse catholique dans An Overview of the Born of the Spirit Catechism Series, par Teresa Pierlot, 1997, édition révisée en 1998. On peut en obtenir un exemplaire en écrivant à l’auteur (RR 2, Morell, PEI, C0A 1S0). La conclusion de Teresa Pierlot s’appuie sur des références à des documents du Magistère : " L'éducation des enfants au moyen de cet instrument aurait inévitablement pour conséquence l'ignorance complète de la foi catholique véritable et la destruction de la foi des enfants en raison d'une présentation constamment déformée des vérités enseignées par l'Église catholique. "

Le tort occasionné à la foi est aggravé par les dommages causés à la moralité en raison de l’usage largement répandu de Fully Alive, ce prétendu programme d’éducation familiale parrainé par l’Ontario Conference of Catholic Bishops. Il viole les exigences fondamentales contenues dans les orientations que le Conseil pontifical pour la Famille nous a données dans Vérité et signification de la sexualité humaine (8 décembre 1995). Fully Alive s’inspire de la philosophie païenne de SIECUS (Sex Information Education Council of the US). Il viole la période de latence des enfants et leur enseigne toutes les formes de perversion sexuelle, y compris l’homosexualité et la contraception. Je vous suggère d’en lire le compte-rendu expert, Brief on Fully Alive, publié le 8 septembre 1995 par The Family Association for Catholic Education, le 8 septembre 1995, mis à jour le 4 février (334 Wollaston Rise, Saskatoon, SK, S7J 4G5). On trouvera également une autre excellente analyse de ce programme en lisant la lettre aux Shepherds, Pastors, Parents and School Trustees du diacre Daniel J. Dauvin (RR 5, Killaloe, ON K0J 2A0); elle s’intitule Fully Alive destroys the ‘Age of Innocence’ ". J’ai écrit un petit livre intitulé From Winnipeg to Fully Alive. Il donne la genèse et les principaux défauts de ce programme d’éducation sexuelle et il a été publié par Human Life International Canada.

Le Canada a un besoin urgent d’instruments de catéchèse adéquats. Il existe des textes et des cours excellents. Notre Saint-Père nous implore : " Les petits enfants réclament du pain : personne ne leur en partage " (Lm 4.4).

Les instruments de catéchèse déficients sont une cause majeure de chaos catéchétique au Canada.

Le remède : écouter le Christ

Le Christ, notre maître, nous a donné par l’intermédiaire de son Église un merveilleux corps de lois et de directives catéchétiques. Il est admirablement adapté à la transmission de la foi et par suite à l’évangélisation du monde. Il inspire les vocations à la prêtrise et à la vie religieuse, y compris la vie contemplative. Il prône la modestie et la chasteté. Il nous enseigne toutes les manières de résister aux assauts du conglomérat des médias païens. Il contribue à former des hommes et des femmes assez courageux pour promouvoir les principes chrétiens dans l’éducation, la politique, la médecine et dans les affaires. Il prépare la jeunesse à vivre la loi de Dieu pour la vie et l’amour dans le mariage. Il apprend à respecter le don suprême de la vie de la conception à la mort naturelle. Il enseigne tous les chemins de la croissance spirituelle : la prière, la Messe, les Sacrements, les dévotions, la discipline personnelle et l’acceptation de la Croix. Il pointe tout droit vers la sainteté et le Ciel. Il place par-dessus tout l’amour de Dieu et du prochain. Il est merveilleusement adapté à la construction de la Cité de Dieu dans cette passagère cité de l’homme.

Puissions-nous, au Canada, écouter le Christ !

Mgr Foy a été directeur de la catéchèse dans l’archidiocèse de Toronto sous le regretté cardinal James McGuigan.


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